‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 2)Chapitre 55 sur 108 · LITH0TR1TIE · texte numérisé non relu

LITH0TR1TIE

trouver dans cet hôpital soixante et onze morts sur deux cent huit opérés èh huit ans, et dix-huit seulement sur cinq cfeni quatre-vingt- quatorze i THàtel-Dieu , dans le même espèce de temps. Quoique H. feoiibèrbièlle en ait perdu dixhuit éur éinqirtntekieuî , éà 18ii et 18B8 , ses {>r6portiôhè mbjreritiês n'en éortt pzi taurins* d'Un sttr six bii huit. §î M. Rfcherahd à jtigé c|uè les réveri et lès succès se balarifcatent pa* pâhte égale datas le fcommënccmcnt de ce siècle , II. Rdùi et Dupuytten lés ont établie dans les proportions d'iin ittr cihc| & sii. Voici êè cjtié kndtftfetit les relevés statrsii- <}i)es les ftaieut tenus, qui àlerit été publiés depuis l 8 I n : à No i - *ich, su*1 Cinq cent s1x,sôiiâhte et dix thons ; à Leids, vingt* htth morts *iilrben»4uàtre-Tihgt-âix-sepi bpérés ; à Bristol, un sur quatre et un quart ; à Lunéville, un sut quatorze ; dans le tèbteâu dfe Bépuytreri , qui coriipféHd Paris et ses environs, Hepuis lHft $ soixante et ixû sur tirois cent cinquante six, ou un fibréix.

Ainsi, 14 taillé cause ta rtiort dhe fols sur six ou sept» et pas davantage. La lithoirilié est moins ftièiJrtrière. j'en ai la con- IHètièn ; mai* il faudrait saVbtf jusqu'à ^uèt point, èi rêxpérièrice n'a pas ëhcote pèrmiè de prononcer à cèi é^ard. tour déèider lé {jdfestton, 11 est ïriSihé unte cohditibn que tes homme» ètosciènfciénx he doivent fias perdre Ôè Vue, tfèst que les sujet» IMèépdfclefe de lîihbtfitié s6tot jûiWthèhi ceux chez lesquels là Uriltè ribssirait le mieui , tariflié {Jufe (fresque touè les ma klHëë àuiqùels le broiement ne convient pas, ont aussi moins flê bhanfcèâ d'être guéris par la llthôlortiië. La solution du problème ne sera, par conséquent, définitive que si on prend lé parti de choisi* plusieurs centaine* de calculeux pour la Hlhotritiô , daris le but de les diviser ensuite en deux paris égales, dôht une sferâit soumise à la taille, et l'autre au broiement.

Quand même la lithotritie aurait encore moins de dangers, elle né punirait pas être appliquée à tous les cas. Les calculé tjui ont un cofp$ métallique , une épingle , une aiguillé, une balle, etc., pour centre, une tige de bois , de corne, d'ivoire , pour noyau , la repoussent généralement. Un chirurgien d'Italie échoua complètement ett voulant broyer un cal-

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cul dont un fragment de moelle de bois formait le noyau (1), et M. Leroy (2) ne réussit qu'après de nombreux essais dans un cas où la pierre s'était établie sur une tige ligneuse. J'ajouterai toutefois que cinq séances ont suffi à M. Gazenave (3) pour broyer et entraîner un calcul enté sur un épi de blé. H en est de même des calculs enkystés, adhérents» rendu immobiles d'une manière* ou d'une autre, de ceux qui soat extrêmement durs , qui dépassent les dimensions d'un ceaf de poule , sur lesquels la vessie se tient habituellement appliquée , des individus qui ont l'urètre déformé , soit de naissance (épispadias, hypospadias), soit par suite de maladie, au point de rendre trop difficile] l'emploi des instrv monts convenables.

M. Franc (4), qui propose, quand l'urètre est malade ou rétréci, de pratiquer la lithotritie par l'hypogastrè, qui, couine M. Dudon, veut que pour cela on se serve d'un trois-quaiv armé d'une grosse canule , afin de porter par là des instruments spéciaux aussi volumineux que possible, évoque ainsi une opération plus dangereuse que la taille. La multiplicité des calculs, un gonflement considérable de la prostate, un état maladif ancien, le racornissement de la vessie, en feraient le plus souvent une opération au moins ausa dangereuse que la lithotomie. Ses avantages dans les autre» cas me paraissent incontestables, excepté chez les enfants, surtout si le malade est doué d'une certaine patience, de docilité, d'une irritabilié assez obtuse pour en supporter sans crainte les diverses manœuvres, s'il redoute assez Faction des instruments tranchants pour se résigner sans peine à n'être débarrassé qu'au bout d'un temps plus ou moins long, à souffrir l'introduction de l'appareil lithotriteur autant de fois qu'il le faudra pour anéantir sa pierre. Bien que la récidive soit beaucoup plus probable qu'après la cystotomie, à cause des parcelles de calcul qui doivent souvent échapper aux recherches les plus attentives , il n'y a pas à hésiter ce-

(1) Pétréquio, Gaz. mid.f 1837, n«42.

(2) Revue méd.9 1836, 1. 1, p. 50.

(S) Gaz. mid.9 1838, p. 186.

(4) Extract, des calculs, p. 6*

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pendant» lorsque deux, trois , quatre, cinq on six séances semblent devoir suffire. La taille alors est incomparablement plus effrayante. Par cette dernière , la pierre est pins rite, pins complètement enlevée , il est vrai , les souffrances sont , en quelque sorte, instantanées ; mais le malade n'en est pas moins obligé de garder le lit ou la chambre pendant vingt ou trente jours , tandis que, hors des séances, la lithotritie le dérange à peine de ses habitudes.

A. Statistique de la taille et de la lithoiritie.

I. Lithotritie. Aujourd'hui, huit ans après la publication des lignes précédentes, il est encore à peu près impossible de juger autrement la valeur de la lithotritie. Les résultats en ont été exposés avec tant de partialité, que la science est à refaire presque tout entière sous ce rapport.

a. Quand on analyse avec soin les faits de la pratique de M. Civîale par exemple, qui croit,lui, n'avoir perdu que six malades sur plus de deux cents, on trouve en définitive :

le pour une 1" série 83 calculent, dont 41 gaéris, 39 morts dans

l'année, et 3 qui gardent leur pierre.

20 2e sér. 24 malad. 13 guér. M morts.

3* — 53— 30—15 — 8 gardent leur pierre.

ou bien sur un ensemble de

6» 429 malades. 268 gnéris; 161 non guéris.

Comme M. Giviale s'est plaint de cette appréciation, j'ai repris ses observations une à une, et j'ai obtenu le résultat suivant, pour son premier tableau.

Ire observ. On ne dit pas le volume de la pierre. Guéris.

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