‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 62 sur 189 · LA MORT PAR INANITION · texte numérisé non relu

LA MORT PAR INANITION

Il est difficile de préciser combien de temps un homme peut restet privé de nourriture sans mourir. L^âge, l'état antérieur de nutrition et cette circonstance qu*il y a eu suppression de noumture avec ou sans suppression de boisson (eau) ont une certaine influence sur la durée de ce temps.

Les cas assoz fréquents d'atrésie congénitale du duod'inum et ceax moins fréquents d'atrésie de l'œsophage permettent de foir combien de temps des veau-nés peuvent vivre sans nourritupc. R. Meier (1) a tq un enfant avec atrésie complète de l'œsophage ne mourir que le septième Jour. Hempel (3) it Theremin (3) ont réuni une grande série de cas d'oblitération congénitale à duodénum. Les enfants mouraient en général entre le troisième et le doqaièM jour qui suivait la naissance ; dans un cas cependant la vie a duré dooiejMii De deux enfants, dont nous avons fait ^rautopsie et qui étaient atteinte d'ott atrésie congénitale du duodénum au-dessus de l'ampoule de Wafer^ l'un avécaii jour, l'autre deux jours et demi.

F. A. Falk (4) a trouvé dans ses études sur des chiens, qu'il a laissés mouir de faim, que les animaux nouveau-nés ou jeunes diminuaient beaucoup plasnpidcment de poids et mouraient plus tôt que des chiens plus âgés, dont un eoM autres âgé de trois ans et recevant de l'eau ne mourut que le soixante et nnîèai jour.

Hippocratc dit : a Senes facillime jejunium ferunt (&). » Il n'est pourtant pM prouvé que les vieillards supportent plus facilement le jeûne que les adultes; ccpondant comme les phénomènes d'assimilation sont beaucoup plus lents ebd les vieillards que chez les adultes et qu'à ceux-là il faut moins de nourriture, Is chose parait probable.

Il est difficile de déterminer le temps pendant lequel des adultes peuvent Hp* porter le jeûne; on admet en général sept à huit jours (Moleschott). Cependut ^ Schleifer (G) a vu un prisonnier supporter le jeûne pendant dix-sept jours ^

(1) Klfîbs, Palh. annL, 165.

(2) Hnmpel, Jahrbuch, f, Kinder heilkunrie, VI, 1873, p. 881.

(3) Theremin, Deutsche ZHtscUr., f. Chirurgie, 1877, VUI, 34.

(4) Falk, Me<l. CentmU., 1876, p. 472.

(5) Hippocrato, Œuvres complètes, trad. Littré.

(6) chleifer, (Est. W'ochenschr., 1843, n» 24.

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