FENTES ET SUTURE DU PÉRINÉE
tares complètes, cette suture restera souvent infidèle ou insuffisante.
A. Tentei incomplètes. Les fentes du périnée qui s'arrêtent au-devant de l'anus, sans comprendre la cloison recto-vaginale, ne troublent point les fonctions du rectum , mais elles favorisent les descentes de F utérus, et peuvent avoir des conséquences fâcheuses sous le point de vue des rapports, des sentiments conjugaux. Il est donc permis d'en essayer la guérison lorsque les femmes la réclament. Ici la suture entortillée, ou mieux la suture simple, à points passés, suffit presque toujours , et n'a guère moins d'efficacité que la suture enchevillée.
I. La malade doit être placée comme pour l'opération de la taille. Le chirurgien, situé en face, assis, debout, ou à genoux, commence par aviver les bords de la fente. Pour cela il en enlève une pellicule depuis le voisinage de l'anus, jusqu'à un pouce et demi ou deux en avant. L'a vivement doit porter sur toute l'épaisseur de la fente, depuis le tissu cutané jusque sur la membrane interne du vagin ; on a soin aussi que tous les points du contour de cette fente soient exactement remis à vif, sans en excepter l'extrémité inférieure de la colonne postérieure du vagin, qui, en pareil cas, fait ordinairement un relief assez marqué vers le bord profond de la plaie.
IL Après avoir abstergé le sang qui suinte quelquefois assez abondamment, il faut placer les fils , l'un en arrière du côté de l'anus, l'autre en avant du côté des petites lèvres, et l'autre au milieu. Pour cela , le chirurgien , qui peut débuter presque indifféremment par le premier ou par le dernier, saisit et enfonce de dehors en dedans une aiguille courbe à travers la lèvre gauche de la plaie , au moyen de la main droite , en ayant soin de commencer à quatre ou six lignes en dehors de la surface saignante , et de ressortir très près du tissu muqueux. Une bonne pince, quand les doigts de la main gauche ne suffisent pas, sert à soutenir les tissus, pendant qu'on les traverse ainsi.
L'aiguille est aussitôt portée avec la même main de dedans en dehors, et par le fond de la plaie, i travers l'autre lèvre
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<Jp la ftyv^ion, de panière à ce qu'elle sprte de la peau i une égale distance des tissus avivés. Ôq s'y prend de la mèm$ manièrp pour le passage du second et <Ju troisième fil. J'a- JQltfera^ cependant qu'il serait possible, si on commençait par celui 4'Çn naj#, d'ep tirer les deux extrémités pour tendre , rapprocher la division, afin que les deux doigts de îa main gauche, se fixant en dehors comme pour en pincer les cAtés , permissent de passer l'aiguille <}u même coup au travers de toijitç l'épaisseur des couches qui doivent être embrassas par la suture. Il importe aussi que le fil du milieu comprenne dans son anse l'extrémité avivée de la colonne postérieure du vagin, en même temps que les côtés de la plaie.
JU. Arrivée 1£, l'opération n'a plus rien de particulier; chacun des fils est noué de côté par un nœud simple, sou* tenu d'une rosette, et (Je manière à exercer une certaine construction sur les parties. En supposant [qu'on eût préféré U spture entortillée , il n'y aurait qu'à passer chacune des aigjrijles ou de fortes épingles, avec les mêmes précautions ou (Je la même manière que dans le cas précédent. Jetant ensuite une anse de fil autour de leurs extrémités, on se Comporterait comme il a été dit en traitant dé la suture entortillée en général, seulement la poipte et la tête auraient besoin d'ep être ensuite soigneusement garnies et soulevées, à cause de la rainure périnéale où elles sont obligées de rester enfoncées. ]La suture enchevilléene présentant pas d'autres règles ici que dans le cas suivant, il est inutile de s'y arrêter pour le moment.
JV. Soins consécutifs. Pour que l'opération réussisse, on exige que , pendant une semaine au moins , la femme reste Içs cuisses rapprochées çt qu'elle n'urine point naturellement. Il esj qtile eu outre qu'elle ne soit pas obligé? d'aller à If garderobe, et aue, sans être couverte d'un appareil, la région périnéale soit abstergée, soigneusement nettoyée plusieurs fois le jour.
Une sonde à demeure dans la yessje irrite, fatigue trop; il vaut mieux sonder la malade toutes les si? ou jiuît heures. Une njèche «Mfls l'anus n'est propre qu'à compromettre la succès 4® f opér^tjQç . Celle cju'on pourrait placer jpjjjr )e r^ste