‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 127 sur 189 · I. — jàccoucheincBt précipité · texte numérisé non relu

I. — jàccoucheincBt précipité

Les accoucheurs et les médecins-experts reconnaissent aujourllioi qu'une femme enceinte peut être surprise par l'accouche-

(I) RokiUnsky, PalhoL Anat, 3« édii., U 435 et 462. — Virchow\ Arch.^ l»?ol., 4« lirre. — iircA. fur Psydiiatrie, 1870. — Pirrot, Schmidt's Jahrb,, 1871, ri. 150, p. 5S.

(ïf L'encéphalite interstitielle des nouveau-nés no peut être confondue atec M coloration diffuse ou striée du contre do Vieussens ; cette coloration se prémte souTcnt comme phénomène cadavérique dans le cenreau de nouveau-nés ehe en sang. Jastrotitz (Prag, Vierteljnhrsschr^ 18Î1, III» 16) avait peut-être I et phénomène lorsqu'il déclara que Tencéphalite intersUtielle était uo phénoèae pbjfSiolosiqao normal chez les nouveau-nés.

ment, de telle façon que Tenfant tombe de ses parties géoitales pendant qu'elle est assise^ agenouillée ou debout ; en effet, on possède aujourd'hui un grand nombre d'observations authenliqaes de ce mode d'accouchement que Ton appelle accouchement pr(& pitéf et ce nombre va toujours en augmentant.

Parmi les anciens médecins qui ont le mérite d'avoir parlé de raccoudiemoi précipité, il faut mentionner surtout Klein qui, pour résoudre cette question tnjours remise on discussion, décida en 1813 le gourernement wartembergeob I demander & tous les médecins du royaume, s'ils avaient observé de» cas aathflt' tiques d'accouchement pendant que la femme enceinte était assise ou debout. A M rescrit on répondit en citant 183 cas d'accouchements précipités dont 1^ eoral lieu debout, 12 la mère étant assise et 6 étant agenouillée (1). De même Cohai van Baren (2) et Schutz (3) a réuni un nombre considéiable de cas de ce geint. Au contraire Hohl (4) a nié tout à fait la possibilité de raccoucbement préé pité en prétendant que rien n'empôcbe la femme enceinte de se coucher aa é» nier moment; il s'appuyait sur ce fait que, malgré la récompense promise parlai, il n*y a eu qu'une seule femme qui ait pu accoucher debout. Gasper (5) a indiqa^ avec raison les circonstances diverses dans lesquelles ont lieu les accoack» ments clandestins; de plus il a pu citer 4 cas observés par lui-même, oA b naissance eut lieu devant témoins pendant que la mère était debout et une kà pendant qu'elle se mettait au lit. Dans le congrès des naturalistes à Spire en IIHi Kuby a parlé d'une Jeune fille de 16 ans qui accoucha debout. Hecker, Langi tf Spiegelberg citèrent des cas semblables observés par eux-mêmes. De même Vm^ mann (6), Olshausen (7), Reiuhard (23 cas d'accouchements précipités, appcUf naissances des rues^ dont 6 avec chute de l'enfant (8) et Kontradovicz (9) ont n^ porté des cas d'accouchement où la mère était debout. Nous-même nous avois vu une femme mariée dont l'accouchement a été si rapide qu'au moment où oi la mit au lit, l'enfant naquit précipitamment. De même nous connaissons oM femme qui accoucha en voiture et dont l'enfant tomba k terre; nous avons vain enfant né au moment où sa mère sortait de voiture à la porte de la Uateraité, 4i sorte que l'enfant tomba dans la neige, sans se faire aucun mal.

Les accouchements dans les positions de la femme assise, accroupie ou debott n'ont rien d'étonnant; on peut même se demander si ces positions ne sont paspllf utiles que celle de la femme couchée sur le dos, comme elle l'est ordinairement (10).

Une naissance rapide peut devenir fatale à Tenfant soit par li chute même et les lésions qui en résultent, surtout à la tête, soit

(1) Monde, I, ch. i, 228.

(2) Cohen van Baren, Schmidls Jahrb,^ 1845, vol. 45, p. 85.

(3) Schtttz {Ibid,, 1852. vol. 73, p. 113. <4} Hohl, loc, cit., 573.

(5) Casper, loc, cit., 953.

(6) Klusemann, Vierteifahrssch, f. get\ Med., 1861, XX, 235.

(7) Olshausen, Monatsschr f. Geburtsk,, 1860, XVI, 33.

(8) Reinhard, Marburger Dissert,, 1871.

(9) Kontradovicz, Virch. Jahresb., 1874, II, 803.

(10) Voy. SchrOder, Lehrb,^ 1871, p. 15.

l'infanticide. 577

|Mtrce que l'enfanl tombe, comme cela arrive dans les accouchemenls sur les lieux d'aisance, dans des liquides et enûn par ces deux causes réunies. Le danger de Thémorrhagie ombilicale n'est qu'excepUonnellemenl à prendre en considération.

11 faut admettre que dans les naissances rapides, la chute de Tenfant sur le sol peut produire des lésions à la tête et surtout des fliiares ou des fractures des os du crâne, cela d'autant plus que la kniteur dont l'enfant est tombé était plus grande. Il est remarquable de voir Klein et Ilohl ne vouloir admettre cette possibilité fw dans des cas très rares, en invoquant la souplesse des os du oâne de l'enfant ; ils pensaient également que le cordon ombilical, Bème lorsqu'il se déchire, ou le placenta, qui suit l'enfant, devaient iDortir la violence de la chute. Dans la discussion qui eut lieu à Tusemblée des naturalistes à Spire au sujet du cas cité par Kuby, ûD fit cette remarque que les lésions des nouveau-nés sont rares tens les naissances rapides. Gela peut être vrai dans les naissances o& la mère était agenouillée ou accroupie, mais à coup sûr cela M l'est pas autant dans les naissances accomplies pendant que la Hère était debout ; car dans ce cas ce n'est pas seulement la force to la pesanteur de l'enfant, mais encore la force expulsive de l'utims qui agissent, et la rupture du cordon ombilical est si brusque |D*on ne peut accorder à celui-ci une action modératrice. Quant k la fragilité du crâne du nouveau-né, elle est grande, comme ToDt prouvé de nombreuses expériences faites par Gasper et Skrzeczka. Nous-même nous faisons plusieurs fois par an des expériences de ce genre : nous laissons tomber sur le sol des cadavres de nouveau-nés ou de nourrissons d'une hauteur égale à celle des parties génitales; bien que nous ayons fait soixante expériences pareilles, nous n'avons jamais vu un cas où il ne se soit pas produit une fissure ou une fracture des os du crâne. Si pourtant on observe rarement des lésions des os du crâne dans les naissances rapides, cela s'explique d'une part par les circonstances favorables dans lesquelles ces naissances ont lieu, d'autre part, par ce fait que ces lésions ne sont pas très faciles à distinguer, lorsqu'elles se composent comme d'habitude de simples fissures et parce que, de même que U commotion cérébrale qui les accompagne, elles sont supportées plus facilement par les enfants, c'est-à-dire elles provoquent des accidents moins violents que chez'^les enfants plus âgés ou chez les idultes ; et cela se comprend si on songe à l'état du cerveau qui n'est pas encore développé et à la grande quantité d'eau qu'il contient. Dans les nussances rapides sur les lieux d'aisances, les circonstances

HomiAiiii. 37

sont les plus favorables à la production de blessures de la tète; cependant à maintes reprises nous n'avons pas trouvé de ûsâures, quand il y avait une couche épaisse de matières fécales, malgré la hauteur de la chute.

