III. — Suicide par le pole^nard
11 arrive rarement que des individus se poignardent ; ce genre de blessure est plutôt le fait d*un meurtre ; aussi faut-il n'admettre
qu'avec les plus grandes réserves une telle raort donnée comme on suicide. La place que les suicidés choisissent pour se poignarder est le plus souvent la région du cœur ; plus rarement le couy exceptionnellement d'autres endroits. Mais ces places sont précisément celles que les meurtriers choisissent pour frapper.
Dans ces cas^ il faut généralement prendre en considération, outre les autres circonstances, la place oi!i siège la plaie, et voir si eelle-ci est telle que l'individu ait pu facilement se donner luimême le coup de couteau, et si la direction correspond à celle à laquelle on pourrait s'attendre dans le cas de suicide. On verra également si les vêtements ont été écartés ou non avant que le coup ait été porté. Dans le premier cas on admettra plutôt le suicide, tandis que si nous trouvons un coup qui, avant d'atteindre la corps, a trouvé plusieurs bêlements, le suicide paraîtra moins misemblable.