LA MORT PAR UNE TEMPÉRATURE TROP ÉLEVÉE OU TROP BASSE
ART. l«^ — LA MORT PAR UNE TEMPÉRATURE TROP ÉLEVKE.
§ !«'. — DSULURE.
L'action d'une lempératurc élevée sur le corps se désigne généralement sous le nom de brûlure. Celle-ci peut avoir lieu par une flamme, pardes liquides chauds, par des gaz ou des vapeurs chaudes, par des corps solides portés au rouge (fondus), par la chalear ï rayonnante et par la chaleur qui se développe dans certaines réac- ' lions chimiques, comme par exemple dans l'action d'éteindre I* chaux.
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rgie on distingue quatre degrés de brûlures, qui sont : le premier par Yérytheme^ le deuxième par la formafyc^^f, le troisième par Vescharificaiion du derme, le MUT tous les autres edets des brûlures ; le degré le plus celles-ci, c'est-à-dire la carbonisation de tout un mem- >Qt le corps, se rencontre rarement dans la cbirurgie, souvent dans la pratique médico-légale, r des brûlures provient moins du degré de la brûlure étendue, et on sait que des brûlures d*un degré très t beaucoup moins dangereuses, quand elles sont litni- [Mtrtie circonscrite du corps, que des brûlures du preecond degré occupant une grande étendue de la surface
fait d'expérience reconnu par les chirurgiens qu'une r un liquide), occupant plus que le tiers de la surface t suivie de mort. Cette proposition n'est vraie que pour \ des cas et on ne veut pas dire par là que, dans le cas ure de ce genre et môme plus étendue, la guérison Dent impossible.
décrit an cas concernant un Jeune homme qui, dans un état d'ily avait été arro^^é d'eau-do-vie et auquel on avait mis le feu. La idait à plus de la moitié du corps, et cependant la guérison eut lieu la. U resta cependant des cicatrices 1res étendues qui se rétractèrent la ventre et dans la région de Taine que Tindividu ne put plus marrbé en avant. 11 n*est pas très rare de voir des enfants mourir après occupant une partie assez limitée de la peau, par exemple, un I cou, et cela non seulement à la suite des processus dMnflammation ition consécutives, mais encore peu de temps après que la brûlure a
Mip discuté (I) sur la cause de la mort après les brûlures de la peau, i la question n*est pas encore élucidée. La forte excitation des nerfs ni à elle seule expliquer la mort par ghock (arrêt du cœur). D'autres ktacbé une grande importance à la dilatation paralytique des vaiaaaa pris en masse, et à la brusque dilatation consécutive des grands eircnlation, dilatation qui se fait sentir par une diminution de la vine et donne lieu à une insuffisance du cœur, à une stase dans le irculation et à la mort. Ou a cherché uu rapport entre la perte conchaleur par la peau dénudée et la mort. D'autres ont attribué la preasioo des fonctions de la peau comme organes d'excrétion de cer-
li travaux récents avec bibliographie nous citerons : F. Falk, Des bramai Arch., 5, 111), et De la signification de VirritaàHilé des nei^ft de Ut brûlures (Dubois 'heymonct s, Arch.), 1870, p. 374; — E. Mendel, irli mort après les brûlures [Vierleljahrschr, f, ger, Med. N. F.,
taines substances délétères ; d'autres, te rapporunt aui expérienoet de Schuluc et Rullet, qui ont observé la division des globules sanguins sur des pone-objeu chauffés et la destruction de ces globules à 45* centigrades, ont attribué la mort aux altérations du sang et aux troubles de nutrition consécatifs; d'autre» ï ooe co.ig;i!ation brusque (!u sang dans la peau et de la fibrine des mascle»; d'iotm enfin à l'absorption rapide et considérable de subsunces septiqoes par b sarbci dvnudée de la peau.
La symptomatologie d'une brûlure rapidement mortelle n'est pas constante al on observe tantôt les symptômes du shock, tantôt des symptômes pouvant ètl rapportés à des hypérémies locales ou à une absorption de matières pyrogèaii dans le courant de la circulation.
L'hématurie et la néphrite M>nt presque constantes dans les brûlores à mtîûm. aigué et ont été produites expérimentalement par Wertlieim (I). La mortaiii le plus souvent avec délire et somnolence. Dans les brûlures à marche cbr que la mon arrive par épuisement ou par des processus inflammatoires et «ab9.| tiques des organes internes et surtout des poumons.
Les lésions extérieures des cadavres des brûlés dépendront th degré et de la cause de la brûlure et du temps qui s'est écooif entre la brûlure et la mort.
Nous n'avons pas ici en vue que les brûlures amenant rapid^ ment la mort et seulement les trois premiers degrés, car nous n* viendrons plus tard sur les brûlures plus avancées et la carbo tion. Le plus souvent on ne peut plus reconnallre sur le cada rérylbème de la peau, dû à une brûlure par le feu ou unliqoià cbaud, parce qu'il disparaît par hypostase ; cependant, si la n*est pas survenue trop rapidement, on trouve encore un goD ment des parties atteintes, et plus souvent une desquama furfuracée de Tépidermeaux endroits, qui ont été pendant U le siège de rérylbème. Après les brûlures du second degré observons sur le cadavre des pblyclènes ou bien dé?eloppte contenant du sérum, ou crevées et affaissées etTépiderme dél par lambeaux sur une plus ou moins grande étendue de la pcao adhérant en formant une espèce de plissé aux bords des parties présentent ces altérations. Si le derme reste recouvert par le? beaux de l'épiderme, on le trouve sur le cadavre humide, le plus vent ijâle, plus rarement rouge cl cela généralement dans les parti dcelives seulement. Si l'endroit de la brûlure a été exposé à Tv^^ il se dessèche et se présente au bout de quelque temps sous la fo d*une croûte de consistance de cuir ou de parchemin, résislaot^ scalpel, résonnant à la percussion, laissant voir par transparent* réseau des vaisseaux de la peau, et offrant différentes nuances
[\] Wertlicim, UV. Mtd, Wochenbi,, 1867, p. 114.