‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 2)Chapitre 41 sur 108 · FENTES ET SUTURE BU PÉRINÉE · texte numérisé non relu

FENTES ET SUTURE BU PÉRINÉE

M. Vidal en a-t-il imaginé de beaucoup pins commode ; ce sont tout simplement des aiguilles à manche, presque droites / et fenêtrées près de la pointe pour recevoir le lien. Après les avoir enfoncées, comme je l'ai dit pins haut, à travers la lèvre gauche de la plaie, il en dégage le fil et retire son instrument; reportée ensuite de dehors en dedans à travers la lèvre droite, cette aiguille arrive de nouveau dans le fond de la plaie pour y être armée delà ligature qu'elle entraîne en s'en retournant. Le reste de la suture n'a plus rien de particulier.

Quant à moi, m'élant servi d'aiguilles à suture ordinaires, un peu fortes , je les ai trouvées d'un emploi si commode , qu'il ne m'a point été permis de songer à en essayer d'autres. II me semble cependant que pour traverser une grande épaisseur de tissus , l'aiguille de M. ^dal aurait quelques avantages sur celles de M. Roux.

De quelque manière qu'ait été pratiquée la suture enchevillée, pour des fentes complètes du périnée, elle exige absolument les mêmes précautions que celles dont j'ai parlé précédemment. Il vaut mieux, dans tous les cas, solliciter quelques garderobes à l'aide d'un minoratif' que par l'emploi des lavements , et l'avant-veille de la section des fils, qu'immédiatement après.

§ III. Procédé M on tain. Malgré le succès qu'il avait obtenu une première fois de la suture, M. Montain(l) a traité depuis les fentes du périnée par un autre procédé. II se sert à ce sujet d'une longue agrafe dont les deux branches, armées de pointes qui doivent traverser chacune de leur côté les lèvres préalablement avivées de la division, sont ensuite rapprochées avec toute la force ou toute la modération convenable, au moyen d'une vis transversale. Mali cette agrafe, qui ne s'appliquerait exactement qu'aux tontes delà ckrison recto-vaginale, ne tarderait pas ft devenir insupportable, même dans ce cas-là, chez la plupart des femmes, H n'est pas probable en conséquence qu'elle reste dans la pratique.

§ IV. Cautérisation. Voyant éviter toute opération sanglante, quelques chirurgiens, M. J. Cloqnet entre afttrës, ont attaquçje? fentes du périnée par la cautérisation, comme j'en

(1) Thérapeut.méd.-chir., p. 46s 1836.

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avais donné le conseil en 1832 , et comme Sédillot Vavail déjà fait ; portant un petit cautère rougi à blanc, an crajoa de nitrate d'argent ou un pinceau chargé de nitrate acide de mercure, dans l'angle le plus profond de la division, et cela une fois au moins par semaine, j'ai cru que la fente se fermerait par degrés, de sa partie supérieure vers les tégument!. Quoique des succès aient été invoqués à l'appui de cette pratique, je crains qu'on se soit fait illusion à son égard. Aina traitée, la cloison recto-vaginale s'abaisse, se durcit, se rapproche de la pe^q, mais la fente du périnée elle-même ne se rapproche, ne se comble, ne se ferme point ; en sorte qu'on diminue la difformité sans la détruire.

§ Y. Après la guêrison des fentes du périnée, il peut se fyire que la vulve paraisse trop étroite, comme chei cette jeune personne qui, v&nant d'accoucher étant demoiselle, fa opérée par Dupuytren (1), et qui parut ensuite douée d'un hymen trop résistant à son maril Ici des dilatations graduées, des onctions émollientes, suffiront presque toujours pour agrandir l'ouverture. On n'en viendrait par conséquent \ pn coup de ciseaux ou de bistouri que si le rétrécissement était extrême.

§ VI. Fendre le sphincter en arrière , comme le proposa M. Mprcier (2), dans le but de relâcher les parties, de rendre p}usfyci|e la sortie des garderobes,et d'éviter toute traction sur la suture, serait d'ailleurs une précaution à tenter dam les cas graves.

