‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 153 sur 209 · BR1DE3 LES CUISSES · texte numérisé non relu

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de la cuisse, en laissani l'espace poplité libre. Ici l'opération offrirait toutes les chancos possibles de succès. Il serait mémo inutile de tenir la jambe forcément étendue au moyen d'appareils après le décuUement dos parties. Dans le premier cas , au contraire , outre que la dissection serait très délicate à cause des tendons du biceps, du demi-tendineux, du demi-membraneux, du couturier et du grêle interne qu'il importerait de ménager, on auiait encore à lut'er contre la tendance de la cicatrice à rétablir les adhérences anormales pendant la guérison de la plaie. Aussi faudrait-il maintenir la jambe dans l'extension complète , à l'aide d'un appareil convenable , jusqu'à la cicatrisation parfaite de la solution de continuité , et se comporter d'ailleurs de tous points pour les précautions à prendre, comme il a été dit à l'occasion des rétractions de l' avant-bras. A l'aide de la simple section de la bride, M. ?.Ioulinié (1) est ainsi parvenu à guérir une rétraction assez marquée du jarret. On sent , du reste, qu'au moment de l'opération le malade doit être couché sur le ventre pour qu'un aide lui soutienne la racine de la cuisse, et qu'un autre lui écarte modérément la jambe, pendant que le chirurgien détruit les liens ou les brides contre nature.

5 VI. Cuisses.

Plusieurs faits prouvent que les cuisses peuvent se souder dans une étendue variable par leur face interne, notamment vers leur racine. L'enfant dont parle Démarque (2), et qui avait le mollet droit collé à la cuisse correspondante, présentait , en outre , à leur partie supérieure et dans l'étendue de trois pouces, une adhérence des deux cuisses. Quoique difficile à guérir radicalement , cette difformité n'en devrait pas moins être attaquée par l'opération pour peu qu'elle occasionnât de gêne ou de douleur. On trouve dans la thèse de M. Lelong (3) un exemple de réunion des deux cuisses à leur partie supérieure , réunion qui existait depuis l'âge de dix-

(1) Bulletin méd. de Bordeaux, 1836. Aixh. gén. de méd. , 3« ser. 1. 1", p. 113.

(2) OEtwrcs, etc., p. 468.

(3) N» 179. Paris, 1819,

huit mois, qui avait été occasionnée par une brûlure, et qui fut opérée avec succès à l'âge de vingt-trois ans par M. Quesnault. Il faudrait, en pareil cas , placer le malade sur le côté , et lui faire soulever l'un des genoux pendant que l'autre serait retenu contre le lit. La désunion étant opérée de bas en haut jusqu'au voisinage du périné, devrait être maintenue par les moyens et avec les précautions que j'ai indiqués en parlant du décollement du bras ; si l'état des parties le permettait , on tenterait la réunion immédiate de la plaie au moins sur l'une des cuisses ; autrement il faudrait maintenir en permanence dans l'angle supérieur de la division quelques compresses , quelques bandelettes, quelque corps étranger enfin qui pût en prévenir toute agglutination nouvelle jusqu'à la fin du traitement. Ce serait le cas encore d'emprunter par décollement , en avant et en arrière du côté de l'anus et du scrotum , des lambeaux de peau , et de les réunir en forme de commissure entre les deux cuisses, comme je l'ai conseillé pour les doigts.

§ VII. Abdomen y organes génitaux.

Chez le malade cité par M. Lelong , et dont l'observation appartient à Quesnault , il y avait en même temps adhérence du scrotum au pénis , et des cuisses au scrotum. Une dissection soignée des parties , et les pansements minutieux que nécessitent les conséquences d'une pareille opération , n'en permirent pas moins un succès complet.

M. Champion m'a communiqué l'observation d'un enfant de douze ans dont la moitié supérieure de la cuisse gauche était intimement collée aux parois de l'abdomen, depuis l'Age de quatre ans, par suite d'une brûlure. Après avoir isolé la cuisse par la dissection, ce chirurgien réunit la plaie par première intention dans ses trois quarts inférieurs, en empruntant par décollement les téguments du voisinage, et en se servant de bandelettes aggluiinatives associées à i)lusieurs points de suture. La cicatrice inodulaire du reste de la plaie rétablit en partie la flexion de la cuisse sur le ventre , mais n'occasionna pas une rétraction assez considérable pour empêcher le malade de marcher presque droit. Ayant pratiqué la sec-

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