‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 38 sur 189 · CAUSES DU SUICIDE · texte numérisé non relu

CAUSES DU SUICIDE

Les causes du suicide sont très diverses et leur imporlanoi do'.t être appréciée comme nous l'avons déjà dit pour les eofanb; non pas au point de vue général, mais au point de vue des condî* tions particulières de l'individu.

Il est certain que le plus grand nombre des suicides se rencontit chez les aliénés, bien que ce serait une erreur de croire aiee fei médecins anglais que tout suicide puisse être rapporté à un éUi d'aliénation mentale. Le plus souvent ce sont les états mélancoliquei qui poussent au suicide et qui éveillent et font mettre à cxéculioi ridée de suicide, même dans les premières périodes de la maladif dans lesquelles il n'y a pas encore de symptômes objeclifsappireDti et qui par cela même peuvent facilement être méconnues. Oi» sait que la fréquence des suicides a été observée dans certainil familles comme une manifestation d'états de dégénérescence bérfditaire, en même temps que la folie morale et Talcoolisme.

LBS àTTBINTBS A LA SAiNTfi ET A LA VIE PAR BLESSURES. 255

Dans d'autres cap, ce sont des affections corporelles, surtout les Feclions incurables et douloureuses , entre autres les affections phililiques qui poussent les individus au suicide. Dans un certain MDbre d'autres cas trës-fréquenls, la raison du suicide se trouve iDS des malheurs, des perles de forlune, de grands chagrins, qui r eux-mêmes déjà peuvent pousser au suicide , mais peuvent ■ai être la cause de l'explosion d*une maladie mentale et conséttivément du suicide. La crainte d'une punition ou du déshon- Qr» des excitations violentes à la suite de discussions de famille, ■n des amours malheureux, qui s'observent principalement ns les premières années qui suivent la puberté et surtout chez i femmes, sont également des causes fréquentes do suicide. D*après Majer, sur 5654 suicides, 30,4 p. 400 eurent lieu pen- Bt des troubles de rintelligence, 20,2 p. 400 pour des causes Éées inconnues, 48,6 p. 400 par chagrin à la suite de pertes de tlDoe et par les soucis de la vie, 44,3 p. 4 GO à cause de maladies tporelle?, 9,9 p. 400 par crainte d'une punition, 5,2 p. 400 par lîie ou jalousie et 4,4 p. 100 par crainte du déshonneur. Sur foicides qui ont été constatés en France en 4874, on ne put r la cause du suicide que dans 4077 cas et parmi ceux-ci ra eurent lieu dans des affections cérébrales (mentales), 950 dans m étais douloureux, 651 par suite de mauvaise conduite et d'ivrolerie, 690 pour des dissensions de famille, 369 à la suite de albeurs et 45 individus se sont tués, parce qu'ils avaient encouru . peine de mort.

Nous ferons remarquer enfin que les suicides sont le plus fré* lenis dans ce qu'on appelle la belle saison, et, ce qui est encore m remarquable, ce n*est pas seulement en Bavière ainsi que lo mtrent les statistiques de Majer, mais encore ù Vienne que le bb de mai a fourni (de 4873 à 4875) le plus grand nombre de feides. La cause de cette particularité se trouve peut-être, ainsi le Ta déjà supposé Majer, dans le contraste pénible entre la tore qui s'éveille à une nouvelle vie et la situation particulière li tut songer au suicide. Cette circonstance concorde avec les Mrralions faites dans la folie mélancolique et qui nous appren- ■tqne l'hypéréthésie psychique se fait surtout sentir à l'égard ■ impressions que les personnes saines regardent comme agréa- Icaetqni autrefois avaient été perçues de la même façon par les libîdus malades. Cette même circonstance pourrait expliquer Ml-èlre le rapport entre les affections mentales et un grand NNobre de cas de suicides.

t'M .i^* £^:L^:..•:f .:'^:j.£ -* îâMÉ Er hx vie.

