‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 2)Chapitre 3 sur 108 · CUBE RADICALE DBS HEIN I ES · texte numérisé non relu

CUBE RADICALE DBS HEIN I ES

soutenu par Gauthier, pais bientôt démasqué par Bordenave au sein de l'Académie , obtint, en 1773 , les prétendues guélisons qui le portèrent à solliciter les faveurs du gouvernement» et qu'il causa la mort de La Condamine. Le cautère potentiel était appliqué sur la peau en forme de traînée , ou sur un point circonscrit vers le collet de la hernie, dans le but d'y produire une escarre , et de faire supurer le sac après l'avoir perforé* Il parait cependant que Monro et le chirurgien de marine dont parle Sabatier appliquaient aussi leur escarrotiqne à l'intérieur du sac.

Ainsi considérée, la cautérisation renferme deux méthodes assez distinctes, l'une qui ne s'adresse qu'aux tuniques herniaires , l'autre qui attaque, au contraire , l'orifice par lequel les organes se sont déplacés. La première a pour inconvénient d'exposer à ne pas pénétrer d'abord assez profondémen t, ou, dans le cas opposé , à léser quelque organe important; l'inflammation qu'elle détermine peut ne pas se borner au sac, gagner le péritoine , et amener ainsi la mort du malade. La seconde, qui ne met pas non plus entièrement à l'abri de ce dernier danger, offre au moins la ressource de' ménager plus sûrement les viscères , puisque l'opérateur commence par les découvrir et les repousser dans Fabdomen. Il faut ajouter que celle ci seule promet réellement quelque chance de succès.

B. Ligature. La manière de placer une ligature autour des hernies qu'on voudrait guérir radicalement est loin d'avoir été la même pour tous les auteurs. Les uns rappliquent sur le sac immédiatement, d'autres sur la peau , sans inci~ skm préalable. Paré en a vu qui se bornaient à une incision circulaire , au fond de laquelle on serrait le fil. Dès le temps de Paul , plusieurs praticiens avaient aussi recours au sillon ; mais plusieurs d'entre eux ouvraient ensuite toute la poche , pour s'assurer qu'aucun organe n'était pris dans la ligature. Guy de Chauliac dit qu'il faut d'abord mettre le sac à nu , afin de le saisir et de l'étrangler plus sûrement vers sa racine. Parmi ceux qui se contentent d'une ligature médiate , il ' en est qui, comme Tbevenin , traversent toute la poche avec' un double fil, et en "étranglent après les deux moitiés sépa* %

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de fiohuucker et de quelques antres chirurgien* pins modernes.

F. Scarifications. An lieu d'exciter le sac, après l'avoir largement incisé, Leblanc imagina d'appliquer à la core radicale des hernies la dilatation de l'anneau, déjà vantée par les anciens , mais surtout par Arnaud , pour lever l'étranglement. L'idée de scarifier l'anneau , idée qu'on rapporte à Léonidas , et qu'émettent formellement Verduc, Freytag, etc., est moins étrange, et Riehtern'a peut-être pas senti toute la valeur de son assertion , quand il a dit que ces petites incisions augmentent alors beaucoup les adhérences qui doivent suivre l'opération. L'épanchement de lymphe qui en résuhe presque nécessairement, procure effectivement la chance de voir tous les tissus se confondre à l'ouverture du sac, et l'anneau se fermer définitivement. Si J.-L. Petit et les chirurgiens dont parle Heister avaient été à même de faire cette remarque, ils n'eussent sans doute pas soutenu que les scarifications sont plus propres à relâcher 4u'à fortifier le canal ou l'ouverture herniaire. C'est évidemment à la même omission qu'il fout attribuer le dédain de Laesus pour ce procédé, et le silence que gardent sur lui la plupart des auteurs modernes. Le principal reproche qu'on puisse lui adresser est d'offrir les mêmes dangers que l'incision, dont il n'est, après tout, qu'une simple modification.

G. Bouchons organiques. La guérison radicale des hernies a toujours été si avidement recherchée par les malades, que le besoin de l'obtenir n'a jamais cessé de tourmenter les chirurgiens, et que, de nos jours, plusieurs moyens ont encore été proposés dans ce but.