ARTICLE XV. — Pystocik (accouchement difficile).

tes opérations que nécessita quelquefois rextra^Udn^ fjQrtw #yin* kit l'objet d'étttdes spécial**, m P*°^* être c^pYenaWen^t examinées ^ue dans les cptmge* 4'* ço*flbments. H serait donc superflu d'e« traiter tè"* uw Je* détail* qu'êtes comportera. Qqtiqw* imes d'eaW eUeq cependant»* doivent pas être «aitièrewen* «P* Je «wa** Mtofk* brièvement te towuei*

§L$mph**>to*f*> Fondé* sur me tcadîâtfm T«Jg*»

{%)' £«». métkt mt, p. mh. — Plgné, trèd. ée CMiai, 1. 1, P» **• (2) Journal de* conn. méd.~ckir.p mm* 4839,

SYMPHYSÉOTOMJE. 467

dont parlent {liolan et Paré> et qui fait croire au peuple que , dan$ divers pays , ou brise les pubis aux petites filles dès la naissance , afin de rendre chez elles la parturitioa plus facile, quelques modernes ont pensé que la symphyséotooûe avait été entrevue dès la plus h$ute antiquité. Il est vrai que de Lacourvée, qui écrivait en 1655 „ fait mention d'une femiqe qui mourut avant d'être délivrée , e^w le cadavre de laquelle il divisa la symphyse pubienne 4ay$ le buft d'agrandir le bassin , et que Plenk s'est comporté de la même manière en 1766 sur un autre sujet. Mais U .n'en est pas moins évident que personne n'avait formellement songé ^ proposer cette opération sur la femme vivante , lorsque Sifgault, encore élève , en fit le sujet d'un mémoire qu'il vint lire en 1768 à l'Académie de chirurgie. C'est le seul moyen de salut qu'on puisse invoquer pour sauver l'enfant, 1° lorsque la tête est fortement enclavée dans le détroit supérieur, pu au-dessous ; 2° quand la tête a franchi le détroit abdominal , et qu'elle est arrêtée par l'angustie du cercle périoéaL; 3° quand, le tronc étant sorti, la tête se trouve retenue dans l'excavation. Alora elle est préférable , même après la mort de la femme, à l'opération césarienne » parce qu'il serait 4 peu près impossible d'avoir le fœtus vivant à travers les parois abdominales. '

A. Procédé ordinaire. La malade étant placée sur une table à opérations , ou sur un lit, comme pour l'application du forceps , ayant les membres inférieurs légèrement fléchis et convenablement écartés, un aide lui soutient les épaules; deux autres s'emparent de ses genoux; un quatrième tend la peau du ventre ; le cinquième es} chargé de donner à l'opérateur les objets dont il peut avoir besoin. Assis ou debout, à droite ou entre les jambes de la femme* te chirurgie*» armé d'un bistouri convexe, fart une incision, qui doit commencée un peu au-dessus de la symphyse et se prolonger jmyq^à I4 hauteur du clitoris. Cette incision, quj cojnpranfl U peau, préalablement rasée , et toutes le$ parues rçqlles du WPS <fe Vénus , est parallèle à Taxe du corps , et tombe jutant quç possible sur le milieu de l'articulation. A sa partie inférieure cependant , il est bon de l'incliner un peu 4e côté entre le

sommet de la grande et de la petite lèvre , de séparer même de la branche pubienne une des racines du clitoris , afin d'éviter plus tard des déchirures dangereuses. Il ne peut y avoir que de petites artères à lier, à moins qu'on n'ait divisé la honteuse interne , en prolongeant avec trop peu de précaution la section des parties par en bas.

Pour diviser le cartilage, le plus sûr est de le trancher de haut en bas, et de la face cutanée vers la face pelvienne de la symphyse. Il suffira toujours de maintenir le bistouri i quelques lignes de sa pointe avec les deux premiers doigts de la main gauche , pendant qu'on en fait agir le tranchant avec la main droite. On prévient aussi cet inconvénient ea pratiquant le cathétérisme dès le principe, ou du moins avant de commencer le deuxième temps de l'opération. Par ce moyen , on vide la vessie , et la sonde sert ensuite à déjeter l'urètre à droite, pendant qu'on incline légèrement à gauche l'incision du ligament sous-pubien. L'appareil ligamenteux une fois traversé , on redouble de précautions, on ne coupe plus qu'en traînant , en quelque sorte , la pointe de l'instrument , et l'on cesse de s'en servir dès qu'il ne rencontre plus rien d'élastique, de résistant à diviser.