C f*>: Te: :-l.rf zk-zz ifî? iiifiiif* rk»&BS que le suicide eslpialôt trr: "1 : j:*z: zut ii ri^; i'tijfe Majer dans la proportioa de

N:-:y 1- ■:c? TJifsi- ii rjr.* je» ciff. renls genres de suiddCi r. ..>;•..-:> -i-.-.r» tiL v.if r::* :* «JoScide par traumatisme : noB

7 ■ ■ :r. -> L ; i-..."** fc.:..-.L^ ii* i.c:^e* «'ones de suicide.

l"::z j.> :":-*.t> .S >-i.«ûf .«*> ;.*c> fréquentes dans cegenrii V 5â^ Ik. ai' ~'i'\ CM Ji .'f'.yi zi'i rTL"^ £% «»«. Les suicidés se seffiri c-i ffi.: : . :iz- :•= : . i: .-ià*: .r^ ci àt: «routeaus de pocheorir,!-":-. . u> rjk-f - iz. ii-::'f>:i5 rc^ifcls tranchants, lek qv c: .:!. \ i; -i:: \ik^\ ôi ::.i&<. Dans un casquimMi

ç>: :. : ... .- r:.^.~i-:: >t.i-; «rri i cet effet d'un tesMKi dl

Lfs*.: .: :-> .'::: :' ;:i. •£-:-; ce:. e section debout (^uelque- :. > .r\iL: ur. ::::. : .- i«-j, rir^îsjcct étant couchât Lecoo ;e.:.:- . - .i :è:e 7icr.:h:e c- ir-.rre. îe suicidé, s'il tient^comma v;-.-. i:- ir .-: -..i :-. /-ir ■. f ..-'.ri- ce 'i n:ain droite* le place à i:.i.:.iLf -.; f. i:..: :: *. r f ?■*.-: :;-=:i>::i.i:cn et ie lire d'un sed *.:.-.. .. : -..:.: . 1 v: :-: ri:-'ï>>\:* x :a:t:e supérieure du CM* D,.a> Ce c\i>. Ir ".-•.". -r àr.iir r:st ;."vrursun peu oblique à 0:. .;e e; lU : i^: : :.r>: : : r.v. : :j> ri:v ce Irouter des sectios I. .: î :a.; l.i :.".ie>ç: :n cor.D-en*. s: 1i seclion a été failB t^,; '..t :\.s'.n ^i :::.-. .| :e ".i "-*■'? ?'• **^ ^-^e oblique de droite t ^lU L- et Cr L .-: cr. :i-. <: li iv.reclion ob iqrie de !a plaie ed 'ii-lî :-.:: i.cée. :: 5e :-v ; ?e-i rTei^en; en re.'.trdjnt I extrêmili \i :■ :-> • -rT-ire c.-.:. i.r !t :•- il : ce df. A-t de a pîaie. L^ dîRdiOi lie ..i ; ".jie [j-eul p. î^tIa : dc\e:.ir û;' ciie à n?conn."*!lre par U rê'.ra.i.-.'ïi v:«r> Lor :> de !i :<! ^ e et \^ stonoe simultanée d'auli* p dU*. S. le <-i 0. lé. j'i îuotien: vi'i'.c •m-» ir so:i projet, neteai pa<> ..L.: nite.i.crht ? ii cou et pen.he ij tête du côvé oppo>é & celtf où i. a pUce le couttf n, \i >ei:iion non seulement peut être trait* v^r-jt', tiiai> ptru: ciiO'-re dvi.»ir une direo^:*n ascendmte ver»ll fin. .N«jii> a\un> uLj>-:rvé el e\pii<ii:ê de celle faç )n un ca>douteil de >nl..ide ulTia-il celle pariiculiri é. Le coulrau pénètre, daosll piuiaii deà Cas, entre le laiyux el l'os Ly^ide ou rencontre I*

