S 1*'. — PREUVES TIRÉES DU CRI
Autrefois on attachait une grande importance en droit civil an cri de Teolnt nouveau-né, comme preuve qu'il avait vécu. L'ancien droit germanique demandait quand il s'agissait de la succession d'un enfant mort immédiatement après la naif* sance, a ut vox ejus aodita sit intra quatuor parietes domus, in qua natos est i. Dans les accusations d'infanticide, il est souvent question des cris du nonveao-ié^ soit qu'ils aient été entendus par des témoins, soit qu'il s'agisse de savoir si, la mère étant accouchée à un certain endroit, les cris de l'enfimt ont dû être eotendoa de personnes qui étaient proches ou présentes dans l'endroit même. Dans ces caa, on peut affirmer avec d'autant plus de vraisemblance que l'enfant a crié« <{•• celui-ci était plus vigoureux et que sa respiration était plus complète. Chexles es* fants faibles ou chez ceux qui par des causes internes ou extomes ne peuvent nepirer complètement, les cris peuvent ne pas se produire ou être si ÂiUes qaîii ne puissent être perçus que de très près.
I 2. — PREUVES TIRiBS DB L'ÉTAT DBS POUVOIIS.
Les modifications qui se produisent dans les poumons des nooveau-nés par le commencement de la respiration nous fournissent les points d'appui les plus importants pour résoudre la question: si un enfant, dont on a à faire l'autopsie, est né vivant; ces modifications (2) sur lesquelles reposent tous les procédés de docimask pulmonaire sont produites, premièrement, parce que les poumons jusqu'alors vides d'air s'en remplissent; deuxièmement, parce que la petite circulation du sang prend son entier développement.
(1) Voir Schwartz, Hirndruck und Hautreize {Archiv fur Gynâk, I, 861).
(2) La constitution fœtale des poumons, c'est-à-dire non modifiés encore par la respiration, se présente rarement sur les fœtus nés au terme ou près du tcnai de la grossesse. Gomme la plupart des mort-nés sont morts de snffocatioii psr suite d'une cessation prématurée de la respiration placenUire et font des moort' ments respiratoires avant leur mort, la constitution fœtale des poumons est d^^ changée par ce genre de mort ; mais ce qui est modifié surtout, c'est la quantité àê aang qui y est contenue et par suite leur couleur et leur poids primitifs.