‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 73 sur 209 · I. Mouchoir et bandeau (96). Lorsqu'il ne s'agit que do · texte numérisé non relu

I. Mouchoir et bandeau (96). Lorsqu'il ne s'agit que do

fixer mollement sur le devant de l'orbite quelques linges ou de la charpie , le mouchoir en triangle, appliqué comme il a -^ri-K'/ vwm'i,, été dit en parlant des bandages -"^-'^^S^^^^l^ du crâne, suflît presque tou- :J# jours. On conçoit en effet qu'en abaissant la base de ce triangle jusqu'au lobule du noz , les deux yeux doivent en être complètement recouverts.

Le mouchoir recouvrant en môme temps toute la tète, pressant trop sur le dos du nez, est avantageusement remplacé cependant par h bandeau. On donne le nom de bandeau à une pièce de linge , à une compresse longuette de cinq à six travers de doigt de large , assez longue pour faire le tour du crâne et être fixée en arrière avec d^^s épingles. Ce bandeau ne h 13

19i ART DES PANSEMENTS.

diffère en quelque sorte du mouchoir qu'en ce qu'il ne doit point envoyer do pointe du front à la nuque. Pour le rendre plus utile , il est bon d'y pratiquer une fente en T, très près du bord et vers le milieu. Pour cela on le plie en deux ; d'un coup de ciseau on en incise le pli dans l'étendue d'environ un pouce en travers, à un demi-pouce audessus de son bord inférieur. Une autre incision perpendiculaire à la première et qui doit représenter la branche verticale du T , est aussitôt effectuée de bas en haut sur le bord supérieur de l'incision horizontale. Cette fente, qui doit recevoir le nez , fait qu'une fois en place , le bandeau ne peut ni remonter vers le front , ni descendre du côté de la bouche, et qu'il s'applique sensiblement mieux sur le devant des paupières. On doit donc le préférer dans la plupart des cas. Du reste, en plaçant, soit le mouchoir, soit le bandeau obliquement ou en diagonale , au lieu de l'appliquer circulairement autour de la tète , on en obtient une sorte de monocle au lieu d'avoir un bandage pour les deux yeux.

Ces bandages , presque les seuls dont on se serve aujourd'hui , ne conviennent plus cependant si on a pour but de comprimer directement et avec une certaine force quelques points du contour de l'orbite plutôt que d'autres. C'est alors que le monocle ou les bandnges appelés œil, simple ou double, pourraient encore avoir quelque valeur.

II. Monocle. Pour faire le m')nocle, on applique l'extrémité libre d'une bande, large de deux travers de doigt et longue de quatre à cinq aunes , sur l'angle de la mâchoire. Cette extrémité de la bande doit pondre de trois quarts d'aune du côté de la poitrine ; on en porte le globe sur la joue , sur l'angle interne de l'œil , sur le pariétal du côté opposé et à la nuque, pour venir entourer circulairemienl la base du crâne. Reporté à la nuque, ce globe est amené sous la mâchoire pour fixer le chef pendant, qu'on relève aussitôt jusqu'au front, où une circulaire nouvelle vient le fixer en pcrmcllant de l'abaisser sous la mâchoire et de l'y retenir par une autre circulaire', afin qu'on puisse le remonter une dernière fois sur le front où il doit être dérmiiivcment retenu par quelques cir-

BANDAGES DES Veux. i95

culaires nouvelles. On a ainsi quatre bandeletles obliques , imbriquées sur le devant de l'orbite ; bandelettes qui, fixées solidement sur le front et sous la mâchoire, ne peuvent glisser dans aucun sens ; de sorte qu'après le bandeau , le monocle est réellement le plus solide do tous les bandages de l'œil ; seulement il a l'inconvénient de gêner les mouvements de la mâchoire inférieure et d'exercer une compression plus forte sur le front et la région sus-hyoïdienne que sur le devant de l'orbite.

III. On pourrait lui substituer avantageusement Vœil simple ou double. Pour faire l'œil simple , la bande ayant entouré la base du crâne , est ramenée sur l'angle delà mâchoire, et conduite de là vers la racine du nez , puis sur le pariétal du côté opposé , et de nouveau à la nuque. Après avoir fait ainsi trois ou quatre diagonales circulaires , qui doivent se recouvrir dans la moitié de leur largeur comme dans le bandage roulé , on épuise le reste de la bande par des circulaires horizontales autour de la tête.