Quand il s'agit d'établir s'il y a eu un accouchement rapide, il faut examiner les signes qu'on trouve chez la mère, ceux de l'enfant et enfin les circonstances dans lesquelles le cas s'est produit.

Quant à la mère, c'est une opinion répandue que les femmes multipares, à cause de la dilatation de leurs parties génitales, peuvent plutôt accoucher rapidement que les primipares. L'observation nous enseigne au contraire que la plupart des accouchements rapides provenaient de femmes primipares, ce qui s'explique surtout par ce fait que celles-ci peuvent ignorer plus facilement les signes d'une délivrance prochaine.

Ainsi il arrive fréquemment que les premières douleurs des femmes primipares soient considérées par elles comme des coliques intestinales, ce qui les engage à se rendre au cabinet d'aisances oi l'accouchement peut alors se produire. Du reste, le besoin d'aller à la selle et d'uriner fait partie des phénomènes qui accompagnent généralement l'acte de l'accouchement. Enûn il faut bien établir qu'il y a deux sortes d'accouchements rapides : l'un où le travail complet de l'accouchement s'accomplit très rapidement, c'est l'accouchement précipité daiis le sens strict du mot; l'autre où l'expulsion seule de l'enfant a lieu soudain et d'une façon inattendue. La première forme d'accouchement rapide ne peut être admise quand il y a disproportion entre les dimensions du bassin et celles du fœtus; la seconde, au contraire, peut se trouver même quand les enfants sont gros et que le bassin est relativement étroit; d'après notre expérience celle-ci se produit plus fréquemment dans les naissances secrètes que le véritable accouchement précipité.

Quelques auteurs (Cohn, Schûiz) ont prétendu que les femme» qui accouchent clandestinement accouchent en général plus rapidement que les autres. Cette opinion doit rester indécise pour le moment, de même que celle de Wiegand et de Gasper qui prétendent que l'excitation psychique peut produire une espèce de tétanisation de l'utérus. Il faut reconnaître que dans une naissance précipitée, il peut y avoir plus facilement des déchirures de la commissure postérieure, c'est-à-dire du périnée ; toutefois cela n'est pas absolument nécessaire et dépendra plutôt de la largeur et delà dilatabilité des parties génitales externes.

Chez renfantf il faut surtout examiner le cordon ombilical. La

oaissance a-t-elle lieu, de telle sorte qu'à la chute de l'enfant le cordon ombilical a dû être tendu (et cela peut arriver surtout dans les accouchements sur les cabinets d'aisances ou dans ceux qui s'accomplissent la femme étant debout), le cordon ombilical se déchire ou bien le placenta est entraîné en même temps et le cordon ombilical dans ce cas reste entier. Les deux phénomènes sont propres à fortifier l'hypothèse d*une naissance rapide ; mais ils ne .nffisentpas à prouver qu*elle a eu lieu, le cordon ombilical pouuni aussi avoir été coupé par la mère et la naissance de Tenfant irec le placenta pouvant avoir aussi lieu dans un accouchement lormal.

Il n'est pas douteux que le cordon ombilical ne puisse se déchirer bcilement dans les accouchements rapides. Il estvrai que Négrier (1), Sp&th (2) et Schatz (3) ont trouvé que le cordon ombilical, étant diargé progressivement, supporte en moyenne un poids plus lourd foeie poids des nouveau-nés à terme; mais il est clair que dans un iecouchement rapide il ne s*agit pas d'une distension progressive da cordon ombilical, mais d'une secousse subite due soit à la force d'expulsion de l'enfant, soit à la violence de sa chute ; dans ces drconstinces, d'après des lois physiques bien connues, un poids fea considérable suffit pour déchirer le cordon. En effet, des expériences très exactes (celles de Pfannkuch (4)), ont montré que 1,000 grammes et moins encore (dans deux fois 500 grammes) ont suffi pour causer, par la force de leur vitesse, la déchirure du cordon ombilictl; ce qui concorde avec les résultats de nos propres expériences foe nous faisons chaque année devant nos auditeurs et dans lesquelles le cordon ombilical ne peut supporter que rarement la chute d'un poids d'un kilogramme. Plus le cordon ombilical est long, c'est-à-dire plus l'enfant peut acquérir de vitesse dans la chute, plus il se déchire facilement. Cependant Pfannkuch a trouvé que Dême quand la longueur du cordon est réduite de la moitié (SI cent.) 1,000 grammes suffisent pour le déchirer. Ordinairement h déchirure se produit dans la partie fœtale du cordon, quelquekis tout près de l'ombilic et le cordon peut même être arraché

(I) If egri®'» Recherches médico-légales sur la longueur et la résistance du cordon tmMicai au terme de lu gestation à l' oc as ion (Cun fait qui prouve qu'une femme^ m êe délivrant seule, pent étrangler son enfant avant f entière expulsion de ce der- MCr, lorsqu'à a déjà respiré (Ann, d'Hgg, put., 18H, 1" série, XXV, p. 1?6).

p) Spfttb, Wiener Med, Wochenschr., 8 nov. 1851.

(ai ScbaU, Arch.f. Gi/nâk, IX, 38.

m PbonkQGb, Arch. f. CynOk, 1875, VU, p. 38.

entièrement du nombril. Pour déchirer le cordon ombilical avec les mains, il faut toujours un certain effort; cependant une secousse violente suffit à déchirer le cordon, quand il a été saisi fermement. La déchirure d'un cordon ombilical vivant et turgescent doit réussir beaucoup plus facilement, et cela d'autant plas que Tune des mains de la mère trouve un appui sur le corps de l'enfant. Même dans ce cas le cordon est généralement rompo près du corps et peut même être arraché du nombril.

On peut résoudre facilement la question de savoir si an cordon ombilical • été déchiré ou coupé, en examinant son extrémité périphérique. Dans le cordon coupéf non seulement la gaine amniotique présente des bords de section très nets, mais on peut même constater que les restes des parties constitutires ds cordon ombilical ont été coupées sur un même plan qui peut se trouver aosa bien oblique que perpendiculaire à Taxe longitudinal du cordon ombilical. Cela arrive surtout quand le cordon a été coupé d'un trait. Lorsqu*on B*y est repris i plusieurs fois, la surface do séparation ne forme plus un plan uni ; mais on peot remarquer dans la gaine plusieurs coupures qui se reconnaissent très nettement Dans un cas nous avons pu constater cinq de ces coupures, à bords nets et parallèles, provenant sans doute de petits ciseaux ; malgré cela l'accusée persista à prétendre que Tenfant, qui n'avait pas de traces de lésions, mais portait les sigaei de la mort par asphyxie, était né pendant qu'elle était debout, ce qui aurait pro* duit la déchirure du cordon. Si le cordon a été déchiré, la gaine amniotique pr6> sente des bords déchiquetés, en grande partie obliques et se continuant souveiK avec une fente longitudinale centripète. Les vaisseaux sont divisés h des hauteon variables. Les artères mises à nu émergent quelquefois de la plaie. En génénl le cordon ombilical se déchire dans la concavité d'une circonvolution où la galoe amniotique se tend comme la corde d'un arc; celle-ci se déchire d'abord; paisfl y a distension et déchirure du reste du cordon. Rarement la déchirure «t oblique ; et dans ce cas elle présente des bords déchiquetés et des surfaces de séparation inégales. D'autres modes de rupture, par exemple l'écachement da cordon ombilical, sont fort rares, surtout parce que ces ruptures nécessitent na temps très long.

