‹ Nouveaux éléments de matière médicaleChapitre 76 sur 219 · OPOPANAX · texte numérisé non relu

OPOPANAX

de ses méricarpes offre 5 côtes, dont:* 3 dorsales filiformes, carénées, tranchantes ; 2 latérales ou marginales, ailées, planes, minces, jaunâtres. Dans le commerce, les méricarpes sont généralement séparés ; ils offrent 6 canaux oléo-rési neux, larges, dont 4 dorsaux et 2 occupant la face commissu raie.

Les fruits d’Aneth ont une odeur forte, rappelant celle du Cumin et une saveur aromatique agréable. Ils fournissent environ 3 0/0 d’une huile volatile, à laquelle ils doivent leurs propriétés.

L’Essence d’Aneth est un liquide jaune pâle, d’odeur piquante et de saveur douceâtre, chaude. Selon Pereira, son poids spécifique est de 0,881 ; elle est facilement soluble dans l’alcool et dans l’éther.

D’après Gladstone, cette essence est surtout composée par un hydrocarbure liquide (C1(J Ii1G) dextrogyre, isomérique avec l’essence de térébenthine, d’odeur citronnée, bouillant entre 155° et 175° et d’une densité de 0,846. Cette essence contient aussi environ 1/3 d’une huile oxygénée, identique au Carvol ( Dextrocarvol , de Flückiger), mais qui parait moins fortement dextrogyre que le Carvol du Carvi.

Les fruits d’Aneth, comme tous les fruits des Ombellifères aromatiques, sont stimulants et carminatifs. On leur attribue la propriété de favoriser la sécrétion du lait. L’eau distillée de ces fruits est administrée communément, contre les fiatuosités et contre les coliques des enfants, ainsi que comme véhicule de divers médicaments. On emploie les fruits d’Aneth, comme condiment, dans l'Inde, en Angleterre, dans l’Europe continentale et aux Etats-Unis. L’essence possède les propriétés du fruit; elle est d’un usage plus commode et est donnée sur du sucre ou dissoute dans l’alcool.

Opopanax

Celte gomme résine est attribuée à 1 Opopanax Chironium , Kocli (Ferula Opopanax , Spreng. ; Laserpitium Chironium, L.), plante de la région méditerranéenne, sur laquelle, d’ailleurs, il ne semble

Cauvet, Mat. méd., t. II.

OMBELLIPÈRES

pas que personne ait recueilli de résine ayant quelque ressemblance avec l’Opopanax. D’autre part, la résine récoltée dans l’ouest de la Perse, par Loft is et Kirrind, sur YOp. persicum, Boiss., n’a ni l’aspect, ni l’odeur caractéristique de l’Opopanax officinal. Il est donc à croire que cette résine n’est pas fournie par une plante du genre Opopanax. Powell la croit originaire de la Perse.

Elle existe, dans le commerce, en larmes et en masses.

L’Opopanax en larmes est en fragments irréguliers, anguleuxarrondis, gros comme une semence de Cacao, environ, opaques, légers, friables, rougeâtres en dehors, blanc jaunâtre ou jaunes, avec des marbrures rouges, en dedans; leur saveur est âcre et amére et leur odeur aromatique, forte, analogue à celle de l’Ache et de la Myrrhe. Holmes compare cette odeur à celle qui se dégage des feudles de Lierre, quand on les froisse dans les doigts.

L’Opopanax en larmes renferme de l’amidon et du ligneux; aussi est-il souvent attaqué par les Insectes.

L’Opopanax en masses est formé de fragments agglutinés, jaunâtres en dehors, blanchâtres intérieurement ; il ressemble au Galbanum en masses, dont il se distingue par son odeur et sa saveur, qui sont identiques à celles de la pr mière sorte.

L’Opopanax contient, selon Pelletier, 42 0/0 de résine et 83,4 0/0 de gomme , de Yacide malique , une huile volatile , etc. Quand on le fait bouillir avec du lait de chaux, le mélange prend une couleur jaune rougeâtre. On le dit antispasmodique et expectorant. Il entre dans quelques préparations pharmaceutiques.

Asa fœtida

L’Asa fœtida est une gomme résine fournie, sans doute, par plusieurs plantes, mais surtout par le Ferula Asa fœtida. L. (Asa fœtida Disgunensis, Kaempf. ; Scorodosma fœtidum, Bunge; Peucedanum Asa fœtida , H. Bn.)etpar le Fer. Narthex, Boissier (Narthex Asa fœtida, Falconer; Peucedanum Narthex , H. Bn.). On admet assez généralememnt que le Fer. orientalis, L., en fournit aussi.

Le Fer. alliacea, Boiss. (Fer. Asa fœtida, Boiss. etBuhse), que l’on appelle Anguza, dans le Ivhorassan, etle Fer.teterrima, Kir. et Kar., de la Songarie, qui exhalent une odeur alliacée très forte, ne semblent pas produire d’Asa fœtida commercial.