:, plus rarement il coupe la Iracbée, et ce n'est qu'exceptionlent qu'il passe au-dessus de l'os hyoïde (1). profondeur de la plaie dépend d'abord de la force avec le la section a élé faite, du tranchant du couteau et en outre irties que ce dernier a rencontrées. Très souvent le larynx i atteint le premier empêche le couteau de pénétrer plus idément, surtout s'il est ossiflé ou commence à s'ossiQer. Si •tacles n'existent pas, un couteau bien tranchant et conduit orce peut traverser toutes les parties molles de la partie eure du cou, arriver jusqu*à la colonne vertébrale et même ter celle-ci. Si le couteau a été tiré rapidement et d^un seul lâr-dessus les parties les plus proéminantes du cou, la plaie Mre complètement symétrique et blesser des deux oôtés les B organes. Les blessures se montrent d'ordinaire plus proes sur un des côtés du cou, surtout, comme cela se com- , sur celui où le couteau a élé placé en premier lieu et a été iDgentiellemeni à ce côté. Dans ce dernier cas, les chances blessure des gros vaisseaux du cou sont plus nombreuses ^e le coup est dirigé directement vers ces organes et est ;eiTèté par le larynx, tandis que si la plaie est faite symélrieniettangentiellement sur la ligne médiane du cou, les gros mxa, sont relativement moins souvent blessés. La protection es Taitseauz du cou trouvent dans leur situation profonde, 40e l'a fait remarquer Luschka, explique ce fait fréquent. roave ordinairement dans ce cas une plaie s'étendant d'un leetoldiea à l'autre, traversant quelquefois ceux-ci et ne Mtt outre la veine jugulaire externe d'un ou des deux côtés, è petites branches vasculaires, surtout celles des artères thyînoes supérieures. L'hémorrhagie par ces artères sufût pour miner la mort en partie par la perle de sang, en partie par E du sang dans les voies respiratoires, Taspiration de ce sang tpbyxie consécutive. Cette dernière peut encore être déters par la chute de l'épiglotte sectionnée dans le larynx, comme i a observé plusieurs exemples.

I» oUei ladoni concordent avec la statistique de Durham. (GQterbock c Les «< du e»m. • VùnrUlja^irKh, f. ger. Med, 1873, 19, p. 33.) Sur le siège de I Auis 1S8 cas de sections du cou. faits soit par suicide, soit par meurtre, lit la plaie se trouvait en dessus de Tos hyoïde, quarante-cinq fois sur la mm li>o-thyToIdienne, trente-cinq fois sur le cartilage thyroïde, vingt-cinq r 11 Uiameot conolde et le cartilage cricoïde, quarante et une fois sur la •l

nu LES ATTENTATS CONTRE LA SANTÉ ET LA VIE.

Dans les cas de suicide de ce genre on trouve le plus souvent sur le cou {dusieurs plaies dont quelques-unes, outre la plaie prioci{)alc cl piofonde, sonl pelites et n'entament que la peau ou, ce qui (ht plus fréquent, le larynx mis à nu par la rétraction de la peau. On les dir^lin^uc lrè> bien bur le larynx et on peut remarquer que tantôt elles sont parallèles ù la plaie principale, tantôt elles ont. les directions les plus diverses et se croisent entre elles. Il peut arriver encore qu'une section coïncide avec Ja première et f;isse de <elte façon une plaie à la partie antérieure de la coloniie vertébrale, et (jue (le"» vai^aeaux profonds qui avaient été épargnés dans la première sectiun soient blessés par la seconde. L\ fiéqnen<:e de la coffxistencc de plusieurs plaies sur le cou des suicidés prouve que ceux-ci sonl encore en état après la première plaie, en général la plus proloihle, de s*en faire encore d'autres, ce qui se comprend facilement dans les cas où les vaisseaux profonds da cou ne bont pas sectionnés du premier coup, bien (]ue, môme dans ce dernier cas, Tindividu ne perde pas inmiédiatement connaissance el soit encore capable de se faire quelques autres seclions se succédant rapidement. Celte précipitation et le trouble qui su^ vient en ce moment expliquent pourquoi ces plaies faites ultérieurement ont les directions les plus diverses et peuvent même occuper d'autres endroits que le cou.

