PHIMOSIS. 32T
ciseaux, M. Bégin (1) se sert d'un bistouri garni d'une boule de cire, et fend le prépuce depuis la moitié environ de sa hauteur jusqu'à son bord libre. Les deux angles de h plaie sont ensuite abattus avec des ciseaux , et la membrane interne est longitudinalement incisée dans un troisième temps jusqu'à la base du gland. Aucun accident ne suit cette opération, et son résultat est» dit l'auteur, de ne laisser à la partie aucune difformité.
e. De toute manière, il est possible, il est même fort utile, quand la coarctation est portée très loin, d'enfoncer la pointe du bistouri sur la sonde à travers la peau , ou de dehors en dedans , comme le conseillent MM. Heurtaut (2) et Tavernier , au lieu d'exécuter la ponction de l'intérieur vers l'extérieur. Une bonne règle , établie aussi par M. Tavernier (3) dans le but de ne pas se tromper sur l'étendue relative de l'incision des couches organiques , est la suivante : la sonde une fois placée , on en pousse modérément le bec ; le chirurgien retire dès lors les téguments en arrière jusqu'à ce quQ Te borcf rosé de la couche muqueuse se montré à découvert. Les partie? étant maintenues dans cet état par un aide oi| par l'opérateur lui-même, on peut être sûr que llnstruipent enfoncé par ponction , soit de la peau verç la sonde , soit de la sonde vers la peau, et ramené de la rapine du pfépifce vers son bord libre, opérera une section aussi nette , aussi égale que possible.
f. Aussitôt que Y opération est terminée , le repli cotan^ retoonte derrière le gland. On applique le plqmasseau sur la plaie, qu'on entoure «Tune compresse âne' et dp deux longuettes, ou d'une croix 'de Malte. Pour terminer, on porte l'extrémité de la bande à la racine de la verge, afirç de fa ramener par des circulaires sur l'extrémité antérieure de cet organe , et de la reporter en arrière oh on la fixé définitivement. Un suspensoir, appliqué préalablement, permettrait d'arrêter ce petit appareil bien plus sûrement encore , et le rendrait moins sujet à se déranger. Enfin f il
(1) Élém. de chir.y 2* édjt., t. J, p. §bt).
(2) TMsç de Farts, m\. . '
(3) Bullet. de ihérapeut., 1. 1, p. 14t.
est bon que, par un tour de bande ou deux, ou bien avec une cravate passée autour des reins , on puisse tenir le tout renversé sur le devant des pubis. Le pansement n'est renouvelé qu'au bout de deux ou trois jours, s'il ne s'est pas défait, et, dès que la solution de continuité commence à suppurer, il se réduit à quelque chose de si simple, qu'il est vraiment inutile d'en parler plus longuement.
g. Pour que la plaie reste aussi étroite que possible dans le sens antéro-postérieur , et ne tarde pas trop à se fermer, il y a de l'avantage , lors du premier pansement surtout, à placer les doloirs de la bande sur le corps du pénis en procédant d'arrière en avant , puis à se servir , comme le veut M. Tavernier , d'une croix de Malte trouée dans le milieu, pour qu'elle puisse laisser le gland à découvert tout en repoussant le prépuce divisé d'avant en arrière. Ainsi posé, l'appareil est plus solide et tous les tissus se trouvent poussés les uns vers les autres au lieu de tendre à s'écarter, comme il arrive souvent quand on ne prend pas cette précaution. Plus tard je me suis bien trouvé de retirer en avant le bourrelet calleux que forment assez long-temps les bords de la division , afin de le comprimer un peu et d'en favoriser la résolution.
h. Procédé de l'auteur. Le procédé suivant m'a donné d'excellents résultats. Je passe trois ou quatre cercles de fil i trois lignes au-devant l'un de l'autre et de chaque côté du frein , que je détache aussitôt avec de bons ciseaux. La pointe d'un bistouri , enfoncée sur la ligne médiane par la racine de cette plaie , fend ensuite le prépuce comme dans le procédé de M. Qoquet. L'anse des fils ayant été divisée par le milieu , je les noue sur-le-champ séparément, et j'obtiens ainsi autant de points de suture, qui ferment immédiatement les deux côtés de la plaie. De la sorte, on n'a besoin d'aucun pansement, et la guérison est possible en trois ou quatre jours.
§ H. Paraphimosis.
A. Si des Compresses imbibées d'eau froide ou à la glace, qui ont la vertu , en diminuant l'afflux des liquides , en réduisant le volume des corps caverneux, de faire cesser