A l'état frais, la constitution de l'extrémité libre est facile h reconnaître. Si le cordon ombilical est momifié, il doit d'abord être ramolli. La putréfaction avancée rend également méconnaissable l'état primitif de l'extrémité libre ; celle-ci peot encore être modifiée par la morsure des rats, surtout chez les cadavres qui étaieot couchés dans les lieux d'aisances (1).

L'absence d'une bosse séro-sanguine confirme l'idée d'une naissance rapide. Sa présence ne la contredit pourtant pas, car, comme nous l'avons fait observer plus haut, la période d'expulsion peut

(1) Casper a appelé avec raison l'attention sur le point suivant : si on trouve chex un enfant retiré des lieux d'aisances ou du milieu de liquides, un cordon ombilical momifié, cela prouve que l'enfant n'est tombé qu'ultérieurement dans ce liquide. Cependant il faut remarquer qu'il suffit qu'un nouvean-né soit resté couché quelque temps dans l'eau, pour ramollir de nouveau le cordon ombilical déjà momifié.

LMNFANTIGIDB. 58i

t'écooler rapidement, bien que la tête ait été retenue quelque temps dans i*anneau du bassin.

Comme il a déjà été dit, il ne se produit pas nécessairement des lésions et surtout des lésions à la tête dans tous les accouchements rapides, surtout dans un accouchement sur un seau ou sur tout tQtre vase. Dans les accouchements qui se font debout, ces lésions peufent également manquer, tandis qu'elles se forment d'autant plus facilement, quand Tenfant tombe dans une fosse d'aisances, que eelle-ci est plus profonde et qu'il contient moins de liquide. Dans tous les cas^ il faut surtout rechercher si les lésions de la tête sont en effet le résultat d'une simple chute, ou si elles ont des caractères qui permettent de les rapporter à un autre genre de violence. Les fissures et les fractures du crâne, qui se forment à la suite d'one simple chute d'un nouveau-né, portent principalement, comme on peut s'en convaincre par des expériences, sur les os pariétaux ; elles affectent tantôt un seul de ces os, tantôt les deux. Le plus souvent on trouve une Ûssure, allant du bord de la suture eagittale à la bosse pariétale entre les rayons d'ossiûcation ; de là elle se dirige sous un angle presque droit soit vers la suture corooele, soit vers la suture lambdoîde. Il peut n'y avoir qu'une teore simple de ce genre. Nous avons vu se produire plusieurs fois des fractures en zigzag, affectant toujours la partie interne de l'os pariétal et dues à ce que la fracture de l'os s'étendait obliquement pardessus les rayons d'ossiflcation. Nous avons vu deux fois une Imire angulaire dans un des os pariétaux et dans l'autre, une fracture dentelée ; mais, dans tous les deux cas, les fractures présen- Uient des caractères qui permettaient clairement de rapporter leur mode de production à une compression brusque de la voûte du crâne. Un simple chute ne peut donner lieu à la formation d*one fracture irrégulière et comminutive des os du crâne ; ces lésons peuvent se produire au contraire facilement dans les cas de neortre volontaire de l'enfant; car si la mère tue son enfant en lui portant des coups avec des instruments contondants on anguleux, eHe ne se contente guère d'un seul coup ; pour être plus sûre du résultai, elle répète ses violences. Une simple chute ne produit pas de plaie à la'peau de la tête, à moins que cette chute n'ait eu lieu d'une baoteur considérable sur des objets saillants, pointus ou anguleux. Enfin, il faut tenir compte de Fétat des poumons. S'il s'agit d'un accoochement sur les lieux d'aisances ou sur un vasesufflsamment lempli de liquide, il est facile de comprendre que, si effectivement il y a en un accouchement rapide, et si l'enfant est tombé des par-

lies génitales de la mère dans un liquide qui devait le recouvrir complètement, la respiration pulmonaire n*a pu avoir lieu ou da moins pas d'une façon complète; c'est pourquoi si nous trouvons les poumons complètement gonflés d*air et surtout si nous troavous non seulement Testomac, mais encore une partie des intestins pleins d'air, nous sommes autorisés à affirmer qu'il n'y a pas eu d'accouchement rapide. Cependant, il faut observer que l'enfant peut encore avoir été en état d'aspirer de Pair après la chute, s'il n'y avait aux endroits en question que des minces couches de liquidei ou de la boue épaisse, qui a permis à l'enfant de ne pas s'enfoncer immédiatement. Ce point est conQrmé par plusieurs cas (dontdeox ont été observés par nous), oti le nouveau-né a été retiré encore vivant delà fosse d'aisances. Il est clair qu'il faut rechercher surtout si l'enfant est tombé dans le liquide encore vivant et s'y est noyé, ou non : pour cette question, nous renverrons à ce que nousavom dit de la mort par submersion.

S'il s'agit d'un accouchement où l'enfant a dû tomber sur on sol ferme et se faire ainsi une blessure mortelle, et s'il est prouvé qu'il y a eu une respiration complète, il serait faux d'en conclufe qu'il n'y a pas eu d'accouchement rapide; car les nouveau-nés ne meurent pas immédiatement, à la suite de lésions du crâne, mais ils peuvent continuer encore quelque temps à respirer.

Cette possibilité est prouvée surtout par les cas où des enfants sont renasia monde encore vivants, après la perforation et la céphalotripsie. Wisbrand (1) décrit an cas de ce genre; Laborie (2) parle d'un cas où le nouveau-né vécat encore plus d'une heure. Nous-mème nous avons eu deux fois l'occasion de constater des cas pareils où les enfants auxquels on avait fait la céphalotripsie araiefll encore fait quelques mouvements respiratoires après la naissance et présentaisot des poumons contenant de l'air. De même nous avons trouvé à Tautopsie d'oB enfant ramassé mort dans un corridor, le crâne brisé en morceaux, le c-.'rveaa es grande partie détruit et les parties molles tellement broyées qu'il n'était pts possible de douter que ces lésions n'aient été produites du vivant de VeaUs^ Malgré cela l'estomac renfermait deux capitules de camomille au milieu d'un liquide trouble et constitué par de l'eau de vaisjielle (comme le démontra l'exainfli par le microscope; ; ce même liquide se trouvait avec doux feuilles da fleurs ds camomille dans les bronches. Comme on ne pouvait admettre que l'enfant avaitité mis d'abord dans l'eau de vaisselle et tué seulement après, il me semble proteble que la mère avait d'abord brisé le crâne de l'enfant et l'avait Jeté ensuite dam li vase contenant de l'eau de vaisselle et des restes de tisane de camomille, et oi l'enfant a pu encore avaler quelques gorgées et f«ire encore quelques meafcments respiratoires.

(1) Wibbrand, Schmvfts' Jahrb, Z' supplément., p. 331.