Un paysan, connu comme ivrogne, fut trouvé mort dans sa cave avec If coa coupt;. II pirsnntiiit \uv. pluie longuo do 13 c«'ntimètros commençant h î centmètres au-dossous du lobule de l'oreille Kiincli", se dirigeant obliquement adroits et on bas par dessus la li^ne médiane du cou et ayant soctionné le sterno msi» toidien gauclie, la carotide j^auclie et les premiers cartilages de la traclir**. Oi con^tala en outre sur la joue druito deux autres plaies, langues d(> 10 centimètrtt ayant «ntainè seulement la p-au et qui, partant di' l'ail** droite du n- z, se dirigeaient parallèlement vers 1 an.i;le du uiaxillaire inférieur droit, et entre ce? éMt plaies une troisième n'ayant intéressé «pie l'épiderme-Ces plaies, ainsi que oi M quo le rasoir que Ton avait trouvé à (ûté du mort appartenait h un voisin, aniffl fait penser qu'il s'aîîis>ait ici non d'un suicide, mais d'un crime.

Nous déclaiâm-s dans notre rapport quo cet individu était mort d'iié-.norriiaiii à la suite de la pluie profonde du cou, et que cette dernière {louvait très bMli vu sa position et ses autres car.ictères, avoir été faite par le paysan lui lufl Quant aux plaies de la joue droite nous déclarâmes que leur siège, bien qo'ei* traordinairo à un endroit reroniui comme peu important à la vie, même par II public, n'excluait pourtant pas la possibilité du suicide, et qu'il pouvait s'eipli* quer par ce fait que le suie. dé ne s*ét&it fait ces plaies qu'après la section pri** cipale du cou, et dans un moment où la violente )iémorrhagic«t Sun état d'eicS* tation ne lui permettaient plus de se porter un coup Juste. Celi pouvait d'aaitfl plus facilement arriver (lu'à la suite de la section complète du sterno-mastoldiii gauche, la tôte s'était tournée à gauche ot que la joue droite s'est trouvée aiiii

iscUon du coup. Comme ces plaies de la joue avaient une direction Dire elles et à celles du cou, qu'il n'y avait pas de traces do lutte ou de mar cet individu grand et fort, et qu'il n'y avait aucune raison d'adcet homme fût en ce moment ivre ou privé de connaissance, nous conis notre rapport que les lésions constatées sur le cadavre et les autres ïes particulières du cas n'étaient pas contraires à l'idée d'un suicide.

re également a<!sez souvent qiio les suicidés se fassent après 1 du cou d'autres plaies, surtout au coude et aux articulala main. Cette coïncidence assez fréquente est en général nème un indice de suicide. Mais on observe encore plus nent des individus qui, après avoir essayé inutilement de 'une autre façon, finissent par se couper le cou. C'est ainsi f avons eu l'occasion de faire Tautopsie de deux individus ient sectionné le cou après avoir cherché à se luer en se coup de revolver dans la bouche, sans arriver ù produire Me qu'un délabrement du palais. Dans un troisième cas, le ▼ait commencé par une tentative de strangulation, et quatrième par un coup de couteau dans le foie. Les suice genre ne tombent pas toujours à l'endroit môme où ils fait la section du cou, et on ne peut nier la possibilité placement, même si les vaisseaux profonds du cou sont et» moins, il est vrai, si les deux carotides sont coupées nd il n'y en a qu'une seule.

