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m pipceau chargé de matière caustique, ou bien avec un cautère en roseau, soit les deux côté*, soit la ligne médiane postérieure, ou quelques autres (ignés intermédiaires du vagin, de manière à y éteindre la vie* Ujpnporte de ne point oublier, en agissant ainsi, que la vessie et ('urètre sont en avant, que le rectum est en arrière, et que Je cul-de-sac du péritoine avoisine de très près la lèvre postérieure du col de la matrice.
Pendant le travail d'élimination des escarres, on s'en tient A des injections émollientes , i des bains généraux , au traitement antiphlogistique. Plus tard on favorise la mondification, la cicatrisation des plaies, par des injections détersives, puis résolutives , et l'on met la malade à un régime plus substantiel. Ayant établi là des plajes avec déperdition de substance, le chirurgien est en droit d'espérer ^qu'après leur cicatrisation le vagin en sera nécessairement rétréci, et que, parsemé de coutures modulaires, il pourra s'opposer à l'abaissement de la matrice.
Il pe faudrait pas sans doute affirmer que le succès ne couronnera jamais une pareille entreprise. Les brides , les cloisons, les coarctations de toute sorte qui s'établissent quelquefois accidentellement dans le vagin, et dont j'ai parlé plus haut, prouvent suffisamment que la matrice est alors quelquefois forcée de se tenir au-dessus de la vulve. Un collet qui . ne permettait pas l'introduction du petit doigt, et qui existait à deux pouces et demi de profondeur dans le vagin, remplissait là chez une dame que j'ai observée avec M. Berigny de Meulan , l'office du plus excellent pessaire. Une cloison en demi-lune, située à un pouce plus haut, en faisait autant chez une dame que j'ai vue avec M. Andral père. J'ai déjà parlé d'une malade de M.Gérardin, qui, après avoir eu plusieurs années de suite un pessaire emprisonné dans les parties, se trouva guérie de sa descente, après l'extraction de ce corps, par une coarctation circulaire du milieu du vagin. H est cependant vrai que ces coarctations sont difficiles à produire, que les femmes traitées ainsi par M. Laugier ont vu reparaître leur descente, que la maladie s'estkégalement reproduite quoique j'eusse cautérisé profondément quatre rayons
du vagin chez la personne opérée par moi à l'hôpital de h Charité. La mollesse, l'extensibilité des tissus, la quantité de fluides qui s'y accumulent facilement, tout s'oppose à ce que Ton produise dans ce Vêa à volonté un rétrécissement solide et durable. Comme elle ne serait pas d'ailleurs dépourvue de dangers, cette opération ne me semble pas en conséquence digne de rester dans la pratique.
§ II. Excision. Le rétrécissement par excision, tenté d'abord par M. Heming(l), puis par M. Ireland en 1834, par M. A. Berard et par teoi en 1835, offre déjà pluaieon nuances. M. Berard s'est conformé de tous points à la pratique de M. Ireland; c'est-à-dire qu'après avoir excisé de chaque côté du vagin une bandelette large de près d'un pouce et longue de deux ou trois , il a réuni les plaies par le moyen de la suture. Les malades qui avaient d'abord para le plus solidement guéris n'en ont pas moins vu leur infirmité reparaître bientôt après. Voyant que les parois du nfta sont alors fortement épaissies, comme hypertrophiées, qu'il existe presque toujours en même temps un renversement de la vessie ou du rectum, une cystocèleou une rectocHe,)^ mieux aimé porter l'excision des tissus en avant et en arrière oue sur les côtés. Voulant en outre rendre l'excision et la «ature plus faciles, j'ai commencé par placer les fils au Wt&* de la base du pli à enlever. Détachant ensuite toute lt bandelette organique, il m'a été très commode de réunir le* bords de la plaie en nouant chaftun dès fils, et de comptt* ainsi la suture.
Pour cela , je fais placer la femme sur le dos ; j'accroche le plus haut possible la crête médiane postérieure du vagin av%c une érigne , pendant qu'un aide en soulève delà méœe façon l'extrémité périnéale. Abandonnant aussitôt les deax érignes à l'aide , je porte l'indicateur de la main gauche dans le rectum , afin de surveiller le passage de l'aiguille courbe, qui, conduite par la main droite, doit porter trois ou qn*^ fils doubles à travers la base du pli vaginal , en ayant aoni de commencer par le plus élevé , et de terminer par le pwj rapproché de la vulve. Un autre aide maintient tous ces fl»
(1) Gaz. méd.t 1S32, p. 32. -