Selon Regel, le Fer. [Jaeschkeana , Vtke. (Fer.

ASA FŒTIDA

fœtidissima , Regel et Schmalh.), qui a une odeur alliacée très forte et qui est commun

au Cacliemyr, doit produire l'Asa fœtida usité dans ce pays.

Le F. Asa fœtida, L. (F.

Scorodosma , Bent . et Trim . ; fig. 488), est uneplante vivace haute de plus de 2 mètres et pourvue d’une racine pivotante, très grosse, offrant de nombreuses divisions épaisses, à direction oblique; ses feuilles peu nombreuses, et surtout rappprochées au bas delatige, sontpourvues d’une gaine un peu renflée, semiamplexicaule, et d’un pétiole cylindrique , épais, tripartit ; les branches de ce pétiole sont égales, bipinnées, à divisions primaires opposées, portant des folioles sessiles, lancéolées, un peu obtuses : les inférieures rétrécies cà la base, les intermédiaires plus élargies et à limbe iécurrent: les supérieures unies m un limbe pro-

Fkj. 489. - Inflorescence du Ferula Sco’vdosma.

ondement trilobé. L’ensemble de ces folioles est triangu-

OMBELLIFÈRES

laire. Les fleurs (fig. 489) sont petites, unisexuées- monoïques, par avortement des organes femelles, avec un calice très petit, des pétales jaunes, obtus, non incurvés en dessus et des étamines plus longues que les pétales, dans les fleurs mâles. Ges fleurs sont disposées en ombelles non a b involucrées, nombreuses,

d’ailleurs, courts et épais. Le fruit (fig. 490) est elliptique, à méricarpes très comprimés ; il est garni de poils espacés et traversé par des canaux oléo-résineux, ténus, peu visibles, irrégulièrement dispersés dans le tissu du péricarpe.

Cette espèce fut découverte par Kaempfer, en 1687, dans la province de Laristan (Perse) aux environs de Disgun, d’où le nom de Fer. Disgunensis, qu’il lui a donné. Elle a été récoltée, en 1841, par Lelnnann, à l’est de la mer d’Aral, ainsi que dans les montagnes de Karatan, au sud-ouest de Samarkande,cn Bucharie. Bunge (1858-1859) l’a rencontrée à Ilérat, au voisinage de la frontière persane de l’Afghanis tan, et Borszczow l’a trouvée à l’ouest, aussi bien qu’à l’est de la mer d’Aral. Enfin, Sclimyler l’a vue en grande abondance, dans les steppes désolées qui occupent le sud de Tasli kend, sur la route de Samarkande. Il est donc probable qu’elle habite les déserts stériles, qui s’étendent des rives du Svr-Daria, dans le Turkestan, au nord de l’Afghanistan, au Khorassan, et à l’est de la Perse.

Le Fer. Narthex, Boiss. (fig. 491), diffère surtout de l’espèce précédente par les caractères suivants : feuilles

Fig. 490. — Fruit du F erula Scorodosma.

A, face dorsale; — B, face commissurale.

grandes, placées à l’aisselle des feuilles supérieures, qui sont réduites à la gaine.

Les ombelles offrent des rayons grands, étalés, plus grêles et plus courts dans les ombelles mâles, plus nombreux (20 à 30) et plus développés, dans les ombelles femelles, dont les pédicelles floraux sont,

A SA FŒTIDA

radicales à 3-6 divisions, dont la supérieure très longue, entière ou 3-lobée ; feuilles immédiatement superposées, à pinnules secondaires et tertiaires décur rentes, entières ou serretées, crénelées irrégulièrement ; inflorescences polygames (fig. 491 et 492), stipitées, insérées

Fio. 491. — Ferula Narthex. Fio. 492. — Ombelle du Ferai a Narthex.

à l’aisselle de feuilles presque toutes réduites à leur gaine étalée- renflée. L’ensem- A

ble de ces inflorescences donne à la tige l’aspect d’une vaste panicule :

les femelles sont grandes et terminales: les mâles beaucoup plus petites, latérales et globuleuses.

Fruit (fig. 493) ovuleelliptique glabre , à vallécules pourvues de une à deux bandelettes brun pourpre. Cette plante a été découverte en 1838, par

Fio. 493. — Fruit du Ferula Narthex.

A, face dorsale ; — IJ, face eommissurale.

OMBELLIFÈRES

Falconer, dans la vallée d’Astore ou Hussarah, sur les pentes nord des montagnes qui séparent le Kashmir du Thibet occidental. Elle habite probablement aussi les contrées voisines; mais on ne l'a pas vue dans le Kashmir même. Elle fournit la majeure partie de l’Asa fœtida, que les Anglais tirent du nord de l’Inde.

La sorte la plus pure d’Asa fœtida est appelée Ping, dans l’Inde; la 2L' qualité est nommée Hingra. C’est cette dernière sorte qui est surtout exportée de Bombay.

