CAUTÉRISATION DE L' URÈTRE
un bain entier est utile pour prévenir les accidents, soit surle-champ, soit dans la journée.
Quand la coarctation est portée très loin , ou que la cautérisation a été forte , il peut se faire que la congestion , le boursouflement amènent une rétention d'urine , produite , dans d'autres circonstances , par des flocons de matières étrangères, d'escarres, arrêtés au centre de l'obstacle. Une bougie fine, des bains , des injections tièdes , en font aisément justice. S'il y avait menace d'inflammation, on mettrait des sangsues au périnée. Le lendemain, le second ou le troisième jour, des lambeaux rubanés, grisâtres , noirâtres ou blanchâtres , sortent de l'urètre avec l'urine , dont ils rendent de nouveau l'émission assez douloureuse. Ces expulsions, du reste, ne sont pas indispensables, et souvent elles manquent absolument, quoique la cautérisation ait produit un très grand effet. On la recommence dès que l'érétisme est tombé, et que la sensibilité de l'organe le permet, c'est-à-dire, au bout de trois, quatre, cinq ou six jours. Dans l'intervalle , certaines personnes appliquent de temps en temps une bougie pour quelques minutes , et je pense qu'elles ont raison. D'autres prétendent n'avoir recours aux dilatants qu'après la destruction de l'obstacle, qui exige, dans ce cas, de quatre ou six à trente et quarante cautérisations , un traitement de quinze jours à trois on quatre mois par conséquent.
B. Théorie. Les partisans de la cautérisation , Hunter en tète , soutiennent que la dilatation seule n'est qu'un moyen palliatif, à peu près constamment suivi de la réapparition du mal, que, pour obtenir une guérison à l'abri de récidive, il faut, non pas effacer, dilater l'induration, mais bien la détruire, la corroder, ce que fait l'emploi du caustique ; après quoi les bougies arrivent pour régulariser, compléter la cure. Ses antagonistes répondent que la perte de substance causée par le caustique doit laisser une cicatrice dure, élastique, inégale, qui ramènera presque nécessairement la coarctation ; qu'en ce sens la cautérisation est encore plus sujette à récidive que la dilatation , et qu'étant incomparablement plus dangereuse, on ne voit pas ce qui pourrait lui mériter la préféîv. 46
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rence ; que, pour agir» le porte-nitrate a besoin d'un c*ul encore large d'une ligne an moins, diamètre qui permet toujours remploi d'une bougie, et que ces dernières passât souvent où la cuvette caustique ne peut pas pénétrer. Partant de la première objection, ils demandent quel est l'avantage delà cautérisation, puisque partout où elle est applicable, les bougies peuvent en tenir lieu , et qu'elles doivent en outre la précéder et la suivre dans presque tons tel cas. Ces arguments n'ont point été réfutés victorieusement, et ne pouvaient pas l'être par les personnes auxquelles ib s'adressent. Pour les détruire, il eût fallu envisager la cautérisation sous un autre point de vue.
Le ntiratre d'argent modifie lavitalitédes parties touche», bien plus qu'il ne les consume. Dans l'urètre, il éteint k phlegmasie chronique qui a produit , qui entretient presqv toujours le rétrécissement , comme il éteint une foule ée pblegmasie» 4e la peau, de dartres, le zona, les boutons de variais ; cotnme il arrête certaines angines , les apbthes , te aphtbalwfts , etc. C'est par cette action et non en ulcéra* q*'H tarit d'aacieas écoulements, dont le siège est tantôt a avant, tantôt en arrière du bulbe de l'urètre, qu'il a procure des succès si ren^arquable* dans une foule de lésions indépendantes de toutes coarctations.Mais aussi dans cette hypothèse, bin de vouloir ulcérer, détruire cautériser en un mot.l faudrait s'en tenir autant que possible à de simples artoochesseats» considérer le nitrate d'argent comme un tapi<{Re spécial, dftstwé à sufflawinerlz cause morhifique, à solliciter M messe temps la résolution de l'engorgement lardacé, fabaerptio* des matières épanchées ou concentrées dans les mailles de la membrane muqueuse ou des tissus sous-jacesis, et aoa comme vin véritable caustique. Dès lors, la potasse,qae M. WaAhely veut qu'on substitue au caustique lunaire, est, «le voit, ua moyen pernicieux, qui n'aurait jamais dû être ■gs es pratique.
Qa s'expliquerait ainsi les résultats fournis par les bougies «édteareateapes des anciens, et comment il se fait que tous les gsntas <W catftèri#aiioa ^lent pu réussir. Avec ces idées,