du paysan aux plaies de la joue cité plus haut, le suicidé a été trouvé t pM d'un tonneau couvert de sang, et on posa à cette occision la queslair si cet liniume avait encore pu faire quatorze pas après la section MU répondi:ues que la chose était possible, d'autant plus qu'une seule Im avait été sectionm^e, et même complètement, de sorte qu'elle pouneter et ralentir ainsi l'hémorrhagie. Nous Ornes observer en môme eet pas devaient avoir été faits non pas lentement, mais rapidement, trait et dans l'intention manifeste de gagner la porte de la cave (1). ftoivants montrent ce nue peuvent encore faire les individus qui ont pé. Dans un cas rapporté par Amos (2), une femme put encore faire pré% la section de la carotide et de la jugulaire d'un seul côté. Rust i*iia menuisier s'était C)upé le cou avec un rasoir en plein champ. igireu. il Jeu le rasoir, se retira en rampant dans une hutte où il passa la nait expo<»é à un grand froid. Le lendemain il retourna en ville, y Ait porté dans une clinique de chirurgie où on le piit pour an ivrogne «doire chcx lui. Là seulement on découvrit la plaie du cou, on le porta , «A il mourut quinte jours après. A l'autopsie on constata que le larynx iyas étaient sectionnés, jusque sur le corps des vertèbres. Malgré cela.

% Vtrletiumgen des HaUes, p. 72.

Ht, Lehrk. dT Chirurgie, 1877, I, 47^

cet homme avait fait un long chemin et avait été dans une cUniqiie chinirgnb sans qu'on se doutât de la p\aie qu'un foulard cachait.

Gûterbock rapporte plusieurs cas dans lesquels il n'y eut qoe dat hémonlHifH insignifiantes malgré des sections profondes du cou.

Le meurtre par section du cou n'est pas une chose rare. H al II plus facile à acconiplir sur des personnes endormies ou privéeiè connaissance, et on comprend que dans ce cas H y ait rareoMiJ des signes de résistance ou d'autres lésions anatomiques quipa» sent servir à faire le diagnostic de meurtre. La direclion de la pbi du cou ne nous apprend rien, car elle peut Atre la même qaadaa le suicide, surtout si le meurtrier se tient derrière la tète del personne endormie et conduit le couteau de la main droite. Dii ce cas cependant, la plaie est généralement tout à fait transTeral et symétrique des deux côtés. Une main étrangère peut aussi, piij facilement que celle d'un suicidé, sectionner d'un seul trait tooli les parties molles du cou jusqu'à la colonne vertébrale. L'edi tence de plaies profondes de la colonne vertébrale qui exigent! grand déploiement de forces, plaide plutôt en faveur d'un meuiti que d'un suicide.

Dans le cas du meurtre du facteur dont nous avons parlé plus hast, tontei h parties molles de la partie antérieure du cou, k gauche tous les gros tiIiicim et à droite la carotide, étaient sectionnés, et la section avait pénétré eoirt I apoph}SC8 transversales de la troisième et quatrième vertèbre cenricsie J«f dans le canal do Tartère vertébrale sans toutefois blesser cette dernière. Ihi avons trouvé des lésions analogues sur le cadavre d'une femme tuée par plnriM plaies du cou, toutefois sur le côté droit (elle fut surprise étant debout) ; U nlj Jugulaire interneet le nerf pneumogastrique seuls, étaient sectionnés de la OÉ tideil n'y avait que la tunique adventice qui fût blessée, bien que la carotide cffM par la moitié de sa largeur l'extrémité interne de la plaie qui se trouTsii colonne vertébrale. Cette dernière particularité s'explique par ce fait que la au moment de la section du cou a dû être tournée du côté opposé, ce qui que la carotide a pris une position plus interne et n'a été touchée que licllement par la plaie du côté droit du cou.

Le meurtrier, dans les cas où il surprend une personne endoi mie ou privée de connaissance, ne se contente pas toujours d*ai seule section, mais en fait souvent une seconde et une troisîèfl qui tombent toutefois le plus souvent dans la première plaie, é sorte que dans ce cas il parait n y avoir qu'une seule plaie au f(M de laquelle on peut cependant reconnaître une action répétée.