1 . Bouchon d'épiploon. Lorsque par l'opération de la hernie étrangléeon s'est assuréqu'il s'agit d'un entéro-épîplocèle,Ott peut en fixant l'éptploon dans les anneaux apràsva voir réduit rintestin,le forcer à contracter là des adhérences qui s'opposeront ensuite à la reproduction de la hernie. M.*>oper*quelquefois réussi de cette façon. J'ai appris de H. A. H. Stevens de New-Yorkqu'il n'avait pas été moine heureux. Le même résultat a été obtenu par moi sur trois malades ; M. Goyrand a om» tienne aussi quelques exemples du même genre. Toutefois,

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outre que cette manière de (aire ne réussit par toujours, elle a encore un double inconvénient : l'épiploon tendu comme une toile ou en forme de bride depuis la région ombilicale jusqu'au canal inguinal» prédispose aux coliques, aux tiraillements de l'estomac, et de plus à de véritables étranglements internes ; en second lieu , elle ne parait guère applicable que dans les cas de hernie étranglée. J'ajouterai néanmoins qu'après l'opération de toute hernie entéro-épiploîque étranglée, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, l'épiploon se fixe derrière le canal ou dans l'intérieur du canal, de manière à représenter la bride dont je parlais tout à l'heure. C'est donc un procédé d'obturation en quelque sorte naturel , et qu'il est bon d'aider dans les cas indiqués tout à l'heure.

2. Bouchon avec le testicule ou le sac. Moînichen et Scultet parlent d'un procédé qui consistait à boucher Vanneau en y refoulant le testicule ; mais il est inutile de s'arrêter à une pareille idée J.-L. Petit, ou plutôt Gârengeot, qui disséquait le sac, le pelotonnait et le repoussait ensuite dans le canal à la manière d'un bouchon, comme le conseille encore M. Steffen (1), serait arrivé au même but avec moins de danger.

3. Bouchon de téguments disséqués. Une dame , opérée d'une benne étranglée avec succès , très attristée de voir sa maladie reparaître au bout de quelques mois, voulut en être débarrassée à tout prix : c'était une hernie crurale. Après avoir mis l'anneau à découvert , M. Jameson tailla , aux dépens des téguments voisins , un lambeau en forme de lancette, long de deux pouces , large de dix lignes, et ayant sa racine du côté de la première plaie, le disséqua soigneusement pour le renverser et en introduire la portion flottante dans l'ouverture herniaire , le fixa dans ce Ken en réunissant la solution de continuité qu'il venait d'opérer par le moyen de quelques points de suture, et maintint le tout à laide d'un bandage approprié. La malade guérit complètement, et tout porte à croire que le bouchon , engagé dans le canal crural, a-'y est greffe.

Au premier abord , on ne voit rien que d'ingénieux dans (0 Froricp, Notizen,>fc., b. 41, n»3.

pital , avait offert quelques symptômes d'étranglement , et qui a succombé aux suites d'un érysipèle gangreneux.

Le premier de ces faits semble confirmer toutes les espérances de M. Belmas. Le quatrième, celui de l'hydro-sarcocèle , n'a, je crois , qu'une très faible valeur, eu égard à la question principale , et mérite à peine qu'on en tienne compte. Celui de la fille publique ne prouve rien par lui-même , ni pour, ni contre la méthode. L'enfant opéré par Dupuytren paraît avoir été pris d'une inflammation des voies gastro-intestinales , et nullement de péritonite. Dans le cas que j'ai observé , des symptômes fort étranges se sont manifestés , et la mort n'a eu pour cause matérielle éloignée que la pblegmasie gangreneuse du scrotum.

2. Deuxième procédé. Poursuivant son ancienne idée , M. Belmas croit enfin être parvenu à un succès complet. Son nouveau procédé consiste à déposer dans le sac, le plus près possible de l'anneau, de petits rubans de gélatine ou de baudruche. Pour cela , il traverse toute l'épaisseur du scrotum avec une sorte de canule -aiguille. Lorsque la partie renflée de cet instrument parait être dans la cavité herniaire, on la déusse pour en isoler les deux moitiés dans le sac, où la canule permet alors de porter de petits rubans de matière animale. Une inflammation adhésive survient; les parois du sac s'agglutinent, et l'oblitération du sac doit en être l'effet. Bien que M. Belmas m'ait dit avoir déjà réussi par ce procédé, je suis cependant disposé à croire que le plus souvent il permettra à la hernie de se reproduire, et qu'il offre moins de garantie encore que celui de M. Gerdy.

I. Un chirurgien distingué de Lyon, M. Bonnet, a mis en pratique une méthode plus simple , ou au moins d'une application plus facile. On se borne à traverser toute l'épaisseur du scrotum , y compris le sac et près de Vanneau, avec plusieurs épingles y en ayant soin d'éviter le cordon testiculaire. Ces épingles, recourbées ou raccourcies du côté de leur extrémité libre par de petites masses de liège , ont pour but de mettre les parois du sac en contact, et d'en produire l'adhésion. Quatre malades auraient déjà été guéris de cette façon, et H. Mayor, de Lausanne» qui se contente d'an petit

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séton en place d'épingle , pense que c'est une méthode merveilleuse et d'an succès presque immanquable.