IV. Si on veut obtenir l'œi/ double, on s'y prend de lamême façon , avec cette différence qu'on passe alternativement sur l'œil droit et sur l'œil gauche les circulaires diagonales, et de manière à ce que le tout représente un X sur le front et sur l'occiput, X ou sorte de croisé qu'entoure en outre un certain nombre de circulaires horizontales.

V. OEilnouveau.VœW simple ou double, tel que je viens de le décrire, est très sujet à se déplacer. Ses diagonales ne manquent presque jamais de remonter vers l'oreille par leur partie inférieur?, ou de glisser, soit par en haut, soit par en bas, par leur côté pariétal. On parviendrait cependant à lui donner une assez grande fixité , en le modifiant de la manière suivante, c'est à-dire en fixant lechef libre de la bande près de l'oreille, de manière à en laisser pendre une portion comme dans le monocle. Le globe de la bande , glissé alors sous la mâchoire, conduit à la nuque, en passant sous l'oreille du côté opposé , promené circulairement sur la base du crâne , conduit ensuite de la nuque à l'angle de la mâchoire sur la face externe du chef libre , remonté en diagonale sur l'angle interne de l'œil , sur le pariétal opposé , est enisuite reporté

à la nuque, puis à l'angle maxillaire, au-devant de l'œil , sur le pariétal et ainsi de suite trois ou quatre fois. On obtient par là un œil simple, facile à rendre immobile , en ramenant le chef libre de la bande, sous forme de bride , sur la face externe des doloires de l'oreille au-dessous de la mâchoire , et de manière à faire une circulaire verticale qu'où fixe à l'aide d'une épingle sur le pli ou la racine de la bride. S'il s'agissait d'un œil double, les deux portions libres du bandage seraient ramenées l'une vers l'autre et nouées ensemble sous le menton.

Du reste , ces trois variétés du bandage des yeux ne sont presque jamais indispensables. Pour exercer une compression un peu forte au-devant de l'orbite , il vaudrait encore mieux se servir de circulaires , depuis le haut du front jusqu'au niveau des pommettes, en ayant soin de proléger le dos du nez par des remplissages , que d'insister soit sur le monocle, soit sur les autres bandages que je viens d'indiquer.

Le bandage en T que quelques chirurgiens, David par exemple , appliquaient fréquemment en guise de monocle , mérite réellement l'oubli dans lequel il est tombé.

B. Bandages du nez.

Les principaux bandages du nez étaient encore au commencement de ce siècle , à en juger par le livre de Thillaye (1), le T double , l'épervier ou drapeau , la fronde , le releveur , le nez tortu et la fosse d'Amintas.

I. Le T double mérite d'être conservé ; ses branches verticales, de huit à douze lignes de large chacune, doivent être écartées de près d'un pouce àleurracine. On commence par en appliquer la branche transversale sur la lèvre supérieure; on en relève ensuite les deux chefs verticaux, d'abord sur les côtés, puis sur la racine du nez où on les croise , pour les conduire à la nuque en passant obliquement sur les pariétaux. Les deux chefs de hi branche horizontale qui vont les fixer là permettent do les relever et reviennent au front pour les fixer de nouveau et se terminer par une ou deux circulaires.

IL Epcrcier ou drapeau. Avec le bandage en T on panse

(1) Tiailé des bund'iyeu etc., 2* (îdition, Paris. 1809,

BANl) GlîS DU NEZ. l97

librement les blessures des côtés et de la racine du nez ; mais pour les plaies du lobule, il vaut mieux recourir ù l'cpervier, qui n'est autre chose qu'une espèce de bourse, dont on porte les deux rubans latéraux d'avant en arrière sous l'occiput, pour fixer dans ce point le ruban supérieur du drapeau et les ramener du côté du front. On a ainsi un petit sac plus ou moins exactement moulé sur le nez, qui permet d'appliquer sur cet organe toutes les pièces de pansement dont on peut avoir besoin.

