‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 113 sur 189 · Mod m cation de la quantité de Min|^ contenne dans Ict · texte numérisé non relu

Mod m cation de la quantité de Min|^ contenne dans Ict

ponmons.

La première inspiration est suivie non seulement de Taspiralion du milieu environnant, mais aussi du développement de la petite circulation, ce qui fait qu'après les premières inspirations les poumons doivent contenir plus de sang qu'auparavant. Ce fait, exact sio» aucun doute, forme la base de ce qu'on nomme la docimasie parle sang des poumons, surtout des procédés de Daniel et dePIoucquet, qui parlent de ce principe que les poumons ayant respiré doivent être plus lourds qu'auparavant. Toutefios, tandis que Daniel n'avait en vue que le poids absolu des poumons et prétendait que les poumons à l'état fœtal pesaient en moyenne 649 grains et augmentaient de 2 onces par la respiration, Ploucquet a comparé le poids des poumons à celui de tout le corps de l'enfant et établi d'après ces 'pesées qu'avant la respiration, le rapport entre le poids des poumons et le poids total du corps était de 1 à 70, et qu*après la respiration le

ipporl était de 3 à 70. La détermination de Taugmentalion du oids absolu, comme preuve que Tenfant a vécu ou non, a été néglile comme étant trop variable. Toutefois l*opinion de Ploucquet fut Higtemps considérée comme un dogme, jusqu*à ce qu'elle fût reconmm inexacte grâce aux nombreuses pesées faites par Schmitt, màenz (1) (400 enfants à la maternilé de Paris), Elsasser, Dever- ^(S) et Casper. Plus tard (4868) Ogston d*Aberdeen a repris ces Wites et a trouvé que le rapport du poids des poumons au poids ptal du corps est chez les mort- nés de 1 : 50, 302, chez les Teau-nés vivants de 1 : 53, 819.

Ces pesées n*ont pour ainsi dire pas d'importance pour la quesde la vie de Tenfant, non seulement parce que, comme l'ont rqué les observateurs cités plus haut, le poids absolu comme !• poids relatif des poumons est soumis à de nombreuses variations hiÎTidaelles et que le degré de putréfaction exerce aussi une certaine iMoence sous ce rapport, mais surtout parce que la plupart d3S •Dés n'ont plus de poumons fœtaux, mais des poumons modiptr des mouvements respiratoires anticipas ; dans ce cas ces moDS se trouvent être précisément très riches en sang, parce dans la respiration prématurée, il ne peut pénétrer dans le pouqo*un milieu visqueux, et que le sang seul peut ainsi remplir vide qui tend à se former par le soulèvement du thorax ; c'est r celte raison que ces poumons présentent une couleur sombre, issent un peu agrandis et sont très lourds. Nous ne serons donc très surpris de trouver souvent dans ces pesées, le poids absolu me le poids relatif plus grand chez des mort-nés que chez des tsqui ont vécu et respiré.

f S. — PnEUVBS TIRÉES DE L* ÉVACUATION DE l'oRINE ET DU M^CONIITM.

: L*élat des poumons ne donnant pas dans toutes les circonstances,

l^me il résulte de ce qui précède, de solution pour savoir si un

iWaintest né vivant ou non, on a cherché dans d'autres organes des

^hdioes sur lesquels on puisse s'appuyer pour résoudre cette question.

Oq crut devoir attacher quelque importance sous ce rapport au

"lit de Vévacuaiion de l'urine et du mécontum; en effet l'observation

Nias enseigne que généralement les enfants, dès qu'ils viennent au

{!) Ltcieai, Mf^decine légale ou Considérations sur Cinfanticide. Paris, 1819. fl) OeTer|tie« Dft tHat normal du tissu pulmonaire des nouveau-nés avant et CétmbH<%€m^t de la respiration {Aftn. d'Hyq,, 1831, terne V, p. 40C). — Dopmimonaire (Bi/L de tAcad, de méd., 1801-6?, tome XXVU, p. 542).

monde, évacuent ordinairement ces substances. Mais rimportance de ce fail est considérablement restreinte par cet autre que souvent l'évacuation de l'urine et surtout du méconium se fait attendre, el surtout par cette circonstance que les enfants qui meurent suffoqués pendant Taccouchement évacuent pendant la suffocation de rorine et du méconium ; on sait du reste que Tévacuation du méconium pendant l'accouchement est un signe important du danger de mort dans lequel se trouve Tenfànt. Aussi iln*estpas rare de trouver précisément chez les mort-nés la vessie complètement vidée et le groi intestin entièrement ou partiellement débarrassé du méconium.

§ 4. — DOCIMASIE P^^EUMO-HÊPATHIQUE ET A0TBE8 ilAlIBS DB VU.

Ce qu'on appelle la docimasie pneumo-hépatique de Schiffer et qal a pour biH la diminution du contenu sanguin et par suite du poids du foie «prêt la respiratMi extra-utérine, c'est-à-dire après la section du cordon ombilical, n'a plus qu'une fakv historique. La position de Cestomac^ qui dans l'état fœtal est Terticale, ne change pii| comme on le croyait, par l'abaissement du diaphragme, mais elle passe seoleasit peu à peu à la position horizontale. L'état de ce que l'on appelle les vtfiet fiMti (vaisseaux ombilicaux, trou de Botal, canal artériel) ne se modifie également qa'ritérieurement ; mais nous reviendrons sur ce point. Il n'y a dans cea faita ikn fà nous donne la solution de cette question : l'enfant est-il né vivant ou aoo. la infarctus d'acide urique des reins, que Cless a signalés le premier et que l'oa M trouverait, d*après Schlossbergor, que chez les enfants qui ont vécu après la niiisance, ne peuvent avoir une importance comme signe de la vie. On appelle inCucM d'acide urique des dépôts formés dans les tubes de Bellini des pyramides dei ifhà par un sédiment d'acide urique de couleur rouge orangé. Ce sédiment se troail en général également dans l'urine contenue dans la vessie. On n'est pas eooMl fixé sur la valeur de ce signe et on ne sait pas encore s'il doit ôtre considéré eoaifll un fait physiologique ou pathologique. Il se présente beaucoup plus souvent cki des enfants qui ont déjà vécu quelques jours ; toutefois nous l'avons constaté à0L un enfant mort vingi-trois heares après la naissance, d'une suffocation sorvemi pendant des vomissements. Chez un mort-né nous n'avons Jamais vu d'inlkrttti d'acide unique, mais d'autres l'ont souvent constaté (1).

§ 5. — PRECVES TIRÉES DE l'ÉPREDVB DE LA SLRNATATIO^ DE L'bSTOMAC

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