(2) Laborie, ibid., 18*5, 45« vol., 191.

l'infanticide. 583

L'examen des circonstances qui ont accompagné le cas est de la )1qs grande importance pour le jugement des prétendus accouchenents rapides ; le plus souvent ce sont ces circonstances qui font cocher la balance dans l'un ou Tautre sens. Il ne suffit donc pas le peser avec soin les assertions de la mère au sujet de la marche )e l'accouchement; il faut encore faire exactement l'examen des Reox, qui ne doit pas manquer d'ôtre relevé surtout dans les accouchements rapides nyant eu lieu, au dire de la mère, dans les cabilets d'aisances. Il n'est pas nécessaire d'expliquer dans quelle mesure des traces de sang peuvent indiquer le lieu oi!i l'accouche- Dent s'est accompli; de môme il est clair qu'il ne peut s'agir d'un iceouchement rapide sur les lieux d'aisances, si, immédiatement iprès la naissance, des témoins n'y ont pas remarqué de traces de iiDg, et s'il n'y a pas de raisons de croire que ces traces aient été KTacées. Ce qui est encore plus important à relever, c'est la disporition et surtout la largeur de la lunette des lieux d'aisances, de Tentonnoir situé au-dessous, ou celle des tuyaux partant de la ^mière ou du second. Plus la largeur de ces ouvertures et de ces loyaux est grande, plus on peut admettre la possibilité d'un accoutument rapide; quelquefois une simple vue sufût à montrer que, loit par suite de l'étroitesse, soit par suite des inflexions de ces conduits, l'enfant n'a pas pu simplement les traverser, mais qu'il a lu être poussé au travers.

Dans on de nos cm où l'accusée prétendait avoir eu an accouchement rapide^ ptDdant qu'elle était sur les lieux d'aisance«, le diamètre de Touverture ronde de Il lunette éuit seulement de 14 centimètres et celui de Touverture inTérieure de r«itonnoir légèrement courbé et situé au-dessous de la lunette, de 1 f centimètres. [|r» comme l'enfant était tenu à terme et que sa largeur d'épaules était de It eentimètres, on ne p ourait admettre qu*il Tût tombé simplement des parties ihillmles dans la fosse; le rapport, concluant à ce que TenTant avait été poussé Imm U fosse, éiait d'aut nt plus jusiiflé que celui-ci avait à l'omoplate gauche lae écorchure de la peau large comme la surface de la main et allant en serétréeiitant vers l'anus; cette érosion n*avait pu se produire évidemment que parce que reniant mvait été poussé à travers l'ouverture inférieure de Tentonnoir; en effet sa chute Tenfant n'avait pu se heurter nulle part et était tombé dans une he épaisse de matières fécales.

Dftos un autre cas on trouva un enfant venu à terme enterré couché dans I pot ; la mère prétendit être accouchée en se tenant debout, les Jambes ëcar- , au-dessus de ce pot ; Tenfant serait tombé dans le pot et y serait resté ; là^detaus elle Taurait enseveli le considérant comme mort. Mais ce pot avait une iMutaur de 30 centimètres et son ouverture n'avait qu'un diamètre de 14 cent!* Bètret; or la longueur du reste du cordon ombilical, encore attaché au cadavre rêuoie à celle de la partie du cordon adhérente au placenta, trouvé en un autre •Béroit, s'élevait à 60 centimètres. Dans ces circonstances il fallut déclarer que

cela aurait été un hasard particalièrement remarqaable et même an toar d« force que d'avoir laissé tomber l'enfant dans Touyerture relativement étroite da pot, surtout si^ la mère se trouvait dans la position tout à fait invraisemblable qa'ellt prétend avoir eue ; et môme en accordant ce point, la faible distance entre l'ooverture du pot et les parties génitales et la longueur du cordon ombilical ne permettaient pas de croire à la possibilité de la déchirare du cordon ombiliai; cette déchirure aurait pu se produire d'autant plus difficilement que le corps de l'enfant aurait été arrêté en passant à travers l'ouverture étroite du pot.

Dans un autre cas, Taccouchement aurait eu lieu pendant que la mère était assise sur les lieux d'aisances. La déposition de deux témoins qui étaient précisément devant les cabinets d'aisances, apprit que pendant que la mère s'y trouvait, la porte fut subitement secouée comme si quelqu'un voulait s'appuyer sur le loquet; immédiatement après ils entendirent un cri, semblable à un cri déjeune chat, mais qui s'éteignit aussitôt; quelques instants après l'accusée sortit, et on la vit essuyer ses mains ensanglantées à son tablier. L'enfant retiré de la fosse d'aisances portait une fissure anguleuse sur l'os pariétal droit; ses poumons étaient complètement pleins d'air; ils présentaient les signes de l'asphyxie; les voies respiratoires renfermaient des matières de la fosse d'aisance; le cordon ombilical était déchiré au ras de l'ombilic. Le rapport portait que s'il n'était pas impossible à l'enfant de respirer pendant sa chute, il n'y a du moins pas lieii d'admettre que l'enfant ait pa crier.

Cette raison seule, ajoutée au fait qu'on a trouvé les poumons remplis d'air, ne permettait pas d'admettre un accouchement rapide. L'examen des lieux devait rendre cette assertion plus improbable encore; en effet, il fut établi que le bord antérieur du siège des lieux d'aisances était éloigné de la porte de i mètre 47 ; Taccusée ne pouvait donc pas, lorsqu'elle était assise, secouer la porte; or, le cri de l'enfant, qui fut entendu en même temps, prouve que la naissance a eu lieu en ce moment même.

IIL — Hémorrhai^le par le cordon ombilical.

On a beaucoup écrit sur la question de savoir si Thémorrhagie par le cordon ombilical non-lié était possible ou du moins si elle pouvait se produire facilement, ou seulement exceptionnellement. Les accoucheurs et les médecins légistes sont aujourd'hui d'accord sur ce point — que cette hémorrhagie ne se produit que rarement. Les observations médico-légales ont prouvé du reste que, bien que

dans les accouchements clandestins le cordon ombilical soit généralement coupé immédiatement sans être presque jamais lié, il y a eo rarement des enfants pour lesquels on ait pu admettre une kémorrbâgie par le cordon ombilical non lié.

Ltrmison poar laquelle le sang ne peut pas s'écouler ordinairement par le cor-

4ao ombilical doit être recherchée en premier lieu dans la contraction yive des

artères ombilicales; les puissantes couches musculaires longitudinales et cir-

CQlaires permettent à ces yaisseaux, dont les fibres élastiques sont peu dévclop-

da ae rétrécir et de satisfaire leur rétractilité centripète. En outre ces

semblent posséder une grande excitabilité, qui fait que le contact seul

éê l'air eitérieor et peut-être aussi Texcitation mécanique provoquent pendant la

rvpcore mécanique du cordon ombilical une contraction vire et durable de ces vais-

n est douteux que la température du milieu ambiant exerce quelque in-

; mais nous ayons tu chex des chiens nouveau-nés ou retirés vivants de

I^Mé^l•, l'héroorrhagie par le cordon ombilical, qui avait été coupé, s'arrêter au

ktat de quelques instants, que l'animal ait été plongé dans l'eau froide ou dans

Tma chaude. Les artères par contre se rétrécissaient vivement quand on y introdui-

%ût an poil. Ce qui parait encore Jouer ici un rêle adjuvant, c*est la tension de

il ptroi antérieure du ventre, tension qui est déterminée par la descente du dia-

pbngme, probablement aussi la traction de la vessie qui se vide et aux deux

de laquelle sont situées les artères ombilicales. Nous remarquons à ce sujet

ebex les chiens les tendons des muscles de la vessie entourent en forme de

les artères ombilicales de sorte que celles-ci semblent être enclavées dans

Im premiers.

