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ET DES INTESTINS

Nous trouvons une preuve beaucoup plus importante, que les signes de vie déjà mentionnés, dans Tépreuve de la surnatatioo de reslomac et de l'intestin de Breslau.

L'épreuve de la surnalation de testomac et de lintettin repose sur ce fait, longtemps méconnu, que Tintestin et Testomac de Tenfaol avant la naissance sont aussi vides d'air que les poumons et que c'eil

(1) Casper Liman, f. c, II, 000 el communication orale de M. Heschl.

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seulement après la naissance, lorsque commence la respiration propre, que l'air arrive dans l'estomac et dans la partie supérieure de l'intestin et de là se répand dans tout l'intestin. On ne sait pas encore à les premières bulles d'air arrivent dans l'estomac par des moiiYements de déglutition ou par aspiration. Breslau, qui a le mérite d'avoir le premier appelé Tattention sur ce fait, a proposé de constater la présence de i*air dans l'estomac et l'intestin par l'épreuve de la surnatation, comme on le fait pour les poumons et, te basant sur ses observations, il a soutenu que cette épreuve devait «Toir la même importance comme preuve de la vie que l'épreuve faite avec les poumons. Il a prétendu avoir trouvé également que le volume d'air contenu dans l'estomac et l'intestin permettait déjuger de l'énergie avec laquelle un enfant a respiré et du temps pendant lequel il a respiré après la naissance; enfin il a établi que la putrébction seule ne rendait pas ces organes pleins d'air, par conséquent pas capables de surnager, et que cette épreuve pouvait môme être MDployée pouV les cadavres d'enfants putréfiés.

Une longue série d'observations, que nous avons faites en ce sens, abus a confirmé d'abord l'exactitude générale de la première opinion de Breslau, à savoir que l'air pénètre déjà dans l'estomac avec les premiers mouvements de respiration extra-utérine et le rend Capable de surnager, ce qui nous force à attacher une grande importance diagnostique à ce signe. Le fait qu'on a trouvé aussi chez des enfants, qui ont vécu et respiré après la naissance, l'estomac et Kntestin vides d'air, n'est pas de nature à diminuer la valeur de répreuve de Breslau ; car nous trouvons aussi des anomalies dans là docimasie pulmonaire, sans que la valeur de celle-ci en soit diminuée. II est clair entre autres que l'estomac et l'intestin restetont vides d'air malgré une vie extra-utérine, si, par une des causes mentionnées, l'air n'a pu avoir accès dans les voies respiratoires. Au contraire l'air peut même pénétrer dans le tube digestif (et c'est là un côté particulièrement intéressant de l'épreuve de la surnatation de l'estomac et de l'intestin), quand l'aspiration est impossible dans les poumons à cause de l'obstruction du larynx ou de la trachée par les mucosités fœtales. Nous avons acquis la conviction, après de nombreuses observations, que précisément dans ces cas il arrive plus d'air dans l'estomac et l'intestin que lorsque la respiration n'est pas empêchée. Dans certains cas où les poumons restèrent presque entièrement atelectatiques à cause de l'obstruction des bronches, nous avons trouvé l'estomac et tout l'intestin grêle gonflés d'air, bien que l'enfant fût mort peu d'instants après la nais-

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sance, tandis que chez des enfants, qui sont morts sans que la respiration des poumons ait été empêchée, il ne se trouva d'air que dans Testomac el dans le duodénum et tout au plus dans la première partie du jéjunum, rarement plus bas. Il en résulte que la seconde opinion de Breslau à savoir « que la quantité d'air contenue dam l'estomac el Tintestin est en rapport direct avec Tintensité et la durée de la respiration », n'est pas aussi exacte que la première, et S1l^ tout que, si on voulait tenir compte du volume d'air contenu dans le tube digestif pour déterminer combien de temps l'enfant a pu vifit, il faudrait chaque fois tenir compte en môme temps du fait que la respiration a été libre ou empêchée.

La troisième proposition de Breslau, à savoir « qu'un tube digestif qui était vide d'air reste vide, môme si la putréfaction est avancéei, est absolument inexacte. Il est vrai que nous avons trouvé à plasieurs reprises chez des enfants que nous avons laissé pourrir, l'estomac et l*intestin vides d*air. Mais nous avons pu le plus souvent observer la production de bulles de gaz non seulement soosU muqueuse de Testomac et de l'intestin mais dans la cavité même, et naturellement nous avons pu constater aussi que ces organes pouvaient surnager.

De ce qui précède il résulte que nous devons considérer l'épreuve il de la surnatation de Testomac et de l'intestin comme un moyen i précieux pour résoudre cette question : un enfant a-t-il vécu oo \ non après la naissance? c'est-à-dire capable, sinon de remplacer U docimasie pulmonaire, du moins de la conGrmer et la compléter. 11 ne faut donc jamais négliger de tenter cette épreuve qui se fait de la manière suivante : on pose une ligature à l'estomac au niveau do pylore et du cardia, et on enlève l'estomac avec les intestins et on les place sur l'eau. On peut alors observer avec beaucoup de précision si le tube digestif contient de Tair et jusqu'à quel point il encontient.

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