LES BLESSURES DE L*ABDOMBN
L — lies bleMures de l*estomac et de riMtestlB.
Nous avons parlé tout à l'heure du schok par contusion de Vùr domon et de la rupture des organes glandulaires de l'abdomen (i traitant des ruptures en général.
, Les nipturcs de l'estomac ou des mtestms sont rares ; jusip'
présent nous n'avons jamais observé les premières (1) et deux fois seulement les secondes et toujours au point de réunion du duodénum au jéjunum. Nous pensons que, d'une part, le plan osseux 80U9-jacent de la colonne vertébrale, d'autre part, la rigidité du repli péritonéal d'où sort le duodénum, jouent à cet endroit un certain rôle, c'est-à-dire offrent des conditions favorables pour la production des ruptures de Tintestin. Dans les deux cas dont l'un avait eu lieu par écrasement d'une voiture, l'autre par un coup de pied de cheval, le jéjunum était complètement et netlemenlséparé du duodénum. Nous connaissons (2) le cas d'une déchirure transversale du jéjunum due à la chute d'une pierre du poids de 50 kilogrammes sur le ventre d'un individu. Les ruptures de riotestin se produisent en général d'autant plus facilement, que celui-ei est plus distendu par des gaz ou un autre contenu. Elles feovent se produire le plus facilement quand une anse intestinale, ta trouvant dans une hernie, est brusquement frappée par un instavment contondant, parce que dans ce cas le contenu de l'intestin M peut, par suite de la flexion momentanée qui a lieu à l'orifice doue herniaire, rentrer dans la cavité abdominale. Nous avons vu trois ruptures de ce genre dont deux avaient été déterminées par Qo coup de pied et le troisième par un coup de pied de cheval. Dans las cas où il y a des ulcérations de l'intestin, il suffit souvent d'une Tiolence insignifiante pour amener leur perforation.
HjHl rapporte le cas d'un garçon qui, tombé du haut d'un tertre, mourut MentAt en présentant les signes d'une péritonite par perforation. On trouva à l'autopsie des ulcérations typhoïdes, dont une était devenue perforante par la chute. Dans un tel cas, ainsi fm dans ceux que nous venons de citer, il faudra faire ressortir «cette disposition corporelle particulière ».
IL •— !«•■ blessures de 1* TeMle
Les ruptures de la vessie comme blessures isolées sont très rares* Kous les avons observées deux fois et chaque fois sur des individus vieux, qui avaient été maltraités en se trouvant en état d'ivresse ; l'un d'eux avait reçu un. coup de pied dans le ventre, l'autre avait été j^ en bas de plusieurs marches de Tescalier d'une auberge. Dans
(1) Mais ane fois an décollement de It maqaeuse au fond de restomtc ayant la largeor de la paume de la main sur ud homme, qui avait été pris entre dcui liBpoes de Tagoa et prétentait des ruptures du foie et de la rate.
(S) Happori iur ChAfiUU dt Vie/me de Vannée 1878.
les deux cas, là rupture se trouvait au sommet de la vessie près de sa face postérieure. La plupart des cas cités dans la littérature mé» dicale sont dus à de mauvais traitements ou à une chute dans TéUl d'ivresse et s'expliquent par l'état de plénitude de la vessie. Si celle-ci est vide ou contient peu d'urine, sa situation est tellement protégée qu'il ne peut y avoir que très exceptionnellement uoe rupture isolée. On observe beaucoup plus fréquemment les roptores secondaires de la vessie dans le broiement du bassin, et noo avons eu l'occasion d'examiner plusieurs cas de ce genre et notam* ment deux fois le détachement complet de la vessie de l'urètre.