B. Procédés divers. On pourrait aussi, comme M./mferfparatt l'avoir fait plusieurs fois sur la femme vivante, comme on l'aurait fait dès l'année 1780 à Utréra en Andalousie, comme Aitken (1) en donne l'idée, comme le veut H. Pétrequin (2), couper le cartilage de bas en h a ut et d'arrière en avant en quelque sorte par ponction, de manière à laisser les téguments intacts en avant. S'il arrivait que la symphyse fut ossifiée, il y aurait si peu de chance d'obtenir un agrandissement un peu considérable, qu'au lieu de scier l'articula tion, 'comme Fa fait SUbolA, j'aimerais mieux recourir à la section césarienne. En portant la scie en dehors de la symphyse , sur le corps même de l'os , d'après le conseil de Desgranges , l'opération M serait ni plus ni moins dangereuse , car c'est dans les articulations sacro-iliaques , et non pas en avant, que se trouve la difficulté.

(1) Journal de mid.t t. LV.

(f ) Bulletin de dérape*. , t. XI, p. Î75.

SYMPHYSÉOTOMIK. 469

C. La séparation du cartilage est à peine opérée , qtfe la branche postérieure du levier coudé formé par l'os coxal entraînée par l'élasticité des ligaments postérieurs produit un certain écartement entre les pubis , écartement qui doit varier au reste suivant le degré d'étroitesse du bassin , et le degré de consistance ou de ramollissement des symphyses. Du reste, j ai peine à croire qu'il puisse aller de lui-même jusqu'à devenir dangereux, et qu'il soit utile de le borner, comme on Ta recommandé , en fixant les hanches avant la fin de l'opération. On est, au contraire , presque toujours forcé de presser d'avant en arrière et de dedans en dehors avec lenteur et modération , sur les épines iliaques , ou d'écarter avec ménagement les cuisses de la femme pour le porter au point convenable.

D. Une fois la parturition terminée , le chirurgien nettoie la femme, rapproche les pubis l'un de l'autre, couvre la plaie d'un linge enduit de cérat , de charpie , de compresses, et maintient le tout avec un bandage de corps assez serré pour s'opposer , au moins en partie , à un nouvel écartement des os. La malade doit rester sur le dos, dans l'immobilité la plus complète. Ses cuisses surtout ont besoin du repos le plus absolu pendant six semaines , deux mois, temps nécessaire à la consolidation des symphyses. On la tient d'ailleurs au régime des opérations graves, en ayant soin de combattre les accidents avec énergie , s'il en survient. Qyand le terme de la guérison approche , on ne permet les mouvements , la marche ," qu'avec la plus grande réserve. Pour peu qu'il y ait encore de mobilité , de douleur dans le bassin , on en revient au repos pour un certain temps.

Ce n'est souvent qu'au bout de trois , quatre mois que la station verticale , la progression sont possibles sans danger. Rien n'est plus à désirer sans doute que la consolidation de la symphyse divisée; mais des femmes sur lesquelles on ne l'avait pas obtenue, ont cependant pu marcher, se tenir debout, et même sauter, sans en être sensiblement incommodées ; particularité qu'on explique par la grande solidité qu'avaient acquise les symphyses postérieures. A. Leroy et M. Lescure vont même jusqu'à dire qu'on doit la favoriser

Wfr OPÉRATIONS SPÉCIALES.

eta n'appliquait point de bandage autoût àtx badsia ; ïfe prétendent , fet peut-être n'ont-ils pas entièrement tort , que le vide inierptibien se remplit alors d'un tissu cellulo-fibreui qrt n'ftfe rien à la résistance des articulations , et qui fait que, par la suite , la femme accoucherait avec beaucoup plus de facilité.

