II. — Absence, déformation des maladies eoB^nlftalct des
organes indispensables à la Tie.
La non-viabilité peut encore être déterminée par Pabsence, la déformation ou les maladies congénitales des organes indispensables i la vte.
Il faut nommer ici surtout les monstruosités dans le sens strict du mot qui sont déjà reconnaissables extérieurement. Les deax cas de Taylor montrent que ces enfants ne meurent pas nécessairement immédiatement après la naissance; ces cas étaient d'abord celui d*un enfant qui vint au monde avec deux tètes, ensuite celai d'un hémicéphale né vivant; tous deux ont été tués par les sagesfemmes (1). Thompson rapporte le cas d'un enfant atteint decjclopie et qui vécut une heure et demie. Les frères Siamois, de même que Millie-Cbristine (2) prouvent par leur exemple que les monstruosités ne sont pas des causes absolues de non-viabilité.
D'autre part, il y a toute une série d*arrêts de développement et de vices de conformations d'organes internes qui souvent ne sont pas visibles du dehors et qui entraînent pourtant la non-viabililét bien que l'enfant puisse vivre avec elles pendant quelque temps (3).
Parmi celles-ci se trouvent entre autres les défectuosités congénitales du cœur, surtout celle de la cloison interventriculaire que nous avons trouvée compliquée d'une transposition des vaisseaux chez un enfant âgé de onze jours et môme chez un autre enfant âgé de six mois^ de plus les atrésies du duodénum déjà mentionnées avec lesquelles les enfants vivent aussi quelques jours.
Il faut également nommer ici les heimies du diaphragme^ les kystes des reins déjà mentionnés, enfin Vhépatisation des poumons {pneumom alba) et beaucoup d'autres maladies que l'enfant apporte avec lui au monde. Hecker (4) rapporte un cas intéressant de ce genre, concernant un enfant hydrocéphalique à un haut degré, et pour
(1) Schmidts Jahrh,, 1875, H, 214.
(*2) Ambr. Tardieu, Contribution à Chistoire des monstruosités cofuidérée n point de vue de ta médecine légale à foccasion de texhibition publique du momirt pyg^'gfipf^e MUlie-ChrisUne [Annales d'hygiène pubiiq, et de méd, légale^ !ST4^ t. XLI, p. 340).
(3) Voyez Bouchut, Traité pratique des maladies des wmueau-nés^ des enfantt à la mamelle et de la seconde enfance, 7« édition, Paris, 1878, 1 toI. in-8. — T. Holmes, Thérapeuti'jue des maladies chirurgicales des enfantin ma, par O. Larcher, Paris, 1870.
(4; Hecker, Friedreichs BL, 1874, p. 289.
kqael on ne put savoir s'il était mort de mort naturelle à la suite de l'hydrocéphalie ou s'il avait péri à la suite de violences ; en même temps il fallut reconnaître que certaines fissures des os du crâne incomplètement ossifiés avaient pu se produire, non hors de Putérus, mais déjà pendant la naissance, par la pression utérine. Les extravasations interméningées qui se produisent sur le fœtus pendant Faccouchement^ peuvent aussi ne causer la mort qu'après Il naissance, c'est-à-dire elles peuvent devenir une cause de non- Ribilité ; il en est de même de l'encéphalite interstitielle sur lapMlle (1) Rokitan^ky, Virchow et Parrot ont insisté, et que nous lions observée à mainte reprise sinon chez des nouveau-nés, du Qoins chez des nourrissons ayant quelques jours ou quelques selaines seulement ; elle se présente sous la forme de foyers jaune- Ile placés dans la substance blanche et se décomposant sous le licroscope en un grand nombre de cellules granuleuses (2).