Le meurtre de personnes éveillées et en état de se défendre ail beaucoup plus difficile et se fait surtout, le meurtrier te leoaal

LES ATTEINTES À U SANTÉ ET A LA VIE PAR BLESSURES. 26i

srrière sa Ticlime.et faisant brusquement la section par derrière. ins ce cas, la plaie peut aller tellement loin à droite que cette iriicularité peut servir à faire reconnaître l'intervention d'une •in étrangère et la position du meurtrier. Cet acte ne pouvant Kl facilement être accompli sans résistance de la part de la per- ■ne attaquée» doit laisser des traces de lutte. Gomme dans ce cas la personne attaquée tombe instinctivement w le bras de l'agresseur et par conséquent sur le couteau, il peut artsolter des plaies par instrument tranchant aux mains, sur- ■tà la face interne des doigts ou du creux de la main. L'exis- Me de ces plaiesque l'on ne rencontre pas sur les suicidés, prouve fjjà par elle-même la manière dont les choses ont dû se passer. bas trouvons aussi eu général, dans ces cas, plusieurs plaies sur le M; leur siège et leur direction a^^ymétrique peuvent également hoDcer rinlervention d*une main étrangère.

avons eo l'occasion d'observer deux cas de ce genre. Le premier concer- I aUe de joie Agée de 29 ans qui fut trouvée un soir couverte de sang et prîvée de connaissance dans an Jardin public. A son admission à •o trouva à la partie antérieure du cou une plaie longue de 4 pouces l/t à gaoche du bord inférieur de Toreille, se dirigeant obliquement, en pas* m fÊT dessos le larynx, vers le bord interne du sterne- mastoïdien droit et iMHvsaaniqueles muscles sterno-liyoidions ; puisau-dessous de l'angle de droite imaullalTa tefirieur, une autre plaie d'un pouce pénétrant jusque dans le larynx iMlfnaot beaocsap, une troisième longue d'un pouce et demi entre Tes hyoïde \HiÊrjmM,a'àjMnx entsmé que la peau, enfin sur les deux mains, de nombreuses •oftricMlles pas^nt sur Is face interne des doigts. Il était clair qa'il il id d'une tenutive de meurtre, et Is femme déclara avoir été blessée de •C sans raison par un inconnu immédiatement après le coït, et resta i^ mto ailraiation, bien que les circonstances particulières du cas permirent qao le meurtrier ne lui était pas inconnu. La guérison eut lieu. Cette qoi d^Jà auparavant avait donné des signes do troubles intellectuels, fut pl«i tard d'une affection mentale nettement prononcée. «n sceood cas, une femme robuste, âgée de 45 ans fut surprise et assaselle par un inconnu. On trouva sur le côté droit du cou une plaie de 10 eentlmètres ayant pénétré dans le canal de l'artère vertébrale et secpataplètement la veine jugulaire interne, le pneumogastrique, et ir.complèla carotide; puis une autre partant de Tangle gauche de la mâchoire inféti se dirigeant obliquement à droite et en bas par-de6«us le ligament qu'elle avait seetionoé, une troisième longue de 5 centimètres oblique tey le long du côté droit du maxillaire inférieur et ayant pénétré jusqu'à , oa petit lambeau à bords nets formé par les couches supérieures de nr ka deoi d^tés du maxillaire inférieur. Li phalange unguéale de l'index |i toc u tait une plaie oblique et pénétrant jusqu'à l'os, et sur la surface et la main gauche on voyait une plaie linéaire n'intéressant que la peau «Mqoement de la partie inférieure du bord interne de la main à la racine ; il était hors de doute que ces dernières pUies avaient été

produites par le couteau du meurtrier que la yictime avait Toala main.

Taylor a rapporté et a représenté des cas analogues.