E. Procédé âè M. Galbiati.Ù. Galbiati de Naples remplace la symphy séotomie par une autre opération qui ne sertit, à proprement parler , qu'une modification de ce qu'avait déjà proposé Desgranges. Au lieu de diviser le cartilage, il Veut qu'on fesse des deux côtés la section du corps et de la branche dète pubis , entre les trous sous-pubiens , comme l'avait déjà conseillé Aitken. De cette manière les symphyses sacro-iliaques restent intactes ; on ne court aucun risque de blesser la vessie ni l'urètre; le tissu cellulaire du bassin est à peiné tiraillé ; la consolidation est facile à obtenir ; point d'abcès , point de carie , point de fistule , ni de claudication, ni de péritonite à redouter, et Ton obtient une ampliation considérable du diamètre sacro-pubien. Des essais sur le cadavre, et quelques expériences tentées par M. Ashmead me portent à ne pas rejeter de prime abord Vidée du professeur napolitain , quoique lés essais auxquels D s'est livré jusqu'ici ne soient guère encourageants. Le manuel opératoire de sa méthode sérail, du reste, rendu très simple si, comme le veut M. Stolti (i), on se servait de la scie d'Aîtken , conduite par une petite incision des parties molles, pour sder lés 6s d'arrière en avant.

§ îl. Opération césarienne. On donne le nom <ïe section césarienne à l'ouverture qu'on faîf à la matrice pour en extraire l'enfàht. t>ar extension, on le donne aussi, depuis^iînon, aux incisions qu'il est quelquefois nécessaire de pratique* sur le col utérin, dans le but de favoriser le passage de la tête dti fœtus.

La section césarienne a souvent été pratiquée avec sùccéi. 11 n'est pas permis cependant d'en riier le danger. Boerhaave et Boer ont eu tort sans doute d'avancer qu'on en obtient i peine Un succès sur quatorze opérations > mais il est au moins * (t) Communiqué par l'auteur, Ie' octobre 1837.

OWÊKATIOfl OteARlBltNB. 471

certain qu'elle ft été pratiquée nombre de foie à Paris, depuis quarante ans, et que, y compris celle que M. Dubois a opérée eu arril 1839, toutes les femmes ont succtfmbé; que de soixante-treize cas cités par Baudelocque, quarante-deux ont été malheureux; que de cent-six faits rapporté* par Sprengel, quarante -cinq n'ont point eu de succès; que sur les deux ceftt trente-une opérations dont parlent Kellie et Huit, cent vingt-trois n'ont point empêché les femmes de mourir. Ajoutons que tous les cas de réussite ont certainement été publiés, et qu'il en est un grand nombre dont l'authenticité peut être justement contestée ; tandis que, selon toute apparence, il n'en pas été de même des cas malheureux , dont ou pourrait bien avoir ttt la majeure partie. On peut donc dire que , jusqu'à présent, l'opération césarienne à été mortelle, au moins une fois sur deux, et que Tenon se serait trompé en affirmant que depuis lé temps dé Bauhin on Ta pratiquée à l'Hfttel-Dieu sur soixantedix femmes qui ont survécu. Au rapport de J. Burns , de M. 8. Gooper, elle n'a point encore eu un seul exemple bien avéré de succès dans toute la Grande-Bretagne, quoiqu'elle 7 ait été pratiquée quinze- à vingt fois.

A priori, on ne conçoit pas bien néanmoins qu'elle puisse être aussi redoutable. La plaie qu'on est obligé de faire aux parois abdominales est très large à la vérité, inâis les parties qu'on divise sont peu délicates. Point d'artères, point de nerfs volumineux, rien de bien important à ménager. On blesse le péritoine , mais les organes digestifs peuvent être facilement évités. Combien dé Ibis, (f ailleurs, n'e-t-on pas vti les éventratioite les plus larges , les plus compliquées , As plates pénétrantes de toute «fcpèee , ne donner lieu qu'à des accidents peu graves , et permettre au malade de se rétablir? La blessure de la matrice serait-elle donc par ellemême si dangereuse? Tout indique , au contraire , dans cet w&artè , une irritabilité peh développée , peu de tendance à contracter les inflammations, et les meilleures conditions pour que la cicatrisation s'y fasse sûrement et promptement. Il semblerait donc que ce n'est pas autant par elle-même qfuti par suite de l'état particulier dans lequel on opère les