On attribue une influence essentielle sur la cessation de l'écoulement du sang fv le cordon ombilical coupé à l'établissement de la petite circulation qui enlève à fmni deacendante une grande quantité de sang et pour cette raison diminue la lion dans tous les vaisseaux du système aoriique; cette diminution de presse fait sentir surtout dans les points extrêmes. H ne faut pas méconnaître fteiaence de cette diminution de la pression, et moins encore celle de la faiblesse tilttife do ventricule gauche qui s'hypertrophie seulement après la naissance ; cette explique aussi pourquoi la section d'autres vaisseaux et même des caroches des nouveau-nés, ne donne pas un jet de sang aussi fort que chez les âdnliet et pourquoi les vaisseaux laissent plutêt couler leur sang en bouillonnant le noas l'avons constaté dans des expériences directes sur des chiens ; en temps nous avons trouvé que les artères ombilicales continuent à battre quelque temps dans la cavité abdominale (dans un cas encore après «ae;demi-beure) après que les pulsations et l'écoulement de sang dans ce qui reste da cordon ombilical ont cessé et que la respiration est déjà en plein fonctionne-

Ce dernier fait, ainsi que les cas (2) où Ton a observé la continuation des pulsations dans ce qui reste du cordon ombilical

(1) SlraTonskf, Ueber den Bau der Sabeig fasse und ûbtr ihr Verhalten nach 4erGtburt. (SiUb, d.Akad, d. Wissenich. 1874, L\X, 3 atth. Juti heft.) (3) leode, /6c. cit., lU, 289. — HohI. /oc. cit., 4SI.

pendant quelques instants et même plus longtemps, prouveraient qu'il est possible qu*il y ait une bémorrhagie par Textrémilé non liée du cordon ; cette possibilité a été prouvée par un grand nombre d'observations de ce genre. La raison pour laquelle la' perte dt sang par le cordon ombilical ne s'est pas arrêtée comme d'habitude ou a reparu ullérieiirement, ne peut pas toujours être établie. Une respiration incomplète ou entravée semble favoriser l'apparition d'une perte du sang par le cordon ombilical, la petite circulation ne se développant pas complètement et la pression di sang dans le système aorliqne s'élevant comme dans toute asphyxie au lieu de diminuer. D'après les remarques faites plus haut, il est impossible de décider si un milieu chaud dans lequel se troarerait l'enfant, hâterait la perte du sang par le cordon ombilical, et si le froid pourrait l'empêcher. L'analogie avec d'autres plaies permet d'admettre que le sang peut s'écouler moins facilement par un cordon ombilical déchiré ou écrasé que par un cordon coupé. L'endroit où le cordon ombilical a été coupé n'est pas indifférent, c'est-à-dire qu'il y a moins à craindre une forte perte de sang par un long bout restant du cordon que par un bout court, bien que de nombreux cas nous apprennent que, même lorsque le cordes a été arraché de l'ombilic, il ne s'ensuit pas nécessairement uns hémonhagie.

II faudrait aussi prendre en considération toute anomalie d'origine des artères ombilicales. D'après Rokitansky {!), il n'est pas rare de ne trouver qu'une seule artère ombilicale formant la continuation immédiate de l'aorte abdominale. Nous-môme, malgré le grand nombre de cadavres d'enfants qne nous avons soumis à l'autopsie, nous n'avons observé qu'une seule fois une anomalie des artères ombilicales. Il s'agissait d'un enfant âgé de cinq jours. L'artère ombilicale droite manquait et à sa place il y avait simplement un cordon de tissu conjonctif; l'artère gauche était deux fois pliis'large que d'habitude; toutefois elle sortait régulièrement de l'hypogastrique, qui présentait également un calibre plus fort.

Dans la plupart des cas d'hémorrhagie par les vaisseaux ombilicaux mentionnés par les auteurs, la perte de sang a commencé seulement ultérieurement, c'est-à-dire pendant ou immédiatement après la séparation du cordon ombilical déjà mortifié. Dans quelques-uns de ces cas, c'est la marche anormale de l'obliléralioQ des vaisseaux ombilicaux qui a été la cause déterminante; dans

(1) Rokitansky, Path, Anaiomie 3 aufl, 111,547.

beaucoup d'autres au contrairei sinon dans la plupart, il s'agissait éTidemment de ce que l'on appelle communément une hémophilie, qui est comptée par des auteurs modernes (comme Klebs, T. Ritter et Eppinger) dans la catégorie des maladies infcclieuses el qui est attribuée à une invasion de bactéries (par la plaie ombificale?). Ces cas sont habituellement combinés avec d'autres hémorrbagies (du nez, de l'intestin), et avec des ecchymoses dans les organes internes, ce qui facilite le diagnostic de ces processus. » Dans Texamen d'un cadavre d'enfant on ne peut songer à une kémorrbagie par le cordon ombilical non lié, que lorsque ce cada- ?re présente des caractères d^anémie bien prononcés. Si Tanémie tziste, nous ne pourrons l'attribuer à la perte du sang par le cordon ombilical que si nous ne lui trouvons pas d'autre cause, et toriout si nous ne trouvons pas de blessures des grands vaisseaux OQ des organes riches en sang. En outre, le fait d'avoir trouvé le reste du cordon ombilical lié, ne suffit pas par lui-même pour exclure une perte du sang par le cordon ombilical; la ligature peot en effet avoir été faite après coup, et il y a d'ailleurs quelques cas connus où malgré la ligature, il y avait eu une hémorrhagie, parce que le nœud s'était défait de lui- môme ou par suite de la disparition de la gélatine de Wharton.

§ 4. — MBUITHB VOLONTAIRE DU NODVBAD-lli.

L'article 139 du Code pénal autrichien distingue le meurtre d*un Bonveau-né par l'intervention active de la mère, et le meurtre qui a ca lieu par suite de l'omission des secours nécessaires pendant raccouchemeni.

Le projet de réforme du Code pénal autrichien (§ 228), contient la m^me distinction sans établir pourtant une peine plus légère pour les meurtres commis par omission des secours nécessaires, comme cela a lieu dans le Code pénal actuel. Le Code pénal allemand ne parle que de <c meurtre » en général, sans indiquer la manière dont celui-ci peut être commis.

Parmi les genres de meurtre actifs employés pour les nouveaunés, un des plus fréquents est celui par lésions du crâne à l'aide d'instruments contondants ou anguleux; ou bien ces instruments sont dirigés contre la tête de Tenfant, ou celui-ci est lancé coutre des corps durs. Les conséquences de ces actes de violence sont le plus souvent des solutions de continuité des os du crAne avec des eztravasations dans la cavité crAnienne. L'appréciation de ces

meurtres ne diffère guère de celle du meurtre des adultes. Cependant les solutions de continuité dans le crâne des nouTeaanés présentent quelques particularités; outre qu'elles peuTent déjà se produire pendant et môme avant Taccouchement, elles ont cela de particulier qu'on peut les confondre avec des défauts d'oisiûcation, et qu'il faut prendre en considération ce fait que lei lésions constatées ont pu se produire seulement après la mort, par «suite de la grande fragilité des os du crâne des nouveau-nés (i).

