‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 2)Chapitre 8 sur 108 · SUTURE DE L'INTESTIN DANS LÀ HBENIB ÉTRANGLÉE · texte numérisé non relu

SUTURE DE L'INTESTIN DANS LÀ HBENIB ÉTRANGLÉE

&fiée,eommele voulait Béclard, son enlèvement expose moins à là déchirure des adhérences, de la cicatrice naissante, que la simple couture en surjet. Ce n'en est pas moins cette suture spîrefde,combinée avec les principes de M. Lembert,qai semble deroir remporter. Qne la plaie soit en long ou en travers, F opération n'en sera pas moins pratiquée d'après les mêmes règles.

Quand Fadossement est terminé , on peut se conduire de deux manières différentes, 1° nouer la suture et la oouper au ras de l'intestin, pais réduire celui-ci et le laisser libre dans la cavité abdominale; 2° conserver le fil, m contraire , et le ixer à l'extérieur dans l'appareil, pour empêcher l'organe blessé de s'échapper au loin et le forcer de contracter des adhérences derrière l'anneau. S'il était certain, comme on l'affirme , que des liens placés dans l'épaisseur des tuniques intestinales dussent toujours tomber à l'intérieur du conduit, la première méthode devrait évidemment être préférée, attend* que l'autre ne peut manquer de gêner plus ou moins le cours des matières; mais la plupart des chirurgiens n'ent point encore adopté ce plan de conduite. Les deux observations de M. Cloquet et de M. Liégard, qui ont suivi le procédé de M. Lembert, sont, en effet, les seules que, jusojrt présent, on puisse invoquer à son appui.

II. M. Maybard veut même alors que le but principal de Tentéroraphie soit de fixer les deux lèvres de la plaie isolément, derrière l'ouverture des parois du ventre, afin que, une fois soudées au péritoine , on.puisse en retirer les liens, guérir du même coup la division du ventre et celle de l'intestin. Si la plaie est en long , ce praticien se conduit de la minière suivante : Une petite plaque en bois blanc, mince, huilée, longue de douze à quinze lignes , large de quatre à âr, est portée à l'intérieur de l'intestin. Une anse de fil, attachée sur le milieu de cette plaque, et dont les deux bouts «mt armés de chacun une aiguille , est alors passée de l'un et r autre côté , de l'intérieur à l'extérieur, à travers toute l'épaisseur des parois abdominales; de telle sorte que la petite lamelle étrangère presse à la fois les deux lèvres de l'intestin contre les deux côtés de la plaie abdominale, qu'eu

même temps elle tient hermétiquement fermée. Lorsque l'adhérence de ces diverses parties lni semble assez solide , H. Raybard retire son fil ; la plaquette de bois tombe avec les selles, et dès lors il n'a plus à s'occuper que de la cicatrisation de la plaie du ventre, si même elle n'est déjà effectuée. Si l'on peut reprocher à ce procédé de produire i dessein des adhérences qui empêcheraient nécessairement l'intestin de reprendre sa mobilité primitive, il est juste d'avouer que, dans les autres sutures , la même chose arrive à peu près aussi sûrement , si ce n'est aussi complètement , toutes les fois qu'on retient les extrémités du fil au dehors. Il est même vrai de dire qu'en abandonnant l'organe derrière la plaie, après avoir coupé les cordonnets au ras du péritoine, on ne l'évite pas davantage. L'inflammation adhésive , indispensable à la cicatrisation , ne manque presque jamais d'unir le contour de la blessure viscérale aux tissus qui l'abritent , l'entourent ou sont avec elle en contact immédiat. Une autre objection est que l'emploi de la plaque de bois , applicable aux divisions en long , à la suite des plaies pénétrantes de l'abdomen, ne l'est plus dans les cas où les parties se sont échappées par une ouverture herniaire. Du reste , on pourrait encore craindre que les extrémités, les bords de ce corps étranger, ne vinssent à percer, par ulcération ou gangrène, les parois de l'intestin blessé.

m. En résumé donc, qu'on retienne ou qu'on abandonne l'anse intestinale, elle ne se cicatrise point sans se confondre, en quelque sorte, avec les parties circon voisines; de façon que, sous ce point de vue, chacun doit être libre de se conduire d'après ses idées particulières. Aussi ne puis-je sérieusement blâmer M. Guillaume d'avoir pratiqué la suture de la plaie extérieure chez un sujet qu'il venait de traiter d'une division de l'intestin, par la suture du pelletier. Enfin, si les parois du cylindre organique n'étaient divisées ou perforées que dans l'étendue d'une ligne ou deux» on aurait plus tôt fait encore d'en saisir les deux lèvres à la fois avec une pince , et de les fermer en passant un fil autour, comme pour lier l'extrémité d'une artère. II. A. Gooper et un autre chintr-

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