femmes, que Thystérotomie est si grave. En conséquence, j'ai peine à me défendre de l'idée que si on agissait aurait** que l'indication est bien positive, sans attendre que la personne se fût épuisée en vains efforts ; que l'utérus fut tombé dans l'inertie, ou près d'être enflammé, s'il ne l'est déjà; que la péritonite ou la métrite fussent imminentes on déclarées; que la vie enfin parut gravement compromise, l'opération césarienne ne serait pas , à beaucoup près , aussi fréquemment mortelle qu'on Va malheureusement observé jusqu'ici. § III. Examen des méthodes. Lorsqu'on n'avait recours i l'opération césarienne qu'après la mort, on la pratiquait sur le côté gauche de l'abdomen : la femme étoit ouverte avec un rasoir de long à côté gauche , à cause du foie, d'autant que cette partie-là est plus libre que la dextre, dk Guy de Chauliac; mais, depuis qu'elle a été tentée sur la femme vivante, on Ta soumise à des règles mieux raisonnées. Parmi les divers procédés indiqués par les accoucheurs, il en est cinq qui ont plus spécialement fixé l'attention : dans l'un, on incise sur la ligne médiane, parallèlement à l'axe da corps; dans le second, on agit en dehors du muscle droit; dans le troisième, les parois abdominales sont divisées transversalement sur l'un des côtés; dans le quatrième, la plaie se trouve immédiatement au-dessus et dans la direction du ligament de Fallope; enfin, c'est au niveau de la crête iliaque qu'on la pratique dans le cinquième.

A. Sur la ligne blanche. I. Préféré par Baudelocque, généralement suivi maintenant en France , en Angleterre et en Allemagne, ce procédé permet d'éviter les muscles, de n'agir .que sur la ligne blanche , de ne produire que peu de douleur ; nulle artère ne peut étreJésée, et, de plus, on incfee la matrice parallèlement à ses principales fibres.

B. En opérant sur le côté, les anciens accoucheurs choisissent, en général, le côté gauche, et faisaient une incision tantôt droite , tantôt légèrement oblique , et d'autres fois en forme de croissant, mais toujours immédiatement en dehors du muscle droit., Au dire des médecins qui l'ont adoptée, cette méthode a sur la prédédente l'avantage de meUre la poche urinaire à l'abri de tout accident, de per-

OPERATION CÉSAftUSKME- Vti

mettra uae cicatrisation facile , de moins gêner l'issue des matières qui doivent s'échapper de la plaie. Comme la ma? trice a presque toujours éprouvé un mouvement de torsion sur son axe, en s'inclinant à droite ou à gauche, on .a gru qu'en incisant, sur la ligne médiane on tomberait plus près de son bord gauche que du milieu de sa région antérieure. C'est encore d'après cette considération qu'on -a. conseillé d'opérer sur le côté vers lequel l'utérus s'est naturellement dévié. En admettant comme réels ces avantages» jls seraient néanmoins plus que compensés, il me semble, par le danger de blesser l'artère épigastrique ou ses branches, d'avoir une solution de continuité dont les lèvres seraient presque impossibles à maintenir rapprochées, à cause de )a rétraction des muscles obliques et transverses, et par l'impossibilité d'obvier au défout de paraléllisme des plaiçs de là matrice et de l'abdomen.

C. Pour éviter les inconvénients attachés à ces deux méthodes» LauwrjQt) qui avait d'abord reconnu de grands avantages à l'hystérotomie de la ligne blanche» s'efforça de régulariser un procédé déjà mis en usage par quelques praticiens , et conseilla de pratiquer dans le flanc une incision transversale, longue de cinq pouces, entre le muscle droit et la colonne épinièro. En procédant ainsi, dit-il , on écarte plutôt qu'on ne divise les- fibres des muscles transverses ; on évite les artères épigastrique et lombaire; on tombe sur le foad de la matrice , dont la cavité forme qn entonnoir qi)i rend l'écoulement des lochies facile, par le vagin et par la -plaie. Le p^r^lélisme est très facile è conserver. La suture est inutile. La simple position suffit pour maintenir Jes lèwes de la division* rapprochée!. Enfin l'angle externe -de la solution de continuité, occupant un point déclive» les épaochements abdominaux sont incomparablement moins à craindre que dans Jes autres méthodes; maia on peut* objecter que les fibres charnues du grand et du petit obliques sont nécessairement tranchées, que le moindre effort dort chasser les viscères au dehors , que la matrice» divisée dans son fond, en travers» là où ses vaisseaux sont le plus volumineux, ne tarde pas à s'éloigner considérable-