L’Asa fœtida est obtenu de diverses manières :

1° Vers le mois d’avril, selon Kaempfer, on coupe les tiges au collet et l’on découvre partiellement les racines, qui sont ensuite couvertes de feuilles, pour les préserver du soleil. Après 30 ou 40 jours, on recueille les larmes formées à la surface de la section, puis celle-ci est un peu creusée et de nouveau couvertede feuilles. Au bout dedeux jours, on enlève la résine et l’on avive légèrement la surface ; on recommence la même opération deux jours après et ainsi de suite, en ayant le soin délaisser reposer la plante de temps en temps. Le produit obtenu des premières sections est peu abondant, plus laiteux et moins estimé que le suc obtenu des incisions ultérieures: l’on l’appelle Shïr, c’est-à-dire, lait. On le mélange avec une quantité d’argile égale à son poids ou même d’un poids double, selon qu’il est plus ou moins mou. Celui que l’on obtient des sections suivantes, après 8 ou 10 jours de repos, est plus épais et plus estimé : on l’appelle Pizpaz.

2° Selon Belle w, on opère de la manière suivante, dans les environs de Candahar : on enlève la tige de l’année précédente et les feuilles nouvelles ;puis, l’on creuse, autour de la souche, une fosse d’environ 18 centimètres de profondeur et l’on fait des incisions à la partie supérieure de la racine ; celle-ci est alors recouverte de feuilles et de branches, pour la protéger contre le soleil. Au bout de 3 ou 4 jours, on découvre la souche et l’on recueille le suc qui s’en est écoulé. La même opération est répétée, à des intervalles de 3 ou 4 jours, tant que les incisions fournissent de nouveau suc. On a le soin de protéger la souche, comme la première fois, avec des feuilles et des branches. En général, la durée de l’écoulement

ASA FŒTIDA

ne dépasse guère 15 jours et la quantité de suc obtenue est en rapport avec la grosseur des souches. Il parait que la sorte la plus pure est retirée «des nœuds et des bourgeons à feuilles, dans le centre delà souche » (Hanbury). La sorte ordinaire, qui est -vendue moitié moins cher, passe pour être falsifiée avec du plâtre ou avec de la farine. Bellew dit que la plante à Asa fœtida est appelée Kermà-i-angùza, par la tribu afghane qui l’exploite.

Dans la relation de son voyage aux sources de l’Indus, Wood rapporte que la plante à Asa fœtida habite les montagnes de Sykan, au nord de l’Oxus, et que la terre où elle pousse est divisée et gardée comme les champs de Blé.

L’Asa fœtida est surtout exporté de l’Afghanistan. On le trouve rarement en larmes, dans le commerce. Il est d’ordinaire en masses compactes, brun rougeâtre, enfermant quelques larmes blanchâtres, un peu transparentes. Quand on Je brise, la surface des fragments, d’abord peu colorée, prend bientôt, à l’air, une teinte rouge violacée intense. 11 a une odeur alliacée fétide, une saveur amère, âcre, repoussante. Selon Laman, le chloroforme détruit son odeur. Il s’émulsionne dans l’eau ; l’alcool en dissout les deux tiers.

Bouilli avec du lait de chaux, l’Asa fœtida colore le mélange en vert, et la chaux desséchée conserve cette coloration (Vigier). L’acide azotique le colore en vert. Si l’on broie l’Asa fœtida avec de l’acide sulfurique, puis qu’on ajoute de l’eau et qu’on neutralise l’acide, la liqueur offre une lluorescence bleuâtre (Flückiger).

Pelletier a trouvé, dans l’Asa fœtida ordinaire : résine, 35 ; gomme 19,44; bassorine , 11,6; huile volatile, 3,6, etc.

La proportion relative de ces principes est, d’ailleurs, très variable. Flückiger y signale aussi de l’acide malique et dit jue, par distillation avec de l’eau, on en sépare de l’acide Acétique, de l’acide formique et de l’acide valérianique.

L’Huile volatile est incolore ou jaune clair, de saveur l’abord douce, puis âcre et irritante, mais elle est sans iction sur la peau. Elle a une odeur alliacée très désagréable ;t une densité de 0,951 à-)- 25° ; elle est fortement lévogyre. 4 l’état frais, elle est neutre et dépourvue d’oxygène ; par

exposition à l’air, elle devient acide et son odeur se modifie. Elle commence à bouillir entre 135° et 140°. Par l’action des oxydants, elle fournit de l’acide oxalique et des acides de la série grasse, supérieurs à l’acide valérianique. Enfin, le potassium la décompose, avec dégagement de gaz et formation de sulfure de potassium. Le résidu huileux possède une odeur de cannelle (Flückiger).

Hlasiwetz admet que l’essence d’Asa fœtida renferme, en proportions variables, du monosulfure d’Allyle (G12 H11 S), avec du bisulfure (G12 Ii11 S2) (?).

