SECTION DES LIGAMENTS- -^SY
avait il chez le malade dont parle ce chirurgien , comme chez celui dont paile M. Lclonjr (1\ des brides (ibrn-celluleuses sous-cutanées et quelques coutures inodulaires de la peau, plutôt qu'une véritable rétraction du muscle peaucier. Quoi qu'il en soit, Gooch fendit transversalement la corde anormale, put ensuite redresser la tête, et finit, ditil, par guérir son malade.
Si semblable disposition se montrait aujourd'hui, il faudrait avant tout s'assurer qu'il s'agit d'une rétraction musculaire, plutôt que de brides cutanées. Dans ce dernier cas, en effet, on devrait ou s'en tenir à l'incision transversale et multiple , ou bien à l'extirpation de la bride, d'après les principes que j'ai rappelés dans un autre chapitre.
Si la difformité dépendait réellement soit d'une bride cellule-fibreuse , soit du muscle peaucier, et que la peau fût restée libre d'adhérences au-dessus, les procédés de la ténotomie mériteraient de lui être appliqués. Il conviendrait avant tput de soulever les téguments, afin de les écarter le plus possible de la bride , et que , la ponction étant faiie , le bistouri pût glisser dans la couche sous-cutanée jusqu'au-delà du cordon à diviser. Cette manière de faire serait évidemment préférable aux procédés de M. Strohmeyer ou de MM. Stœss et Bouvier. Le seul organe qui courût quelque risque dans cette opération serait la veine jugulaire externe ; mais il suffit d'y songer pour l'éviter avec certitude. La section de la bride étant opérée sur un ou plusieurs points , il serait pour le moins aussi nécessaire qu'après la section du muscle slerno-mastoïdien d'invoquer le secours des machines ou des bandages pour compléter la guérison, pour redonner à la tête toute la rectitude convenable.