4tt bH&Âi i6(rà âtâaitte.

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D.Ptfrte fw*« <««$&:. <:Ct*^rf4Hft pàr-flëssustoillabl*»sure a« p&ttoin'ë et fldeorp* MTWGMVJ M. JKtyeft * <*«- Sefllé H'hfcïèër trèAsvèràflèlnéW TiHiadHé deS toùsctès M$i de l'abdtftflên au-desén% de !tt cf«ë flfaqrf*,- de détoWr k pêritdlriér jtMqH'au déifftîi aùpêriëèr, et «é diviser fccdlft la maWcë flà'Hs inW'étehcWë sttfflsaiftë1 pY*r* permettre r» tractidn du" fœtitè. tTàlBdrd, je rië vols pris1 comment »*«**» protolBie1 d'outrlr le sbhmwt de U tnatHc* sari* h» «*- Brane è«r^tis« qui rënVëlbppe ; èrisuilë, lés difBctftté* h**rentes à ce procédé, jointes au décbllëthënt qu'il fttooh" prddtfiéé dans la fbssè ilfddae, flè nW paralsSërtt pi» *« friture 4 rendre l'bpéYaltton htoin* grive qtiéfeëlk* q«» vWtient liïîtrk nïëntlefnitèës. tf ailleurs , à ma tonnâtes**** moins", ëilë n'existé ëtifcdrè d*'ëh projet, et petêoM»!*qu'ici tfe l'a m'Wë ërt pratique sur la tëtotrië Vitaâtë. ; II. Attribuant les! principaux dangers <W ropêraUW «*■rienné â la flbdble lestait dfc p#ltoinë» reperdant ft» t*»*J» de 1'tttérus cblntnë pWWpM» «ifcrftiellettent mOfi*tt»> M. A. Bmâttocqùe à préposé" une rttttooBé «pi; sdo» « double rëppdrt, lttl pttrall ItÉMftéHt meilleure qtt« «•""• les autres, «t qui, dSHs le «il, dffletè rjeà de h prudente. 0on tactttoh-} c(Mf«Heflèéë pèi de V «pihe 8i f*bis, Sé pttflftigtt (tartnlèteiflëïrt éti liglttffètit de PdopfftK qu'au-delà de l*lf»me lliàtjbe ifMtro^sttpérietfte; H «*"* le côté gauche « ciuie de l'iucHttalBttn dit col ; duiad l'a*" fa» est dévié à droite; et 1« cètéTdtWt dan* le et» coakr»»* Après trolr ditisé la pawf abdominale »afls toucher à . F*tére épi^tstrlque » il refoule le péritoine de la (base UN» jusque dans l'excavation pelvienne! et en débarrasse top*" tie supérieure du taglri qu'il ouvre. A tintera ceitë ou*^ wr* qui doit avoir une oet-talne étendue; oa porte •• *J dans rdHflbë titérto, qu'on tàch» d'attirer tm tapw*

0PÊ&ÀT10N OÎ3ÀlïimNB. WS

ventre , en même temps qu'on presse le fond de l'organe gestateur en sens contraire, pour en favoriser le tenveriement. Quand on est parvenu à en mettre le col en rafjpdrt avec l'ouverture des parois abdominales, on abandonné l'accouchement aux contractions de la matrice, ou bien, s'il le fallait absolument, on dilaterait l'orifice utérine avec lâtf doigts, et le fœtus serait entraîné, soit avec là ftàin» toit avec le forceps.