La résine rougit à l’air; elle est formée de deux résines : l’une cassante, jaune foncé, insipide, insoluble dans l’éther, soluble dans les alcalis et dans les huiles volatiles ; l’autre plus abondante, brun verdâtre, cassante, de saveur amère, alliacée et d’odeur empyreumatique.

La résine d’Asa fœtida possède une composition voisine de celle indiquée par la formule G40 H26 O10 (Hlasiwetz).

Hlasiwetz et Barthen ont retiré un acide (ae. Férulaïque : G10 H10 O4), qui cristallise en aiguilles irisées, solubles dans l’eau bouillante. Selon Tieman, l’acide Férulaïque dériverait de l’acide cinnamique, dans lequel les molécules OH et OCH3 remplaceraient deux atomes d'hydrogène. Il a, en conséquence, préparé l’acide Férulaïque, en partant de la vanillocoumarine : G10 H8 O3 (Flückiger).

Fondu avec la potasse, l’acide Férulaïque donne des acides gras, ainsi que des acides oxalique, carbonique et pyrocatéchique.

La résine, privée de gomme et traitée de la même manière, donne de la Rèsorcine et, par distillation sèche, une huile verte, bleue, violette ou rouge, avec environ 0,25 0/0 d ' Ombellifèronc (G9 H6 O3).

L’Asa fœtida est parfois fluide comme du miel. Cette sorte est souvent alors falsifiée avec des matières terreuses. Gc doit être le Sliir de Kaempfer. Dans l’Inde, on la nomme Hingra , tandis que la sorte pure est appelée Hing.

Il existe aussi, dans l’Inde, une sorte d’Asa fœtida, qui n’arrive pas dans le commerce européen. Cette sorte est en masses cassantes, translucides, brun foncé, mêlées de nom-

sagapénum

breux débris de tiges et dégageant une odeur alliacée d’une très grande fétidité. Guibourt pensait qu’elle provient de la tige. Flückiger suppose que c’est là la sorte supérieure, dont parle Bellew. Vigier l’appelle Asa fœtida nauséuse et lui prête la composition suivante : résine, 100 ; huile volatile 37,50 ; gomme, 23,75; clêbris de tiges, 38,75.

L’Asa fœtida est un antispasmodique puissant, préconisé contre l’hystérie et contre les névroses des organes respiratoires. On le dit emménagogue et vermifuge. Il paraît être aussi un excitant très actif des fonctions digestives; c’est pour cela, sans doute, que les Orientaux l’emploient comme condiment. On assure même que, dans les pays de production, les feuilles fraîches de la plante sont mangées comme légume, après cuisson.

Sagapénum

Le Sagapénum ou Gomme Séraphique est une substance gommorésineuse, dont l’origine botanique est inconnue. On l’a attribué, avec doute, au Ferula persica, Willd.

Oberlin le rapportait au F. Szowitziana, DG.

Le Sagapénum vient de la Perse, par Bombay. 11 se trouve, dans le commerce, soit en masses, soit en larmes.

Le Sagapénum en masses se présente sous forme de blocs irréguliers, mous ou secs et de deux sortes :

i° Masses blondes, luisantes, molles et tenaces, mais pouvant être rompues et se montrant alors constituées surtout par des larmes petites, peu distinctes ou mal définies, un peu plus claires que la matière totale qui sert de gangue.

2° Blocs ou morceaux irréguliers, de grosseurs diverses, plus ou moins anguleux et provenant de masses cassées. Cette sorte est dure, sèche, terne et composée de larmes d’un blanc jaunâtre ou d'un blanc laiteux, empâtées dans une langue brune, que l’ongle peut pénétrer. Là où ces larmes sont simplement accolées, elles se montrent avec une forme générale globuleuse ou subarrondie et une couleur extérieure jaunâtre, rappelant la couleur des larmes de Gomme-ammoniaque. La cassure de ces larmes est conchoïdale, blanc jaunâtre ou blanc un peu bleuâtre, avec un éclat gras et cireux. Quoique dures en apparence, elles se laissent très aisément pénétrer par l’ongle.

Ces deux sortes de Sagapénum en masses sont remplies d'impuretés, de débris de la plante (feuilles, tiges) et de matières terreuses ou charbonneuses.

Assez semblable au Galbanum mou, le Sagapénum en masses en diffère, par son odeur et sa saveur alliacées, qui rappellent celles de

OMBELLIFÉRES

l’Asa fœtida, mais qui sont moins fortes, bien qu’elles soient très désagréables. La mollesse des larmes leur odeur et leur teinte moins laiteuse les distinguent de celles de la Gomme-ammoniaque.

Elles se différencient de l'Asa fœtido, par leur odeur plus faible et surtout en ce qu’elles ne prennent pas, à l’air et à la lumière, la coloration rouge vineuse, qui caractérise cette gomme-résine.

