‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 2)Chapitre 71 sur 108 · CHAPITRE IL — Corps a extraire du rectum · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL — Corps a extraire du rectum

ARTICLE Ier. — Corps étrangers dams l'a nos.

La nature, la forme, le volume des corps étrangers arrêtés ou portés dans la partie inférieure du rectum offrent tant de nuances diverses, qu'aucune opération réglée, qu'aucun procédé fixe ne leur convient, que leur extraction a pour ainsi dire besoin d'être modifiée pour chaque cas particulier. § 1er. Les doigts et le pouce, des pinces à pansement, des tenettes à litbotomie, la main tout entière, quand on peut l'introduire, sont les premiers moyens qui se présentent. La main d'un enfant adroit, comme on le fit chez ce malade qui c'était fourré un fiole d'eau de Cologne au-dessus du sphincter, et dont parle Nollet, ou d'une sage-femme intelligente, devrait être préférée, si celle du chirurgien offrait trop de volume. Un hom me s'était introduit une fiole dans le rectum. M. Cumano (i) en fit l'extraction avec le forceps de Boer. Une vrille, un tire-fond, seraient un secours important, s'il s'agissait d'un morceau de bois, d'une substance végétale ou animale, solide, non flexible, ainsi que le prouvent les faits rapportés par Saucerotte et M. Brucbman. Une queue de cochon, introduite par sa base, et dont les poils, préalablement coupés, arc-bouteraient contre l'intestin, devrait être traitée comme l'imagina Marchettis (2) chez cette fille publique , victime des étudiants de Gœttingue : au moyen d'un fil noué sur son extrémité inférieure, il parvint à faire glisser sur le corps étranger, de bas en haut, une canule de roseau, qui l'isola aussitôt des parois organiques, en l'engainant, et permit sur-le-champ de l'extraire sans difficulté.

§ H. Un malade s'était enfoncé dans le rectum un pot à confitures, sa petite extrémité défoncée la première. Une violente irritation fut la suite de cette singulière manœuvre, et l'intestin ne tarda pas à se renverser de haut en bas dans le vase sous la forme d'une tumeur rouge, qui en remplissait

(1) Gaz.méd.,m&, p. 793.

(S) Bonet, Corps de méd.t L III, p> J77.

la cavilé. Desault ne parvint à le retirer qu'en appliquant Tune après l'autre, sur les deux points opposés d'en de ses diamètres, deux fortes pinces. Au lieu de deux, on pourrait même en employer quatre, soit pour tirer avec plus de force, s'il le fallait, soit pour écarter i la fois un plus grand nombre de points du contour anal* Un large anneau, tins virole, un gobelet métallique, ne résisteraient sans doute pas ici irtoyen.Sl c'était un verre, du cristal, de la porcelaine, a corps fragile quelconque, les pinces permettraient en otoi têrhps de le briser, s'il ne paraissait pas possible de renier* d'une seule pièce. M. Manunta (1) se servit d'un lithotritar pour broyer une tasse à café qu'un jeune étudiant s'était iltroduite dans le rectum. Une scie étroite, protégée paru gorgeret et par l'indicateur, serait à essayer dans le cas* tige de bois, de corne, d'ivoire, fixée en travers sur chaq» paroi du rectum; de m$me que des corps en acier, enfer» en argent, réclament quelquefois le secours de tenailles»* siveè, de véritables cisailles.

S IIL Les calculé biliaire*, les égagropiles, qu'on ** contre quelquefois dans les intestins de V homme, corn* chez les animaux, devraient être écrasés avec de forto^ nettes, morcelés avec de longs et forts ciseaux, ai les cachets, la main, le tire-fond ou la vrille n'en triomphaient Les matières fécales endurcies, les boulettes, les pi** sieroorales, qui, chez nombre de personnes, sont cm* d'accidents dont on méconnaît si souvent la nature, nec* dent non plus, dans certains cas, qu'à l'emploi de croche mousses ou du doigt, de cuillères de bois plus ou t»0*1 longues, ou de la main effilée d'un enfant ou dune k®& Ayant introduit la main tout entière dans l'intestin, M. T'wtt' dière (2) put en extraire une énorme fourche de bois, lofr de cinq pouces.

Les faits relatés par J. Warren, V. Swiéten» CmJ* J.-L. Petit, comme par Guillemeau, Schurig, Callfeen, W d'Àiyr, MM. Ûibert , Ouvrard , montrent ce qu'où •" craindre, et les ressources à employer en pareil cas.

(I) Gaz.méd., 1838, p. 185.

(*) Bulletin de Ihérapeul., t. VIII, p*39.

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