Autant que je puis en juger à priori, ce procédé, qui n'est en réalité qu'une nuance de la ligature , tant préconisée autrefois , ou de l'incision simple, ne restera point dans la pratique. Ce n'est pas qu'il expose beaucoup , comme quelques personnes semblent le craindre , à la blessure du cordon testiculaire , mais bien parce qu'il ne doit produire qu'une agglutination incomplète du sac , et qu'il laisse libre toute la longueur du canal inguinal.

}. Voulant éviter le cordon avec certitude et produire une oblitération plus étendue, M. Malgaigne conseille d'enfoncer quelques aiguilles sur le trajet du canal , et d'en venir à là compression au moyen d'un bon bandage , dès que le collet du sac est légèrement enflammé.

K. Méthode de l'auteur. Tourmenté, comme tous les praticiens , du besoin de guérir radicalement la hernie inguinale , d'ailleurs convaincu depuis long-temps , ainsi que je l'ai dit ailleurs , qu'on avait eu tort d'abandonner sans distinction tous les essais qui tendaient à ce but, j'ai cherché aussi k l'atteindre par une méthode particulière. Le procède que j'ai imaginé est le même que celui qu'on emploie pour la cure radicale de l'hydrocèle. Je m'y suis décidé, après avoir acquis la preuve que les injections irritantes de la tunique vaginale sont infiniment moins dangereuses qu'on ne le croit généralement , quand elles arrivent dans le péritoine* Les injections tentées autrefois, et encore de nos jours , pour guérir radicalement l'ascite , m'avaient déjà enhardi. Du vin ayant pénétré dans le ventre par une hydrocèle congénitale , sans qu'il en fût résulté d'accidents sérieux , m'avait ensuite montré que le traitement de l'hydrocèle des enfants ne doit pas élre beaucoup plus dangereux que celui de l'hydrocèle des adultes. Passant de ces présomptions à la pratique réglée , je n'ai point hésité à injecter les liquides irritants dans l'hydrocèle congénitale ; et j'ai bientôt acquis la conviction qu'avec la précaution de comprimer le canal inguinal pendant l'opération (voy. Hyirocèlc), il n'y avait aucun danger à se comporter ainsi : de

nantes , est certainement de nature à fermer solidement le trajet herniaire. Pour comprendre toute l'action des cicatrices dans ce cas, il suffît de penser aux déplacements causés par celles que produisent ordinairement les brûlures un peu profondes , la variole, etc. Mais pour arriver à ce résultat , il faut que la plaie ait suppuré , que toute la surface du sac et l'intérieur même de son collet aient eu le temps de se transformer en bou: geons cellulo-vasculaires.

Si l'art a la puissance de guérir radicalement certaines hernies , le moyen d'y parvenir est donc d'obturer leur passage en y faisant naître une cicatrice inodulaire. La cautérisation est évidemment de nature à la produire , par exemple > quand elle porte sur toute l'épaisseur des tuniques scrotales et arrive jusqu'à la face interne du collet du sac. La ligature médiate ou immédiate offre moins de certitude, parce qu'elle n'agit que de dehors en dedans , et que , sous son influence, l'intérieur de l'anneau peut rester libre de tout travail morbide. La perte de substance , amenée par l'excision , est une garantie de succès qu'on ne peut pas méconnaître. La simple incision elle-même réussirait fréquemment aussi sans doute 9 si on consentait à ne fermer la plaie que par seconde intention. Les scarifications doivent l'emporter encore sur tous ces procédés ; d'abord , en ce qu'elles n'exposent point à blesser le cordon comme la cautérisation , ni les vaisseaux comme l'excision ; ensuite, parce qu'elles entraînent à leur suite une cicatrice beaucoup plus solide que l'incision proprement dite, qu'elles rendent d'ailleurs à peine plus difficile et plus compliquée. Quant à la méthode de M. Jameson , si de nouveaux faits venaient à confirmer ce qu'en dit son inventeur, je la croirais préférable à beaucoup d'autres. Le bouchon tégumentaire qu'on place dans l'anneau remplacerait à merveille la plus forte masse inodulaire, tout en permettant de réunir immédiatement la plaie. Celle de M. Gerdy, de M. Leroy, de H. Belmas agirait probablement aussi de la même manière. Après l'opération d'une hernie étranglée, le refoulement du sac, un bouchon d'épiploon ou les scarifications sont, je crois, formellement indiquées, et procureront, j'en suis certain, desguérisons radicales, si on y associe plus tard une compression

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