Enfin, porté à l’ébulition, avec un lait de chaux, le Sagapénum ne se colore pas, tandis que l’Asa fœtida donne au lait de chaux une coloration verte.

Le Sagapénum en larmes ne se trouve, dans le commerce, que d’une manière tout exceptionnelle. Guibourt et Hanbury n’en parlent pas: Holmes le mentionne, sans le décrire; enfin, G. Planchon lui consacre quelques lignes seulement. L’échantillon, que nous avons sous les yeux, est constitué par des sortes de larmes, dont la grosseur varie depuis celle d’un grain de Maïs, jusqu'à celle d’un marron. Ces larmes sont diversiformes :

lo Les unes sont subarrondies ou ovoïdes-allongées et souvent tronquées ou cassées à l’une de leurs extrémités;

2° Les autres sont irrégulièrement mamelonnées et souvent aplaties sur une de leurs faces ;

3° Quelques-unes offrent une surface striée ou cannelée; ces dernières paraissent avoir formé des sortes de croûtes stalactiformes, dans l’intérieur de la gaine d’une feuille.

4o Enfin, un certain nombre d’entre elles sont anguleuses et paraissent constituées par des larmes brisées. Presque toutes ces Inrmes offrent, sur un de leurs points, des dépressions ou même des anfractuosités, tantôt nues, tantôt pourvues de débris des portions de la tige ou des pétioles auxquels elles adhéraient. Certaines présentent même des dépressions géniculées, montrant qu’elles se sont concrétées immédiatement au-iessous d’une gaine foliaire.

Les deux tiers environ des larmes ont une couleur bloude, avec une surface luisante et sont translucides. Leur cassure conchoïdale offre un éclat gras, comme cireux et rappelb assez bien celle des belles sortes de Myrrhe. Elles dégagent une odeur alliacée franche. Le dernier tiers se compose de larmes de deux sortes : 1° les unes ne diffèrent des premières que par leur translucidité moindre et leur cassure plus terne; 2° les autres sont à peu près opaques, sauf sur les tranches minces; elles ont une coloration jaunâtre pâle, un aspect céro-résineux et ressemblent assez bien aux sortes communes de Gomme-ammoniaque; elles en different par leur cassure conchoïdale irrégulière, de couleur jaunâtre et par leur odeur alliacée.

Le Sagapénum en larmes à une saveur âcre, amère, alliacée; il se ramollit sous la dent et laisse dans la bouche un arrière-goût très désagréable.

En examinant les fruits plus ou moins entiers, accolés à ces larmes, on arrive à les reconstituer et à reconnaître qu’ils offrent les caractères suivants : fruits ovales-elliptiques, à méricarpes comprimés parallèlement à la cloison et pourvus de 5 côtes : f dorsale, faiblement sail-

GOMME- AMMONIAQUE

lante;2 marginales assez fortement ailées ; 2 intermédiaires peu appa. rentes. L’un de ces fruits étant réduit à la face interne du méricarpe, i montre un grand nombre de canaux oléo-résineux. Ces caractères se rapportent assez bien à la figure que Bentley et Trimen donnent du fruit du Ferula Narthex, Boissier (v. p. 365, fig. 493) et à la section trans versale de celui du Peucedanum (Ferula) neapolitanum , que H. Bâillon a figurée dans son Traité de Botanique médicale. Nous sommes donc porté à penser que la plante productrice du Sagapénum est un Ferula voisin des Narthex.

Le Sagapénum a été analysé par Brandes, qui y a trouvé : résine, 50,29; gomme , 32,72; mucilage , 3,48; huile volatile , 3,73; eau, 4,60 ; matières étrangères et sels, A,A2.

La Résine paraît être un mélange de deux principes solubles dans l'alcool, mais dont l'un est insoluble dans l’éther.

L’Essence est jaune, très fluide, plus légère que l’eau; elle a une odeur alliacée, désagréable, une saveur d'abordTade, puis chaude et amère. Selon Brandes, elle est formée de deux huiles : l’une plus volatile et d’odeur alliacée; l’autre d’odeur térébenthinée-camphrée.

Le Sagapénum est réputé excitant; il entre dans la composition de Y Emplâtre diachylum gommé.

Gomme-ammoniaque

On connaît, sous ce nom, deux gommes-résines d’origine différente :

La première, qui était sans doute la seule connue des Anciens, est appelée à|xp.o)vtxxôv, par Dioscoride. Cet auteur rapporte que cette substance provient de la Cyrénaïque, où elle est produite par un Narthex, qui croît surtout aux environs du temple d'Ammon. 11 dit qu’on en connaît deux sortes : l’une en larmes et assez semblable à de l’encens; l’autre en ! masses et salie par diverses impuretés. La première sorte de Gomme-ammoniaque était probablement celle qui est exportée actuellement du Maroc et qui est fournie par le Ferula tingitana, Herm. Nous parlerons de cette drogue un peu plus loin.

La seconde sorte ne semble pas avoir été usitée dans l’antiquité, à moins que la notion de sa provenance ne fût erronée.

