GALBANUM
de la Perse. Selon Bulise, le suc en découle spontanément, surtout vers la base de la tige et au voisinage des gaines foliaires, sous forme de larmes d’abord blanches, mais qui jaunissent à la lumière.
Fig 4J7. — Ferulct galbnniflua. Fio. 493. — Fruit grossi (lu Feinta
galbaniflua. — A, face dorsale; — B, face commissurale.
2° Le Fer. rubricaulis ,Boiss (Fer . erubescens , Boiss.,r.r parte) est regardé par Borszczow comme une simple variété de l’espèce précédente. Toutefois, Boissier met ces deux espèces dans deux sections différentes du genre ; son opinion est adoptée par Berg et Schmidt, Luerssen et II. Bâillon.
G eFerula a été trouvé en Perse, dans le sud, par Ivotschv et, dans le nord, par Aucher-Eloy. Borszczow dit que la gomme-résine fournie par cette plante et qui constitue le Galbanum persan , est récoltée aux environs d’Hamadan. Borszczow rapporte aussi qu’une partie du Galbanum du commerce provient du Fer. S chair . plante qu’il a découverte
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dans les déserts du Syr-Daria et dont le suc a tout à fait
l’odeur de la drogue.
Le Galbanum se trouve généralement, dans le commerce, en masses molles ou dures. Parfois, aussi, il se présente en larmes , soit dures et distinctes, soit molles et plus ou moins agglomérées; d’où les deux catégories (Galbanum sec, Galbanum mou) admises, dans les sortes en masses et en larmes. Enfin, il se rencontre quelquefois,- sous l’état d’une matière molle et coulante, qu’on appelle Galbanum liquide.
Le Galbanum en masses se présente sous forme de masses irrégulières, formées de larmes de couleur jaunâtre ou blanc jaunâtre, toujours au moins assez molles, pour que l’ongle y pénètre aisément et empâtées dans une matière blond foncé, ou brune, ou même brun noirâtre, ordinairement plus dure que les larmes. Son odeur est faiblement alliacée et sa saveur amère, désagréable, alliacée. Dans certains échantillons de Galbanum mou, l’odeur alliacée est mêlée d’une sorte d’arome, qui rappelle un peu celui de quelques résines Elémi. Tous les échantillons que nous avons sous les yeux sont remplis d’impuretés de toute espèce (pierres, débris de végétaux, etc.).
On décrit généralement cette sorte comme formée de larmes vernissées. Quelques échantillons offrent, en effet, ce caractère; mais, sur d’autres, les larmes sont ternes plutôt que brillantes. Chez tous, la section des larmes est huileuse et blanchâtre ou blanc jaunâtre; lorsqu’on en presse un fragment dans les doigts, ce fragment se ramollit et devient ductile.
Le Galbanum en larmes se compose de fragments pouvant atteindre la grosseur d’une noisette, mais ne dépassant guère, en général, celle d’un grain de Maïs. Ces fragments sont irrégulièrement arrondis ou anguleux, d’un blond rougeâtre. un peu translucides et à surface brillante ou terne ; leur cassure est rougeâtre, avec un éclat gras, comme cireux, un peu brillant; leur odeur est faiblement alliacée, mais avec un arôme particulier, qui ne rappelle en rien celui de la Sabine. On a vu (p. 377) que Hanbury et Flückiger décrivent, comme variété de Galbanum, une résine offrant une odeur de ce genre.