‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 46 sur 189 · I. -~ Eàem blessares du larynx · texte numérisé non relu

I. -~ Eàem blessares du larynx

Parmi les autres nous citerons en premier lieu les contusnmt à larynx. Une contusion violente du larynx si riche en nerfs peut, d'après Fischer (1), déterminer la mort subite sans autre lésion ptf choc ou par spasme de la glotte, une possibilité sur laquelle nott reviendrons en parlant de la mort par strangulation.

Les fi^actures du larynx par coup ou par chute sont très rares, on ne peut cependant pas nier leur possibilité, comme l'a fait Camper. Aux cas analogues observés par d'autres auteurs (2), il faut ajouter celui de M. W. Stokes (3) dans lequel une femme présenta une fracture double du cartilage cricoïde, à la suite d'un coup de poio^ qu'elle avait reçu de son mari sur le larynx. On peut également observer des fractures de l'os hyoïde par des violences autres que la strangulation. Les blessures du larynx, ainsi que de i*os hyoïde, sont en général très graves, surtout les premières, par suite de te dyspnée qui arrive d'ordinaire très rapidement, en partie par le

(1) Fischer, Krankheiten des Halsef, Pitha>Billroth, ifl, 1, p. 58. — Bori(AnL de jhys. nonn. et pnthoL, 18G9 ot Leçons sur la physiologie comparée delëfti* piratiou, Paris, 1870) a pu déterminer la mort immédiate chot des ammaai par compression de la trachée.

(2) Guterboch,D/> Verletzungendes rïalset {DeB blessures dttCoa). VÙrteljëhrt^ schrift f, ger. Med, N. F. XIX, 1, 1873.

(3) Gurlt, Wr, med. Wochenschri/t, 1869, no 95.

déplacement des extrémités de la fracture, en partie par le gonfle- ■lent prompt de la muqueuse du larynx et en outre par l'emphysème, qui enfahit le plus souvent les parties molles du cou. Cette dyspnée tmdiie rapidement la mort à moins d'une prompte intervention ehirorgicale. C^st ce qui explique pourquoi, dans les cas de fracture da larynx, il y en a 80 p. 100 qui se terminent par la mort.

IL — lies blessures de la tracbée.

Les solutions de continuité de la trachée sont également très rares

et ne se montrent qu'après des violences considérables. Gurlt n'en

a trouvé dans la littérature médicale que 9 cas, dont 4 isolés et

S avec fracture des autres cartilages constituant le squelette de la

Jiartie antérieure du cou. Dans un seul cas il y eut guérison après

tnchéoiomie ; Lauenstein (1) a communiqué un cas de déchirure

transversale probable de la trachée, à la suite de coup de pied de

cheval, avec guérison sans trachéotomie. Nous-même nous avons

observé deux fois la fracture de la trachée sur des individus pris

^lans un éboolement et une fois à la suite d'un écrasement par

Une Toiture ; mais dans chaque cas elle était accompagnée d'autres

fi^ctores.

m. — lies blessures à la nubile.

Luxations et fractures des vertèbres cervicales.

Des instruments contondants atteignant directement la nuque peuvent donner lieu à une commotion et à une contusion de la moelle cervicale sans blessure de la colonne vertébrale ; mais ces «Dites» de môme que les fractures et les luxations des vertèbres du coo, sont rares et sont plus souvent le résultat d'une force indirecte, comme par exemple la chute sur la tète ou la chute d'un corps lourd sur celle-ci. Nous avons trouvé une fracture de la deuxième et da la troisième vertèbre cervicale sur un gymnaste qui dans une ehoie de cheval était tombé sur la tète et était resté mort sur place, et une autre fois une fracture de la sixième vertèbre cervicale sur un homme sur la tète duquel on avait jeté d'une lucarne une botte de foin pesant 80 livres et qui ne mourut cependant qu'après douze ■eores*

Il peut se produire encore des luxations et fractures des vertèbres

(li Latieottein, Jfetf. Centraib.^ 1870, 52.

cervicales, surtout des vertèbres supérieures^ par une flexion imprimée brusquement à la tète ou dans Taction de soulever le corp» par la tête ou par une rotation brusque de celle-ci (tordre le coo). Nous parlerons en temps et lieu de la possibilité de la productioo des déchirures de la colonne cervicale par ce qu'on appelle k couf de Prague dans le cas où la tête de l'enfant vient en dernier lieo et par des manœuvres analogues employées par les femmes qui accouchent en secret. Les blessures de ce genre déterminent dam la plupart des cas une mort immédiate ou rapide par suite de la compression inévitable de la moelle cervicale. Les guérisons ne sont pourtant pas rares surtout chez les individus très jeunet.

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