Cette sorte, qui est la Gomme -ammoniaque vraie, est produite par deux plantes très voisines : le Dorema Aucheri , Boissier (D. Ammoniacum, Loft., nec Don), et le Dor.

OMBELLI PERES

Ammoniacum,T)o\\ (Diserncston gummiferum, J aub. et Spach; Bar. hirsutum, Loft.).

Boissier réunit au D. Auclieri le D. robustum, Loft.,

dont la résine, selon Hanbury, est certainement différente de la Gomme-ammoniaque.

Le D. Ammoniacum et le Z).

Auclieri croissent dans les régions sa-

blonneuses, dont la Perse occupe le centre. La première de ces deux plantes semble avoir une aire plus étendue que la seconde ; c’est elle qui parait fournir la majeure partie de la Gomme-ammoniaque du commerce. Toute fois, la seconde en produit également, mais en larmes plus petites, dit-on, et plus colorées. Le Britisli Muséum en possède un très bel échantillon, déposé avec la plante, par Loftus.

Le D. Ammoniacum, Don ( Ooshdk , des Persans ; Kan- <ZiZ,desBuchares; Bal-Kurai: des Kirghiz; fig. 494) est une

* a) plante entière; b ) l'un des rameaux à fleurs épanouies; c,c') fruit vu par la face dorsale (cj et par la face comrmssurale (c').

Fio. 494. — Dorema Ammoniacum ‘ .

GOMME-AMMONIAQUE

plante vivace, pouvant acquérir une hauteur de 2 à 3 mètres. Sa tigeest épaisse et glabre, tachée de pourpre au voisinage des nœuds supérieurs et garnie d abord d un lin duvet peu adhérent; elle porte environ 12 branches échelonnées en pyramide. Les feuilles (fig. 494, a et 495) sont peu nombreuses et de deux

Fia. 495. — Dorema Ammoniacum . Fio. 496. — Fruit ilu Dorema

Ammoniacum : A, face dorsale ; — R, face cominissurale.

sortes : i° les radicales, au nombre de 4 ou 5, sontternatiséquées, à divisions primaires pennées, rarement bipennées et à segments larges, oblongs, obtus, doiit les inférieurs sont parfois inégalement bi-tripartits ; 2° les caulinaires sont réduites à leur gaine, qui est triangulaire -acuminée et amplexicaule. Les fleurs (fig. 494, a et b) sont groupées, en inflorescences capituliformes, globuleuses, ayant à peine 15 millimètres de diamètre, couvertes d’un duvet blanchâtre et por-

OMBELLIFÈRES

tées sur de courts pédicelles étagés le long de la tige et des rameaux; l’ensemble des rameaux figure une sorte depanicule. Les fleurs sont subsessiles, avec des pétales blanchâtres, veloutés en dehors et un ovaire couvert d’un épais duvet. Le fruit (fîg. 494, c, c' ; 495 et 496) est laineux ou glabre, ovale-elliptique, comprimé parallèlement à la cloison, avec des méricarpes brun pâle, bordés de jaune, aplatis, souvent tordus.

Le D. Ammoniacum habite les plaines arides des bords méridionaux de la mer d’Aral, d’où il s’étend, à travers le Kohistan et le Khorassan, jusque dans la Perse austro-occidentale. Il paraît surtout commun aux environs de Hérat et à Gorian, où il atteint une altitude de 4.000 mètres. La plante tout entière est gorgée d’un suc laiteux ; celui-ci en découle par la plus légère piqûre et se concrète sous forme de larmes, que l’on récolte en juin et juillet. Il paraît que la sortie du suc n’est pas due à l’intervention de l’homme et l’on suppose qu’elle résulte surtout de piqûres d’insectes. Selon Borszczow, il s’en échappe aussi de la racine et du collet ; mais cette dernière gomme-résine est plus foncée et de qualité inférieure.

Le D. Aucheri, Boiss. ( Zuh , des Kurdes; Weshek, des Persans) est moins grand que l’espèce précédente. Ses feuilles ont des divisions plus étroites et de couleur plus foncée; ses Heurs sont jaunes et souvent mâles; ses fruits ovales-oblongs et portés sur des pédicelles allongés, semblent privés de bandelettes commissurales et leurs côtes marginales sont moins saillantes que dans le D. Ammoniacum. Cette plante parait surtout caractérisée par ses fleurs polygames. Elle habite les provinces occidentales de la Perse et les environs d’Ispahan.

La Gomme- ammoniaque vraie est surtout expédiée des environs d’Yezdikhast, entre Ispahan et Shiraz. Elle se présente sous deux formes, dans le commerce : en larmes, en masses.

