‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 100 sur 189 · I. — PhénoatèBCS de l'empolsoBnemeiit · texte numérisé non relu

I. — PhénoatèBCS de l'empolsoBnemeiit

Les premiers symptômes d'empoisonnement se montrent en gé- Déni de quinze à vingt minutes après l'ingestion, mais peuvent lossi se faire attendre une heure et môme plus longtemps. Le début des premiers symptômes est retardé particulièrement quand la strychnine a été prise pure, puisque celle-ci est si peu soluble que, d*après Pelletier, il faut 6,667 parties d'eau froide et 2,500 parties d'eau bouillante pour dissoudre une partie de strychnine^ tandis que les sels sont très solubles. Les symptômes de Tempoisonnement sont: du malaise, de l'agitation, des tiraillements dans les muscles, delà raideur dans ceux-ci, une sensation de suffocation, du tris- BUS elenfln du tétanos (le plus souvent deTopisthotonos).

Ce n'est qu'exceptionnellement, quand les doses sont très fortes et les conditions favorables pour une absorption rapide, que la mort survient dans le premier et unique accès. En général, le premier accès cesse après deux à cinq minutes, il survient un interdite de rémission qui, au bout d'un temps plus ou moins long, fait place à un nouveau paroxysme : celui-ci, par suite de Texagération deTirritabilité réflexe, peut être provoqué immédiatement déjà par m très léger ébranlement ou d'autres excitations des nerfs sensitifs périphériques. La conscience est en général conservée, particufièrement dans les intervalles de rémission. Exceptionnellement on a observé de la stupeur, de même une perte complète de la connaiisance (1).

Pendant les accès, la respiration, par suite de la contracture des ■■scies de la respiration, est plus ou moins suspendue et la mort survient en général pendant un accès de suffocation, quelquefois v«rs la fin ou après une attaque, avec les signes d'une paralysie du holbe et de la moelle épinière.

Le temps au bout duquel survient la mort après le début du ffemier accès est d'autant plus court que la dose de poison a été plus grande et que les conditions étaient plus favorables à TabsorptîOD. La mort peut survenir déjà dans le premier quart-d'heure et tprès un petit nombre d'accès tétaniques, tandis que dans d'autres circonstances il peut se passer deux heures et même plus.

(1) Stint-Oair, Gray, Recueii de 143 cas (tempoisotmemtnt par la strychnine cou' ^mdamsia iUtérature médicale {Schmidft Jahrtsb., 1S73, 160, T, p. 15).

ut» sj^iieii se renconireni encore assez souveni aai» u auv res de mort violente. Il est encore douteux que la contract au tétanos, puisse persister assez longtemps après la morip fixée par le début de la rigidité cadavérique, de mèmeqi pas prouvé que celte dernière s'établisse au moment de dans Tempoisonnement par la strychnine ou d'autres g< mort. Des expériences sur des animaux nous ont moDl môme si la mort a lieu dans le plus violent accès de téb muscles sont cependant relâchés après la mort et ne durcisi par la rigidité cadavérique consécutive. Les autres signes à l'aulopsie sont en général ceux de la mort par asphyxia liquide et Toncé, hypérémies veineuses dans le cerveau et I mons, et ecchymoses. La formation de ces dernières s*expHc seulement par la suffocation, mais encore et surtout par I tion intense du centre vaso-moteur situé dans la moelle allc consécutivement par la contracture violente des vaisseaux caractéristique de Tempoisonnement par la strychnine.

Pour reconnaître des cristaux de strychnine qu'on aura vés, on peut rechercher la réaction caractéristique de la str dissoute dans de l'acide sulfurique concentré à l'égard da mate de potasse : à cet effet on met le petit cristal à es avec une ou deux gouttes d*acide sulfurique concentré f soucoupe en porcelaine, et, quand la solution s'est faite co ment ou môme seulement en partie, on y ajoute un petit flr de bichromate de potasse. On remarque aussitôt que lei voisines se colorent en bleu ou en violet et qu'il se forme i

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