‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 148 sur 209 · BRIDES · texte numérisé non relu

BRIDES

plessc cl la niobilitô des tissus pormelira de l'effecluer. S'il paraît trop difficile de glisser rinstrument entre la bride et les téguments, le procédé de M. Goyrand sera substitué à celui de M. Cooper. Enfin on en reviendra au procédé du Dupuytrcn dans les cas où la bride présentera de l'irrégularité , une grande largeur, ou des adhérences intimes avec la couche tégumentairc.

§ lï. Extirpation de la bride.

Partant do la doctrine établie par Delpccli , puis 'par M. Earle(l), eu égard aux propriétés dutissuinodulaire, j'avais cru qu'ilseraitmieuxde fendre longitudinalementla peau, et d'extirper la bride, que d'en pratiquer la simple section à la manière de Dupuyiren, .J'ai pratiqué une opération de ce genre, au commencement de 1833, à l'hôpital de la Pitié. J'espérais pouvoir refermer immédiatement la plaie en agissant ainsi, et redonner sur-le-champ aux parties rétractées leur mobilité naturelle ; mais , bien que cette opération ait été suivie de succès, et qu'elle renfermât le point de départ du procédé de M. Goyrand, je me suis aperçu depuis que l'extirpation n'avait réellement aucun avantage sur la simple section, qu'elle constituait en réalité une opération plus longue, plus douloureuse et plus compliquée. Je ne pense donc pas qu'il soit utile de la conserver , si ce n'est pour quelques cas exceptionnels où la bride serait devenue le siège d'une véritable dégénérescence.

Il est inutile d'ajouter qu'après ces opérations, et quel que soit le procédé qu'on ait adopté, la cure ne serait pas obtenue si des bandages , des machines, des pansements convenables ne lui venaient point en aide. Il faut effectivement tout faire pour que la réunion de la plaie des téguments ait lieu sans suppuration , ou que la partie rétractée reprenne sa direction naturelle et y soit maintenue sans effort , sans violence , sans fatigue pour les organes jusqu'à la cicatrisation complète. La suture , les bandelettes de diachylon , les bandages unissants , auxquels on adjoint le linge troué et la charpie , les

(1) Abernethy, Leçons, etc., p. dl.

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réfrigérants , les éniollieuts ou les antiphlogisliques , suivant les cas , pendant Is quatre ou cinq premiers jours, sont alors indiqués. On se sert en même temps des moyens capables de tenir la partie , dont on a détruit les adhérences ou la rétraction, dans l'état d'allongement qu'on a l'intention de lui conserver définitivement.

ARTICLE III. — OPÉRATI0.>iS D'.\rRKS I.A RtGlOS OCCtPKE rAIl lA BRIDE.

,^ pf. Main.

Les doigts et les orteils sont sujets à trois genres de difformités par suite de brides ou de cicatrices anormales. Réunis complètement ou incomplètement par leurs bords, ils sont d'autres fois simplement rétractés dans le sens de la flexion à la manière de segments de cercle , ou entraînés soit en arrière, soit en avant, soit sur les côtés. Quoique les orteils ne soient point étrangers à ces trois variétés de difformité , les doigts n'en sont pas moins le siège de prédilection.

A. Adhérences des doigts par leurs bords. Lorsque les doigts sont complètement confondus par les deux côtés , et que les os qui en composent le squelette semblent pour ainsi dire se toucher , il y a peu de chance de réussite en essayant de les isoler. Ce n'est pas qu'il soit difficile de faire passer entre eux un bistouri d'avant en arrière ou d'arrière en avant, et de les séparer l'un de l'autre , mais bien parce qu'alors le petit ruban de peau qui reste à leur face palmaire et sur leur face dorsale, ne suflisant pas toujours pour entretenir la circulation , tend presque toujours à se gangrener. La plaie qui occupe chaque côté du doigt végète , prend un aspect fongueux , et ne se cicatrise d'ailleurs qu'avec une extrême difficulté, outre qu'une agglutination nouvelle des parties manque rarement de s'établir.

Une jeune fille , âgée de quinze ans , que j'avais opérée ainsi pour une adhéi ence des trois derniers doigts de la main droite, eut une gangrène qui comprit toute la dernière phalange et la moitié antérieure de la phalange moyenne uu doigt annulaire. Quelques portions de la peau se mortifièrent en outre sur les deux autres doigts, et la guérison, qui se fit long-temps attendre , laissa la malade dans un état de diffoi-

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