Les Larmes sont de grosseur variable, oscillant entre celle d’un pois ou moins, et celle d’une cerise. Elles sont constituées par des masses régulièrement arrondies, d’abord blanches, mais prenant une couleur jaune pâle, qui peut, à la longue, passerait brun-cannelle. Si on les casse, la surface de

GOMME-AMMONIAQUE 375

section est blanchâtre, comme laiteuse, opaque, d’aspect cireux, avec une faible opalescence sur les bords.

Ces larmes sont cassantes ; elles possèdent une saveur âcre et amère, une odeur spéciale, assez forte; elles se ramollissent à la chaleur et s’émulsionnent facilement, quand on les triture avec de l’eau.

La Gomme -ammoniaque en larmes ressemble un peu à l’oliban, quand elle est ancienne. Mais elle a une surface lisse et sa cassure est opaque, tandis que l’oliban a une surface poudreuse, une cassure translucide et une odeur différente.

Les Masses sont composées de larmes blanches et opaques, empâtées dans une gangue jaunâtre. Cette sorte est moins pure que la précédente et ne doit être employée que pour la préparation des emplâtres; encore faut-il la purifier préalablement. Son odeur est plus forte. 11 est à croire qu’elle est formée par le mélange des larmes, avec le suc qui s’échappe du collet ou de la racine et qui est sali par diverses impuretés.

La Gomme- ammoniaque en masses se rapproche beaucoup du Galbanum, par son aspect. Elle en diffère, par son odeur moins forte, surtout parce qu’elle ne se laisse pas pénétrer par l’ongle et ne peut être aisément ramollie dans les doigts.

La Gomme-ammoniaque s’émulsionne avec l’eau et se dissout en partie dans l’alcool, l’éther, le vinaigre. Selon Picard, elle prend une couleur rouge intense, au contact d’un hypochlorite alcalin. La potasse caustique la colore en jaune. Elle ne fournit pas d’Ombelliférone et ne se colore pas, quand on la chauffe, avec de l’acide chlorhydrique.

Braconnot y a trouvé 7 0/0 de résine, 18 0/0 de gomme, etc. En la distillant avec de l’eau, Vigier en a retiré 1,8 0/0 d’une huile volatile plus légère que l’eau et ayant l’odeur de la drogue.

Vigier prétend que 1’ huile volatile noircit l’argent et fournit de l’acide sulfurique, lorsqu’on la traite par l'acide nitrique ; enfin, que l’acide chlorhydrique la colore d’abord en violet, puis en noir. Ces résultats sont contestés par Flückiger.

La résine, extraite par l’alcool, est incolore et possède une composition exprimée par la formule Gi0H24O8 (?) (Wurtz).

OMBELLIFÈRES

Selon Przéciszewski, elle est décomposable en deux résines, l’une acide, l’autre indifférente : cette dernière contiendrait du soufre. Toutefois, Flückiger et Moss disent que la Gommeammoniaque no renferme pas de soufre.

Enfin, selon Przéciszewski, la gomme trouvée dans cette drogue ressemble à celle des Acacia.

La Gomme-ammoniaque vraie est réputée stimulante, incisive, antispasmodique et emménagogue. On l’administre parfois, dans une infusion d’Hysope, contre le catarrhe chronique. Elle entre dans la composition du Diachylon gommé , d eV Emplâtre de ciguë , etc.

La Gomme- ammoniaque d’Afrique ou fausse (African Ammoniacum , des Anglais) est exportée du Maroc, où elle est récoltée sur 1 e Ferula Tingitana , selon Lindley. Les Arabes l’appellent Fasogh ou Feshook et la transportent, paraît-il, jusques en Egypte et en Arabie, où elle serait employée en fumigations.

Holmes raconte que la racine du Ferula orientalis a été envoyée deux fois en Angleterre, comme étant celle de la plante productrice de la Gomme -ammoniaque d’Afrique. Cette racine, que Holmes appelle aussi Fasogh ou Fashook, se trouve, comme spécimen, dans les collections delà Société de pharmacie de la Grande-Bretagne et dans celles du Royal Botanical Gardens , de Londres.

Nous n’avons jamais vu la Gomme -ammoniaque d’Afrique. Celle que nous avons trouvée, chez les marchands M’zabites d’Algérie, était constituée par de la vraie Gomme-ammoniaque.

Guibourt la décrit de la manière suivante : En apparence, cette gomme-résine ressemble beaucoup à la Gomme-ammoniaque en masse et larmes. Mais les larmes sont moins blanches et moins opaques ; elles offrent quelquefois, sur leur pourtour, une teinte bleuâtre; enfin, elles sont moins dures et sont facilement pénétrées par la pointe d’un canif. La masse est presque inodore ; la saveur, d’abord à peu près nulle, finit par devenir amère, mais ne possède pas Tâcreté, ni le goût aromatique de la Gomme-ammoniaque.

. G. Planchon ne donne aucun détail nouveau, sur les carac-

GOMME-AMMONIAQUE

tères de cette gomme-résine; Hanbury et Flückiger ne font guère que la signaler ; enfin, Holmes dit qu’elle ressemble à la Gomme-ammoniaque, mais qu’elle a une odeur analogue à celle de la pomme. Il rapporte que le spécimen de Gommeammoniaque d’Afrique. qui existe au Muséum, a une odeur et une saveur identiques à celles de la racine du Ferula Tingitana.

