ART. III. — LA GROSSESSE PEUT-ELLE ÊTRE MÉCONNUE PAR LA UÈRK
Le code pénal prussien déclare que : « Si le fœtus est déjà Agé de
(1) Lôrd Spencer, Jownal of the English AgricuL Society, 2* partie, 1839.
(2) Consultez Cli. Albert Lo Boucher, Du rôle de la médecine Ugale dans la durée de la gestation au point de vue du droit civil. Thèse de Piftris, 1875. — Schmidr, Des grossesses prolongées. Thèse de Paris, 1876.
(3) Voy. p. 128.
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Ireole semaines, Texcuse, que la mère n'avait pas conscience de son étal n'esl plus valable. » Hofmann fait à cette déclaration des réserf66 très justifiées pour les idiotes ou les imbéciles, pour des femmes tnceintes pour la première fois et irrégulièrement réglées, pour des états pathologiques qui ont trompé des médecins. Nous ajouterooB à ces cas une autre exception. Nous avons été appelé il y a quelques années auprès de la femme d'un employé supérieur d'un ministère qui avait méconnu sa grossesse dans les circonstances soivantes. Cette femme très grasse avait déjà eu trois enfants, elle aourriMiit le dernier, depuis douze n^ois et demi, et n'avait aucune raison pour nier une grossesse possible. Son mari était venu nous prier de passer chez lui dans la journée parce que sa femme avait 468 douleurs d'entrailles. Une demi-heure après notre arrivée Tacoouchemenl était terminé. L'absence des règles avait été attribuée à la lactation et tous les phénomènes d'une grossesse normale avaient été méconnus. On voit que dans ces cas encore les lois en apparence les plus absolues, celles qui semblent comprendre Tuniversalité des cas ue doivent pas être pour le médecin expert des lois sans appel ; il ne peut se décider que sur l'examen du fait spécial et des circonstances qui l'ont accompagné.