Les taches de sang trouvées sur le cadavre peuvent dans ^as nous permettre de voir s'il y a eu suicide ou meurtre. prend que, si la section du cou a été faite pendant quf sonne était couchée, co qui arrive très rarement dans le si sang, qui sort de la plaie, s'écoule surtout sur un ou df du cou, et se répand sur les objets sur lesquels Pindivida ché, tandis que si la plaie a été faite pendant que Vïnivi debout ou assis, on peut s'attendre à ce que le sang s'é( en bas particulièrement sur la surface antérieure du cor ferons remarquer toutefois d'une part, qu'une personne coupé le cou étant couchée, peut encore dans certaines tances se relever, de sorte que le sang s'écoule sur la pai rieure du corps; d'autre part, que des personnes, qui se tionné le cou étant assises dans le lit, peuvent imméd retomber, et dans ce cas, la plus grande partie du sang dans la même direction que si la section avait été faili décubilus dorsal.

On prendra aussi en considération les taches de sangnirl de la personne morte. Trouve-t-on par exemple la mùn, quelle la section du cou aurait dû être faite dans lecft cide, sans tache de sang, cette seule circonstance rendi déjà très suspect, car on comprend difilcilement, à moii couteau et surtout son manche ne soient très longs, que r n'ait pas été couverte de sang pendant la perpétration d' mortelle et cela d'autant moins qu'il y a eu blessure de vaisseaux; on exclura complètement l'idée de suicide si « plusieurs plaies sur le cou, car dans ce cas la main a d procher plusieurs fois de l'endroit sanglant. D'un autn conçoit que môme dans un cas de meurtre, les mains de 1 puibsent être couvertes de sang, aussi bien à la suite d< tance et des plaies de la main produites dans ce cas, qu du mouvement instinctif qui fait porter la main à Tendn enfin parce que les mains peuvent avoir été en contact a?i dans lequel on trouve couché le cadavre. C'est ainsi que mains du facteur, dont nous avons parlé, étaient de tous c< lées de sang, bien que la plaie du cou ait été faite sur ui étourdi déjà par un coup de revolver tiré dans la tôle par terre.

Nous parlerons plus loin des taches de sang que Ton peut trour sur le lieu du crime.

On a trouvé quelquefois, bien que rarement, des suicidés ayant OBservé le couteau dans leur main. Mais il est arrivé plus souvent tpt\t couteau avec lequel un individu a été assassiné a été placé Ivisla main du cadavre pour faire croire à un suicide. Taylor déjoil et rcpn^sente un cas analogue, où la simulation fut reconnue rce que le creux de la main présentait des coupures superficiel-

cl obliques et que le couteau avait été placé dans la main du

ivre à l'envers, c'est-à-dire le dos contre le corps. Nous avons parlé d'un cas communiqué par Taylor et dans lequel on avait

ipéle cou à une femme après l'avoir tuée par suffocation, pour

mler un suicide.

-Oê s*ett demandé quelquefois si un individu qui avait le cou coupé pouvait

MMcner. Liman décrit un cas de meurtre par section du cou dans lequel on

Wipoiécf^Ue question entre autres. La plaie, dans ce cas, longue de 4 pouces

Mctionoé complètement la carotide gauche et la trachée, mais sans

l'œsophage. Liman répondit que cette personne assassinée ne pouvait

P*S ipès la section de la trachée, crier a mon cou I mon cou !» et ne pouvait

■■ettieincQD son, encore moins des sons articulés. Ck}mme dans ce cas la tra-

CM« élait complètement sectionnée et probablement aussi l'un ou les deux nerfs

rtcurr^i», Doas sommes de l'avis de Liman.

