MPÉRATURE TROP ÉLEVÉE OU TROP BASSE
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que présentent les cadavres des individus conmarquer, que la rigidité de congélation du cas que l'individu soit mort de froid, car ce pbé-
montrer qu'après la mort, que celle-ci soit le 1 d'une autre cause. La disjonction des sutures ew?ki a plusieurs fois observée sur des indivi* m phénomène qui s'explique également par la u congelé et riche en eau. Certains observateurs i sur le cadavre des congelés, une coloration au (taches cadavériques), ils ne disent pas s'ils 38 d'un rouge clair sur des cadavres observés
la mort. Si elles ne se montrent, comme cela Qf des cadavres dégelés, elles ne prouvent en congélation, car nous avons observé les mêmes Tes des noyés ou sur ceux qui ont été conservés parce que l'eau, traversant l'épiderme, apporte Qg contenu dans les hypostases et le colore en s que les hypostases ordinaires offrent la nue et due à du sang privé d'oxygène (hyper-
ge clair du sang dans les organes internes, si-
IS13, p. 33.
426 LES ATTENTATS CONTRE LA SANTi ET LA VIS.
froid ; mais on a pu observer, par un grand de nombre de cas, que le sommeil, pendant lequel les individus sont surpris par la congélation, n*est pas normal et est dû en partie à la fatigue oo i l'affaiblissement^ en partie à la somnolence que provoque le froM lui-même. Wrangel (i) a vu un nombre incalculable de fois les Jakutes dormir tranquillement à l'air libre par un froid de 90* R. Une couverture de cheval étendue sur la neige leur sert de lit, la selle en bois d'oreiller. Ils se couvrent le dos avec leur fourmn^ tournent la partie antérieure de leur corps vers le feu, bouchent hi les oreilles et le nez avec du coton et recouvrent leur figure en ménageant une petite ouverture par la bouche.
Il est difficile de dire jusqu'à quel point un habillement insoflsant expose à la congélation. L'opinion répandue depuis longtempi que l'abus de l'alcool diminuait la force de résistance tu froid,i trouvé une confirmation dans les observations récentes qui <wt montré que l'alcool en petite ou en grande quantité rabaissait II température du corps: Le danger croît le plus soutent aitt l'ivresse.
On a institué un grand nombre d'expériences (2) pour se rendit compte des phénomènes qui se passent dans l'organisme, après l'ae» tion d'un froid intense. Tous les observateurs ont remarqué avili tout une contraction des vaisseaux de la peau, donnant lieu à iM congestion des organes internes (cœur, poumons, cerveau), el regardée par la plupart des auteurs comme la cause principale de la mort. Il nous semble cependant, que la contraction des li» seaux de la peau sous l'action du froid n'est que passagère et tA place plus tarda une diminution de la tonicité des vaisseaux (piifr lysie des vaisseaux), car la peau n'est pâle qu*au début et plustud elle est le plus souvent livide, comme nous pouvons nous en coft* vaincre sur nous-mêmes en hiver. Et sous ce rapport notre opinioi concorde avec les recherches de Horwath qui a montré que le froid paralysait surtout les muscles lisses et cela à un moment oilu muscles striés conservent encore leur contractilité. On peut égito* ment rapporter à une paralysie des vaisseaux les stases veineuses iK
(1) Wranget, Reise nach Hussich- Sibérien,
(3) Outre les travaux de Krajewsky, Olosfeld, Samaon-HimmeUtiem, DieKcrfi Uœclie, Ogston, noua citerons ceux de Pouchet {Med. Tinus, Dec IMS); - Crecchio, Deila morte pei freddo, (Morgagni^ 1866) ; — Beck, Uebtr den Ei'f^ der KâUe [Deutsche Klinik, 1868, n" 6-8); — Vertlieim, Ueber ErfHenmg (Wr. med. Wochenschr., 1870, n» 19-28) — Horwarth Bedrâge zur WOrme w^wÈ* {Aifg, \Vr. med, Z/g, 1S70, n* 38 et 41).