Un médecin militaire, le Dr Sériziat, a rapporté de Biskra et nous a soumis une résine récoltée par lui sur une Ombellifère commune dans celle région et qu’il dit être le Ferula Tingitana. Cette résine, qui est restée dans le Droguier de l’École de pharmacie de Strasbourg, offrait les caractères suivants :

Petites larmes un peu molles, translucides, de couleur blonde et d’aspect gras, à cassure opaline, avec un éclat gras et résineux. Ces larmes ont une saveur à peine amère, aromatique, un peu âcre, avec une odeur de Sabine assez douce, non désagréable. Elles se ramollissent très vite sous la dent, et forment alors une pâle molle, qui adhère fortement aux doigts et se laisse étirer facilement en fils courts.

Celte résine se rapproche un peu de la Gomme-ammoniaque; elle en diffère par sa couleur, sa consistance, son oleur et sa cassure.

A l'exemple de beaucoup d’autres savants, mis en présence d’une substance inconnue, trouvée dans le Nord de l’Afrique, le Dr Sériziat supposait que sa résine pouvait être le Silphion des Anciens. Les propriétés que nous avons reconnues à celte drogue ne permettent pas d’admettre une telle opinion.

Hanbury et Flückiger décrivent, comme variété de Galbanum, une résine en « larmes foncées et cireuses, d'un jaune clair, à l’état frais, mais prenant, à la longue, une couleur brun orangé. Ces larmes sont tantôt un peu soudées entre elles, tantôt sèches et distinctes; leur odeur est un peu analogue à celle de la Sabine. Elles sont souvent mélangées de tranches minces et transversales de la îacine de la plante, tranches qui ont plus de 2 centimètres de diamètre »

Ce prétendu Galbanum, dont ces auteurs n’indiquent pas la provenance, se rapproche par sa couleur et son odeur de la résine de Sériziat. Quant à son origine, il semble qu'on pourrait la rapporter au F. Qrientali -, plutôt qu au F. Tingitana, la résiné de celte dernière plante ayant une odeur de pommes, selon II dînes. Au reste, nous n avons pas d autre raison à invoquer, en faveur de notre hypothèse, que 1 ignorance ou nous sommes de 1 odeur spéciale de la résine du F. orientalis.

Galbanum

La gomme-résine de ce nom est connue depuis très longtemps. Les Hébreux l’appelaient Chelbenah et l’employaient

comme encens ; Hippocrate et Théophraste la mentionnent ; Dioscoride dit qu’elles provient d’un Narthex de Syrie; enfin, les médecins arabes l’employaient sous le nom de Kinnah.

Elle était jadis importée d’Orient, en Europe, par les Vénitiens. Son origine est restée longtemps incertaine. O11 l’a attribuée aux espèces suivantes :

1° Le Ferulago galbanifera , Koch, plante de la région méditerranéenne, qui ne produit aucune sorte de résine et que l’on doit avoir confondue avec le Ferula galbanifera , Lobel. Cette dernière plante habite la Perse et doit, sans doute, être la même que le Fer . erubescens , Boissier.

2° Le Galbanum officinale , Don, espèce fondée sur des fruits attachés à la drogue et qui ne semblent pas avoir été déterminés avec exactitude. Ces fruits ne sont certainement pas ceux de la plante à Galbanum; Bentham les rapporte à un Polylophium.

3° L ’Opoidia galbanifera, Lindl. , récolté par sir Mc Neill, dans le Khorassan et qui paraît être une espèce de Peucedanum.

4° Enfin, au Bubon Galbanum, L. (Selinum Galbanum, Spreng.), plante de l’Afrique australe, qui, selon P. Hermann, fournit une résine analogue au Galbanum, mais à laquelle on ne peut attribuer le Galbanum du commerce. Celui-ci provient, en effet, de la Perse ou des contrées voisines, soit par les ports du Levant, soit surtout par la Russie ( via Astrakhan et Orenbourg ou Nijni-Novgorod). Une petite quantité arrive par Bombay.

Actuellement, on attribue le Galbanum à deux plantes : le Fer . galbant flua et le Fer. rubricaulis.

l°Le Fer. galbaniflua, Boissier etBuhse (F. erubescens , Boiss., ex parte ; Fer. gummosa , Boiss.; fig. 497) est une plante à tige solide, haute de 1 à 2 mètres, à feuilles tomenteuses, grisâtres, très découpées. Ses fruits (fig. 498) sont stipités, clliptiques-oblongs, longs de 10 à 12 milimètres, larges de 2 à 3 millimètres, très aplatis et bordés par une aile plus ou moins épaisse.

Ce Ferula croît aux environs de Téhéran et dans le nord

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