^«r*ti cependant une erreur que d'admettre dans d'autres cas où la plaie a P*|**^<hni le larynx ou les voies respiratoires, que la personne blessée ne pouae pfm ç^jg^,^ ^^^^ ^j ^^^ organes ne sont' pas complètement sectionnés, la

V^P^tjasqa'à un certain point se fermer en partie par le glissement des '''^•^ partie par la flexion du cou, de sorte que la parole et môme un cri ^"*™*^ possibles. C'est ainsi que le suicidé cité par Rust pouvait encore parler, y* 9°g le Uryin et le pharynx eussent été sectionnés Jusqu'à la colonne ver- •"w»w. Albert a vu dans la maison d'aliénés de Vienne un suicidé qui s'était ••"Rwinent coupé le larynx au-dessus des cordes vocales et l'œsophnge jusque •■"•colonne vertébrale et qui, malgré cela, émettait un cri aigu, continuel, •*"*'>'€ à celui d'une trompette, Jour et nuit, Jusqu'à ce qu'il mourût le qua- •*■* jour d'une pneumonie double, ^^^nème. nous avons fait l'autopsie d'un homme qui avait été trouvé dans ^•^issement de bains mourant et nageant dans le sang, après qu'on eut en- *~^ Un cri d'alarme très fort^ venant de la cabane de bain fermée en dedans. ., fj^ ^UTàiues une plaie ayant pénétré Jusque dans le pharynx entre l'os [ ^^^ ^t le larynx et ayant sectionné la veine jugulaire interne gauche et ^^ liiyroiJienno supérieure gauche, en outre, deux autres plaifs transver- ^^^r la saillie du larynx dont l'une était pénétrante. Nous constatâmes encore '•^rface des deux articulations du poignet une plaie transversale, ayant I ^*crtdet deux cOtés l'artère radiale et coupé plusieurs tendons du fléchisseur i *Mciel des doigts. Comme cet individu n'aurait pu, avec la blessure des ^*V^ te faire facilement la plaie profonde du cou, il u'est pas impossible, mais *^ Traisamblable, qu*U te soit fait d'abord la plaie du cou et se soit ouvert

ensuite les artères, aa moins à la main droite, et on peut tappoaer qa*i1 fCtvà appelé au secours qu'après s*ètre fait la plaie du cou. On ne put savoir aa JiM si ce cri consistait en paroles nettes ou seulement en an cri non articulé.

II. — Suicide par sectloii des artères au uiTeau 4Lmm mrticulattMMi

Le suicide par section des artères au niveau des articulations, surtout au pli du coude et à l'articulation du poignet, n'est pas très rire. Le plus souvent la section est faite sur le bras gauche, ou y est plu profonde qu'à droite. L'exislence assez fréquente de plaies sur lei deux bras prouve que ces individus, après la section des arièrei, conservent ercore la facullé de saisir et de tenir un couteau et dl se faire des entailles. Cette possibilité peut s'expliquer par ce faîl que le plus souvent les tendons du fléchisseur superflcîel des doigti sont seuls entamés ou coupés et que les autres muscles sont préserves par leur situation profonde et surtout par la saillie des os ao niveau de Tarliculation du poignet. Il arrive exceptionnellement que le suicidé se coupe d'autres artères situées supeificiellement. Nom avons fait l'autopsie d'un médecin qui s'était coupé dans le bain les artères des deux poignets et des plis du coude et en outre, l'af^ tèro temporale des deux c6lés qui était rigide et ondulée. M.iîs il arrive assez souvent qu'on trouve sur le même individu, en même temps qu'une plaie du cou et sur les membres supérieurs d*autres plaies qui, dans ce cas, ont été faites plus tard que la première. Cette particularité est en général suffisante par elle-même pour affirmer qu'il y a eu suicide, car ou ne peut pas admettre, à moins d'un raffinement extraordinaire du meurtrier, que celui-ci, après avoir tué une personne par section du cou, ait songé encore à lui faire des coupures dans les plis du coude, dans le but de simuler un suicide.

Un fait qui s'est passé à Prague prouve qu'il ne faut pas absolament rejeter la possibilité d'un meurtre par section des plis arlicih laircs: un père tua quatre de ses enfants en leur coupant soit le cou, soit le pli du coude, soit (ce que nous n'avons jamais observé dans les cas de suicide) le creux poplité, après quoi, il se tua loi* même par section du cou.

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