PAft UNB TEMPÉRATURE TROP ÉLEVÉE OU TROP BASSE. 427
QMléme local que Beck a observés dans ses expériences, de même le les autres symptômes généraux, tels que faiblesse des batteenls du cœur, anxiété précordiale, diminution de la pression inguine et de la respiration, augmentation de la quantité de iriNHie excrétée (Wertheim) et la lélbargie pendant laquelle surent la mort. Pouchet a trouvé que le froid détruisait les globules
I langy et qu'il y avait d'autant moins d*espoir de sauver un coudé que la quantité de globules détruits par le froid était plus rmnde. Crecchio a signalé l'action mortelle du froid sur les nerrs k Horwarth sur les muscles ; ce dernier fait remarquer avec raison M dans l'appréciation des effets du froid il faut prendre en condération non seulement la température du milieu ambiant, mais ■core le degré de réfrigération du corps qui va en diminuant du diors en dedans ; il a observé qu'un cœur de grenouille congelé Mqu'à la dureté d'une pierre, recommençait à battre quand on le Ichauffait, landis que si les muscles étaient refroidis de part en ■ri jusqu'à 5* centigrades leur contraclilité disparaissait com- Mement (i).
Quant aux signes que présentent les cadavres des individus conllésnous ferons remarquer, que la rigidité de congélation du cakfre ne prouve pas que l'individu soit mort de froid, car ce ptié- DBiène peut ne se montrer qu'après la mort, que celle-ci soit le iittllat du froid ou d'une autre cause. La disjonction des sutures
II crâne, que Krajew^ki a plusieurs fois observée sur des indivim congelés, est un phénomène qui s'explique également par la ihtation du cerveau congelé et riche en eau. Certains observateurs 9||pU>n) ont trouvé sur le cadavre des congelés, une coloration loge clair de la peau (taches cadavériques), ils ne disent pas s'ils ■I trouvé ces taches d'un rouge clair sur des cadavres observés m de temps après la mort. Si elles ne se montrent, comme cela Il probable, que sur des cadavres dégelés, elles ne prouvent en \m la mort par la congélation, car nous avons observé les mêmes ignés sur les cadavres des noyés ou sur ceux qui ont élé conservés Ims une glacière, parce que l'eau, traversant l'épiderme, apporte h l'oxygène au sang contenu dans les bypostases et le colore en tooge clair, tandis que les bypostases ordinaires offrent la Douleur livide connue et due à du sang privé d'oxygène (hyperviineux).
La coloration rouge clair du sang dans les organes internes, si-
(i) Mtd. Centralbl., 1873, p. 33.
gnalée par Blosfeld, Ogston etde Grecchio, maisnon constante d*après d'autres auleurs (Samson-Himelsstirn), peut n*ètre due qu'au dégel du corps ; nous avons pu nous convaincre au moins que le sang gelé ne se distinguait du sang normal ni par sa couleur ni par ses caractères spectroscopiques, ni par ses réactions chimiques. Les phénomènes de stase dans la circulation veineuse, ou les hyperémies de certains organes, que Ton trouve sur certains cadavres gelés, ne sont pas caractéristiques. Il s'ensuit donc de ce que nous avons fit qu'il n'y a pas un seul signe qui par lui-même ou par lui seul soi capable de prouver la mort par congélation, de sorte que le diagnostic ne peut se tirer que des circonstances particulières da cas et par exclusion d'un autre genre de mort.
Blosfeld et Brucke prétendent que la raideur cadavérique des gelés peut persister après le dégel, assertion qui est combattue ptf d'autres auteurs (Sommer).
Les cadavres dégelés se putréfient rapidement, et ce sont wa^ tout les phénomènes d'imbibition et de transsudation qui sont kl plus prononcés. Gasper-Liman ont d('*jà fait remarquer que à l'ai trouve dans la neige ou dans la glace un cadavre déjà en voieÉ putréfaction, on peut en conclure avec certitude, que cethomii n'est pas mort de congélation, car un cadavre couché dans la neigl' ou la glace ne se putréHc pas. Cette assertion est juste en général; il ne faudra pas oublier cependant qu'un individu peut réellemeat avoir été gelé, dégelé pendant une température plus douce et ètrs entré en putréfaction à ce moment, puis avoir été recouvert à neige ei gelé une seconde fois. Il y aura donc lieu, dans ces circoastances, de prendre en considération les variations de la tem* pérature.
La mort par congélation, si fréquente dans les pays du Nori, s'observe rarement dans nos régions. Nous ne connaissons pas él cas de suicide pur congélation. Par contre on rencontre quelquefois le meurtre par exposition à un grand froid de personnes bon d'état de se défendre, surtout de petits enfants et de nouveannoés; nous avons déjà dit à propos de ces derniers qu'un degré detroU assez minime suffit pour amener leur mort.