Les défauts d'ossification se divisent en défauts d'ossification eo forme de fentes et ceux en lacunes rondes ou irrégulières.

Les premiers se présentent avec ane grande fréquence sur l'écalUe de Toccipitil «t sont les traces de la séparation des noyaux d'ossification, disposées primitif^ ment par paires; on y distingue une fente perpendiculaire etdeax fentes laténlei. L'une s'étend de la pointe de l'écaillé de l'occipital verticalement à la tabérofilé occipitale et est rarement plus longue que de 0*,01S. Les fentes latérales vMl symétriquement des deux fontanelles latérales Jusque dans Técaille de l'occiphii, se dirigent obliquement en dedans, et en baut, de telle sorte qu'à leur point 11 plus élevé elles ne sont distantes de la tubérosité de l'occipital que de 0",0l ï 0'',015. Leur longueur est rarement moindre de 0"|02 et leur trajet n'est pas toi* Jours en ligne droite, mats le plas souvent ondulé. En outre le bord inférieur di récaille de l'occipital présente presque toujours, Juste en son miUeu, une écha* crure qui s'allonge parfois en une fente se dirigeant en baut; quelquefois aiuri, mais très rarement, elle s'unit à la fente venant du haut et détermine ainsi vM séparation de l'écaillé en deux moitiés latérales.

Les pariétaux offrent également, sinon d'une manière aussi constante quel'écaille de Toccipital, du moins très souvent, des fentes embryormales. On en roit le plus fréquemment au tiers poslérieur du bord de la suture sagittale, oie entre autres symétriquement placée de chaque côté^ entre les rayons d'ossificatioa; cette fente, ayant rarement plus de 0",015, correspond à la place où se forot plus tard le trou pariétal. Comme les extrémités internes de ces fentes se séparent aouvent, elles forment une lacune carrée ou ovale dans la suture sagittale, qa'M désigne sous le nom de « fontanelle accessoire ». On voit aussi fréquemment, n point de réunion du tiers moyen au tiers supérieur de la suture Umbdoide, des fentes symétriques pénétrant dans les os pariétaux et se dirigeant en ayant et m dehors vers la bosse pariétale. Celles-ci sont généralement courtes , mais ellci peuvent aussi, comme nous l'avons dit en décrivant un cas de ce genre (?), se coih tinuer Jusque près de la bosse pariétale et présenter alors une ressemblance surprenante avec des fissures traumatiques.

Il est arrivé que ces fissures naturelles ont été prises pour des fissures traumatiques, et nous avons réuni quelques cas de ce

(1) Voyex Toulmouche, Études sur C infanticide et la grossesse cachée au diuimutée. Paris, 1862.

(2) Hoffmann, Zur Kentniss der natûrlichen Spailen und Ossifications lefectt am Schâdel Neugeborner, (Prager Vierteljahrsch,^ vol. CXXm, SS.)

l'infanticide. 58^

genre dans le travail cité plus haut (I). La distinction peut être faite ftbord par le siège constant des fentes et leur disposition symétrique, ensuite par la configuration arrondie de leurs bords qui, il est Trai, peuvent avoir une direction, non pas toujours droite, mais fnelquefois aussi ondulée ou en zigzag; elles se distinguent encore lortout dans les crânes frais, parce que l'espace libre entre les bords te la fente est rempli par du cartilage embryonnaire, auquel adhè-^ rent solidement le péricrâne d'une part, et la dure -mère deTautre.

Les lacunes osseuses, arrondies ou à forme irrégulière, qui se auvent souvent dans les crânes des nouveau-nés, doivent leur Histence aune ossification défectueuse, et sont désignés pour cette nison sous le nom général de défauts (T ossification. L'endroit oh lOcs se produisent le plus souvent c*est Tos pariétal, plus rarement ros frontal, et tout à fait exceptionnellement l'os occipital. Dans les Bipariétaux, ces défauts se trouvent toujours entre la suture sagittale Bl la bosse, et plus près de la première. Souvent le défaut d'ossifi- Bilion est bilatéral, sans qu'il soit nécessairement développé au Bême degré des deux côtés. Lorsque les défauts d'ossification se Ifocvent dans Tos frontal et l'os occipital, ils ne sont jamais situés lins la bosse, mais toujours dans les parties périphériques de Tos. b se présentent soit sous la forme de lacunes rondes ou irrégulières lins Tes qui s'amincit dans leur voisinage, soit sous celle d'en- ^its minces et transparents comme du papier, ou plus souvent encore ils ofi'rent une combinaison de ces deux formes. Souvent on peut les sentir au toucher à travers le cuir chevelu comme des pirties dépressibles et quelquefois crépitantes; sur Tos pariétal mis Inu on les distingue le mieux, lorsqu'on expose celui-ci à la Innière après avoir détaché le péricrâne et la dure-mère; on peut SKonnaltre alors très bien les parties transparentes de l'os, ainsi fûe Tamincissement progressif des bords des lacunes.

Ce caractère, joint à ce fait que ces lacunes sont recouvertes par le péricrâne et la dure-mère, sert à distinguer ces orifices de ceux qui ont pu être produits d'une autre façon (par exemple, par traumatisme).

Malgré cela, il y a eu des cas oh on a fait cette confusion à peine ttCQsable.

Un autre caractère important de ces défauts d'ossification au

(i; On trouTii (Schmidts' Jahrb, 1851, vol. LXIX., 294) un autre cts, celui dune kime fille de 6 ans (!j, chez laquelle une fente embryonnale a été prise pour une Wiure,

point de vue médico-légal, c'est la facilité avec laquelle peuvent se produire des fractures et des Gssures dans ces parties de Vos, I cause de leur ténuité et de leur fragilité anormale. Les fissures peuvent déj.\ se produire, comme nous l'avons dit, pendant l'accouchement; après l'accouchement aussi de faibles violences suffisent à produire en ces endroits des solutions de continuité; de méoM il est clair que la commotion résultant de ces violences, peut si transmettre plus facilement au cerveau môme à travers la voftU crânienne anormalement amincie ou perforée que si la voûte crânienne avait eu son épaisseur et sa solidité normales. Cette circonstance doit être particulièrement prise en considération pour apprécier les effets d'un accouchement rapide.