III. Craignant par- dessus tout l'hémorthagie après la section césarienne, madame Boitin et Ch. B*tt avaient également senti le besoin d'inciser l'organe gestateur lé ptas près possible de son sotamet Hou où fl existé à peine quelques vaisseaux. Cependant, j'ai peine à to*oife qu'une telle opération soit praticable dans la majorité «tes cas, que la déchirure du vagin joirite aux dégàtb qu'on opère nécessairement dans la fosse iliaque ou l'excavation, soient moins redoutables que! l'incision simple , méthodique du péritoine ou de la matrice, telle qu'on peut la prati* quer dans l'hystérotomie ordinaire. Je puis ajouter d'ailleurs que M. Baudelocque n'a pu se dispenser de recourir à l'opération césarienne proprement dite, après avoir tenté son èlytrotomie chez une femme qu'il observait depuis longtemps, et près de laquelle il fut aidé par M. Hervez de Chegbin. Un seul fait n'autorise pas, je le sais, à tirer ded conclusions rigoureuses; maià celui-ci, le seul qtii sôit fèflatif à la femme vivante, me parait donner une grande force aux préventions établies d priôH contre les idéeé de l'auteur.

IV. Une autte manière d'opérer quHera^pfroche tlh péd de iêëïfe de M. tMtgeti, et qlii ne s'éloigne pas beaufcciup non plus de celle dô M. tëautfelocque, paraît avôîr été proposée presque en même temps pdi- Physick. Après avoir remarqua que, sur les femmes enceînteà, le péritoine est facile I déparer de la vessie et des environs du col utérin, ce chftlirgiett a pensé qu'en faisant une incision horizontale, hmriêdiatê?inent au-dessus des pubis, on pourrait arriver au sôtariietdte la matrice et l'ouvrir sans intéresser la membrane Sérétisë abdominale ,' maïs, quoi qù'eù paisse dite M. W.-E. borner,

476 OPKftATIONS SPÉCULES.

cette opération est peu digne de son inventeur, et ne vaut pas la peine d'être discutée.

§ II. Manuel opératoire. On ne doit jamais omettre de vider le rectum et la vessie avant de commencer l'opération césarienne, surtout quand on veut suivre le procédé de Mauriceau. L'appareil se compose d'un bistouri convexe, d'un bistouri boutonné, de pinces, de ciseaux, d'aiguilles à suture, de fils, de tuyaux de plumes , de bandelettes adhésives, de charpie en boulettes, en gâteaux. Des linges enduits de cérat, des compresses longuettes, carrées , un bandage de corps, des éponges fines, volumineuses, une seringue, des canules de gomme élastique en cas qu'on ait à Caire des injections, de l'eau tiède, de l'eau froide, du vinaigre, du vin, de l'eau de Cologne sont également nécessaires.

r La malade est, autant que possible, couchée sur le Ut qu'elle doit garder les premiers jours de l'opération. Sa position ne doit point être gênée. Placée sur le dos, la tête modérément élevée , les jambes et les cuisses légèrement fléchies , des aides sont chargés de veiller aux mouvements inconsidérés que les douleurs pourraient lui Caire exécuter. Deux personnes bien entendues appliquent leurs mains sur les côtés et le fond de l'utérus, de manière à le circonscrire exactement, afin qu'il ne puisse se glisser aucun organe entre sa surface et les parois abdominales, qu'il ne fasse, eu quelque sorte, qu'une seule masse avec ces dernières parties. À cet effet, les mains nues me paraissent un peu moins convenable* qu'appliquées sur de larges éponges, comme le veulent MM. Hedenus et Eluge.

Avec le bistouri convexe, le chirurgien incise les téguments des, environs de l'ombilic vers le pubis, dans l'étendue 4e cinq s six pouces. La couche sous-cutanée, l'aponévrose, les fib^ musculaires , si on n'opère pas sur la ligne médiane, ainsi que le tissu cellulaire, sont successivement divisés de la même manière et dans la même étendue. Cette incision ne doit pas descendre trop près de la symphyse, à cause de la vessie, et parce que les parois abdominales conservent ordinairement une grande épaisseur de ce côté. U vaudrait wieu* la prolonger au dessus de l'ombilic, en ayant soin de

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