Les défauts d'ossification peuvent eiister cbex des enfants toat à fait saiti; quelquefois ils sont un des caractères de l'hydrocéphalie, ce qui mérite aoM d'être pris en considération. Les cas décrits par les auteurs sous le nom é'od»' genesis imperfecta (Vrolik) méritent également d'ôtre signalés comme manifiitation d'une ossification défectueuse : les os du cr&ne se composent d*un pttà nombre de lamelles osseuses petites et minces qui, ou sont sépart3esles ooetdii autres, ou bien présenlcnt les degrés de fusion les plus divers; si on touche ai sortes de cr&ne extérieurement, ils peuvent paraître brisés en plusieurs morceiiL

Il no faut jamais perdre de vue que des fissures ou des fractum qui se trouvent sur un crâne d'enfant, peuvent avoir été faites sen lement après la mort^ d'une part, à cause de la facilité avec laquelle ces solutions de continuité se produisent dans les os <ki crânes d'enfants, d'autre part, parce que, de la façon dont on sj prend pour faire disparaître ou cacher les cadavres des nouveaunés, ces lésions ont assez d'occasions pour se former, si par exemple les cadavres ont été jetés dans des lieux d'aisances, dans da fosses, etc., s'ils ont été ensevelis et recouverts de pierres, oo s'ils ont été enfermés dans des espaces étroits. Dans ces cas, ilfaul d'abord tenir compte de l'endroit oh le cadavre a été trouvé, el rechercher si l'arrivée du cadavre en cet endroit a dû être accx)Uh pagnée de quelque acte de violence, et si les violences n'ont paspa avoir été exercées postérieurement, lorsqu'on a enlevé les cadavres de cet endroit. Ainsi, nous avons trouvé chez un enfant mort-né et retiré des lieux d'aisances de nombreuses érosions de la peau dfl corps et de nombreuses fissures ou fractures des os du crâne, qui durent être regardées comme ayant été produites après la mort, d'autant plus qu'il fut établi que le cadavre de l'enfant éUit resté enfoncé dans le tuyau des lieux d'aisances, et que, pour remédiera l'obstruction du tuyau, dont on ne soupçonnait pas le vérilaUe

l'infanticide. 591

motif, on avait enfoncé Tobstacle avec une perche, ce qui ne léossit qu'après de longs efforts (1).

Outre ces caractères, il n*y a que la présence ou Tabsence des phénomènes de réaction vitale qui peuvent décider s*il s'agit |d'un3 Mtton produite pendant la vie ou après la mort de l'enfant. Il est fiii que Gasper a prétendu, en s'appuyant sur ses expériences, que FéUt des bords de ces solutions de continuité permettait égale- Beat de décider cette question; en effet, il dit avoir trouvé que kg fissures qui se sont produites pendant la vie avaient des bords plus QQ moins dentelés, et que les Ossures postérieures à la mort avaient bojours des bords lisses ou faiblement dentelés; ces dernières bsores ressembleraient, dit-il, à une fêlure dans un verre. Mais Skrzeczka (2) a fait remarquer avec raison que la disposition des lords d'une fracture des os du crâne d'un enfant dépend de ce iil, que la fracture est située entre deux rayons d'ossification, ou IB'elle les traverse perpendiculairement ou obliquement; dans le ■emier cas il y a des fissures lisses, dans le second elles sont faible- Bent dentelées ou même présentent de grosses dentelures. Les nés et les autres peuvent se produire aussi bien pendant la vie |B*après la mort ; la rectitude des bords d'une fissure ne peut donc m aucune façon être considérée comme un des signes de leur pro* Iwtion post moriem. De notre côté, nous ne pouvons que confir- Ber ces données, nous avons même réussi deux fois en laissant lomber un enfant sur la tête, à produire une fissure anguleuse et i bords nets dans l'un des pariétaux, en même temps qu'il se for- ■ait dans Tautre os une fracture dentelée.

Le meurtre d'un enfant par des coups, des chocs ou des coups ir pied, etc., dirigés contre d'autres parties du corps, n'a lieu fQ*ezceptionnellement et alors il est généralement combiné avec ies blessures du crâne. Piukus, Bittner et Kœhler (3] ont décrit fécemnient des cas de meurtre de nouveau-nés par des ruptures io foie. Ces cas, en dehors de leur rareté, sont intéressants parce qialls ont fait soulever la question de savoir si la rupture du foie peut se produire par la déchirure du cordon ombilical. D'après les apériences faites jusqu'à présent, cette question doit être résolue

(1) Vcqret Tardiea, Étude médico-légale sur riufanticidey V édition. Paris, 1880,

^ m et pi. m.

(DSkneczka, Viertetjahr^cfi, f. gcr, Med,, 18G9, p. 69.

(1) Vieritifahtsch. /. ger. Med. 1874, XXU, p. l; XXUI, p. 33 et 1877, XWl,

.négativement, en tant qu'il s'agit de la déchirure da cordon ombilical causée par le poids de l'enfant; en effet, dans les cas assez fréquents que nous avons pu voir nous-m$me, et où le cordon ombilical avait été arraché de rombilic , nous n*aTons jamais obserré aucune lésion du foie, qui ne pourrait d'ailleurs être admise par des raisons anatomiques. Même dans le cas où la mère, en appuyant sa main sur Tenfant, déchire le cordon ombilical, il no peut pas se produire facilement une rupture par la pression de la main, la déchirure du cordon ombilical, comme il a déjà été ditn'exigeant pas de violents efforts. Au contraire, de violentes contusions de la région du foie, comme elles ont lieu quand on donne des coups de pied à l'enfant, ou quand on exerce d'autres violences semblables, ainsi qu'une chute d'une hauteur considérable sur le sol^ peuvent produire des ruptures de ce genre. Il est remarquable que, malgré le volume relativement considérable du foie de l'enfant, sa richesse en sang et la grande friabilité de son tissu, cei ruptures ne soient pas observées plus fréquemment chez les en* fanls retirés des lieux d'aisances.

Le meurtre des nouveau-nés par des instruments piquants oa tranchants est très rare. Nous n'avons eu qu'une seule fois l'ocasion de faire un rapport sur un cas, où la mère avait tué son nonveau-né en lui coupant le cou, et sur un autre où l'enfant avait été tué par une pelle en fer (1).

Le meurtre par asphyxie est fréquent. S'il a été accompli avec quelque raffinement, par exemple par l'obstruction des orifices j respiratoires au moyen d'objets mous, de toiles, de literie, etc., les caractères extérieurs de ce genre de mort peuvent manquer totalement. Le meurtre commis par l'occlusion du nez ou de la bouche par les mains^ peut être révélé par les traces des ongles et par d'autres érosions de la peau, situées près des voies respiratoires. Cependant il faut se rappeler que des égratignures sur la peau du visage, peuvent se produire dans les accouchements acco plis sans secours étrangers. Quant aux traces qui peuvent subsister après la strangulation au cou du nouveau-né, nous renvoyons à ce que nous avons dit de ce genre de mort chez les adultes. Cependant, il faut faire observer que dans les accouchements solitaires, il peut se former également des sugillations entre les parties molles du cou, surtout dans la gaine du sterno-cléido-iuas-

(1) Voyez un cas cité par Toulmonche. Observation et rapport médico^lé^l rf latifà un cas rare (T infanticide, {Ann, d'Hyg. et de méd, lég,, !•• série, l. U 1853, p. 200.)

LMNFANTICIDE. 593

D, à la suite de violents tiraillements, ou d'une forte extension D, ainsi qu'il résulte des observations importantes de Hirschs- ;(i),Skrzeczka(2)et Fasbender(3); de môme il ne faut pas ou- |u'en employant ce qu*on appelle le coup de Prague, pour Tex- 3n de la tête venant en dernier lieu, Schrôder a observé deux ne séparation des condyles de rocci pilai ; Winckel a observé la { chose dans un cas où l'enfant s'était présenté, comme d*hab, par la tête (4). Dans les strangulations faites avec une , il peut se produire plus facilement que chez les adultes des ations dans le tissu sous-dermique et dans la profondeur des m molles, par suite de la grande délicatesse et de la fragilité issus. Dans un cas où Tenfant avait été étranglé avec la he d'un habit, nous les avons trouvées très nettement dévees. Nous avons déjà dit (p. 465), que l'enroulement du cormbilical autour du cou, pouvait produire un sillon de stranion mou, et que chez les enfants bien nourris, le fond anémié lis horizontaux de la peau du cou, pouvait simuler un sillon nngulation.

I autres genres de meurtre qui sont d'ailleurs très rares, 'ent pcis d*intérêt spécial et peuvent être jugés d'après les es principes que ceux que nous avons exposés en un autre dit, en parlant des différentes espèces de mort violente.

§ s. — MEUHTRB DO NOUVEAU-NÉ PAR OMISSION DE SECOURS.

meurtre du nouveau-né par omission des secours nécessaires petila délivrance, peut avoir lieu : !• en omettant volontairement ature du cordon ombilical; 2® en négligeant d'enlever les icles à la respiration, et enfin 3" en ne protégeant pas Tenfant re les influences nuisibles venant du dehors. est facile de comprendre que, s'il est pos>ible de constater que luveau-né est mort par une hémorrhagie par le cordon ombinon lié, ce n'est que dans des cas très rares qu'il y a des indices lins sur lesquels on puisse s'appuyer pour prouver que la ligaa été omise volontairement, et on les trouve d'autant moins, l'on ne peut prétendre, du moins pour les femmes qui accou-

Hirtcbspmng, VirchJahrb, 1S69, 11^ CC2.

Sknecika, Vierteijahrsch. f. ger. Med, 1S69, X, 129.

Kisbcnder, ibid. 1874, XXI, 17G.

WiQckel, in Bergmann, Pitlia, billrotira llandb,, III 1S73, p. 4G. Pour des

ffmlioDs analogues faites par Sasaen sur 33 enfants nés par extraction, Toir

ow'a iaAr6., 1864,11, 803.

HomiAXx. 38

594 LES ATTEiNTATS CONTRE LA SANTÉ ET LA VIE.

client pour la première fois, el c*est d'elles qu'il s'agil le plus souvent, que raccouchée connaissait la nécessité d*une ligature de cordon ombilical et la façon de la faire.

De même, lorsqu'un enfant vient au monde, les membranes (k l'œuf non rompues, ou les voies respiratoires obstruées par dei lambeaux de membranes ou par du liquide amniotique, on conçoit que la mère ne connaisse pas le danger où se trouve l'enfaot, et néglige pour cette raison de supprimer les obstacles à la respiralioo.

S'il s'agissait d'un accouchement rapide sur un vase ou sous de la literie, etc., il faut admettre que le bon sens naturel de l'accouchée devait lui apprendre qu'il fallait retirer l'enfant de cette poà' lion, si on voulait lui conserver la vie. Ici on se trouve souvent ea présence des assertions de l'accusée, qui prétend avoir perda connaissance au moment de la délivrance ou, par suite de l'épuisement, n'avoir pas été en état de venir en aide à Tenfant. Comme l'évanouissement au moment du passage de la tête a été observé même dans des cas de clinique (i), il faut aussi admettre qu'il est possible dans les accouchements clandestins, surtout dans ceux qui s'accomplissent rapidement et où le vagin «et les parties génitales externes subissent une distension très rapide et très douloareuse. En outre, comofie ce sont surtout les accouchements clandestins qui s'accomplissent rapidement et comme l'excitation morale doit être appréciée également comme une cause influente, on ne peut traiter de mensonge ou d'exagération les déclarations si fréquentes des femmes qui accouchent clandestinement et qui prétendent avoir perdu connaissance. Il en est de même de celles qui déclarent que, par suite de l'épuisement, elles ne pouvaient porter secours à l'enfant.

Malgré cela, nous ne nous contenterons pas, à propos de chaque cas, d*admettre que ces accidents sont possibles; nous examinerons, en outre, si les autres circonstances sont d'accord avec cette possibilité. Le meurtre de l'enfant par le manque de protection contre les influences nuisibles du dehors, peut avoir lieu surtout si Tenfant a été abandonné à l'endroit de l'accouchement et s*il a péri par le froid. Nous avons déjà dit ailleurs que pour des nouveau-nés, il ne faut pas précisément un froid glacial pour amener la mort; en même temps, nous avons indiqué les difficultés que présente le diagnostic de ce genre de mort. Prouver que l'enfant a été lai^

(1) Sclirôder, loc, cit., 100. — Cbailly-Honoré, Traité pratique de Cart det «^^ chements^ G* édition. Paris, 1S78, p. 463. » Nœgele et Greoser, Traité pratif^ de fart des accouchements ^ 2* édition. Paris, 1880.

DtentionnellemeDt exposé au froid, c'est plutôt le devoir du juge rinsiroction que celui du médecin, les conditions extérieures qui iccompagnent le cas pouvant seul donner des éclaircissements lans ce sens.

Eoflii M faut encore obfter?er que ce ne sont pas toujours des enfants entiers loi sont soumis à l'autopsie et que quelquefois il n'en reste que des fragments; et autres parties manquent soit parce que l'enfant a été mis en pièces intentionleDement, soit, ce qui arrive plus sourcnt, parce qu'elles ont été dévorées par des Ht on d'autres animaux. Dans ces cas, c'est la nature seule des parties conservées loi permettra de résoudre telle ou telle question d'entre celles qui se présentent iiBt Texamen des nouveau-nés. Ce qui peut ôtre le mieux résolu c*est la quettion de savoir si l'enfant dont il s'agit était un nouveau-né et s'il était complètement i terme on non. — C*e8t seulement lorsque les poumons et le tube digestif nlitent encore qu'il est possible de résoudre avec plus ou moins de certitude la IMttloa de savoir si l'enfant est venu au monde vivant ou mort. S'il n*y a plus |M la tète il faudrait examiner particulièrement les cavités du tympan de la façon iftéiqaée plus haut. Celles-ci pourront aussi fournir des données sur le genre de MTi de l'enfant si elles contiennent des substances étrangères; il en est de ■êuM d'antres parties du corps si on trouvait sur elles des blessures que l'on peut iteonnattre comme ayant été produites pendant la vie.

Enfin U peut arriver qu'il n'y ait pas d'enfant mais seulement un placenta. Dma ce cas, outre l'examen de la mère, qui ne doit pas être négligé pas plus que dans les cas déjà cités, il faudrait tenir compte de la grandeur et du poids du placanta pour en déduire approximativement l'âge du fœtus. C'est pourquoi nous •itnt donné, dans la description des fœtus dans les différents mois de la gros- •eite, le poids moyen et le diamètre du placenta. S'il y a un placenta double il M faudrait pas en conclure immédiatement à une grossesse gémellaire, car on a •biervé souvent un placenta double pour un fœius unique; il est vrai que dans ce Ctt, chaque placenta n'avait que la moitié de la grandour du placenta ordinaire (1). Li cordon ombilical se divise dans ces cas immédiatement en avant du placenta •n deux tronca principaux ou bien forme ce qu'on appelle une insertion vélaiMntettte (2).

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