Iir. La fronde du nez ne doit avoir qu'un pouce de large et présenter un trou dans son milieu pour loger le lobule. Ses deux chefs inférieurs sont relevés et entraînés au-dessus des oreilles, vers l'occiput, pendant que les supérieurs sont conduits au-dessous vers la nuque. Ce petit bandage ne ferme pas les narines comme le précédent , mais il a l'inconvénient d'être moins solide et de tendre à aplatir le nez. Personne aujourd'hui ne songe au releveur du nez , au nez tortu , ni à la fosse d'Amintas , ni aux dix-sept espèces de bandages figurés dans le livre de Vidus-Vidius. Avec le T double , l'épervier dont il est d'ailleurs facile de trouer lapariie inférieure vis-à-vis des narines , et le bandeau iroué vers le lobule , on a de quoi satisfaire tous les besoins de la pratique. Aujourd'hui d'ailleurs que les bandelettes agglutinatives se trouvent à la disposition de tous les chirurgiens , on sent rarement le besoin des bandages propres du nez.

C, Bandages des lèvres et du menton.

Les maladies des lèvres ne réclament guère que le bandage unissant ; mais ce bandage, qui comprend les trois variétés examinées plus haut , devra être repris à l'occasion du bec-de-lièvre ; je dirai seulement ici qu'on y associe souvent des pelotes pour comprimer et repousser en avant la partie antérieure des joues.

Dans quelques cas on se sert cependant de la fronde, pour les maladies du contour de la bouche. Cette fronde doit être fendue, échancrée môme au niveau de la bouche, et taillée en croissant au-dessous du nez. Ses deux chefs inférieurs sont portés obliquement au-dessous des oreilles, jusqu'à la bosse

occipitale , où on les entre-croise pour aller les réunir et les fixer sur le front. Les chefs supérieurs, ramenés aussi audessous des oreilles , peuvent être arrêtés à la nuque ou croisés dans ce point et reportés ensuite vers le front.

Les blessures de l'intérieur de la bouche n'exigeant presque jamais de pansemens , ne réclament point non plus l'emploi des bandages.

Les plaies de la langue ont seules fixé l'attention sous ce point de vue, et la petite bourse de Pibrac (97) , qui, renfermant

la pointe de la langue, porte à sa base deux fils d'argent qu'on replie sous le menton et auxquels on attache des^.rubans qui doivent aller à la nuque et revenir sur le front, est le seul appareil dont on puisse avoir besoin en pareil cas.

Bandages du menton.

C'est en quelque sorte pour le menton que la fronde a été imaginée ; aussi est-elle le seul bandage dont on se serve aujourd'hui pour les plaies des parties molles de cette région. Tantôt percée, tantôt entière dans sa région moyenne, la fronde du menton doit être large de quatre travers de doigt environ. On en relève les deux chefs inférieurs sur le devant des oreilles, pour les croiser au sommet du crâne et les abaisser ensuite vers les tempes. Ses chefs supérieurs sont au contraire conduits horizontiilemont au-dessous des oreilles jusqu'à la nuque; croisés dans ce point, ils sont ensuite conduits au front où on les croise de nouveau pour revenir à la nuque et les fixer.

D. masque.

Lorsqu'il est utile de couvrir en même temps plusieurs régions delà face, on se sert, sous le titre de masque, d'une

BANDAGES DE LA P.iGION DE l'OREILLL'. 199

pièce de linge moulée sur le visage, trouée ou ienduc en T ou en travers vis-à-vis des yeux, du nez et de la bouche, et qui porte quatre rubans , dont deux supérieurs et deux inférieurs , destinés à la fixer en passant autour de la tète.

E. Bandages de la région de l'oreille.

Les plaies de l'oreille ou de la région parolidienne sont pansées à l'aide de l'écusson, du T, du bandage oblique , de la fronde ou du chevestre.

I. Eciisson. Une pièce de linge , assez large pour couvrir , soit le pavillon de l'oreille seulement , soit le pavillon et la région mastoïdienne, et à laquelle on attache trois rubans , un postérieur , un supérieur et l'autre inférieur , constitue l'écusson de l'oreille. Ce bandage , qu'on fixe par une circulaire verticale au moyen des rubans supéiieur ei inférieur, et d'une circulaire horizontale à l'aide du ruban postérieur, contient très bien la charpie ou autres pièces de pansement qu'on veut placer , soit dans les anfractuosités du pavillon de l'oreille , soit entre le pavillon et l'apophyse mastoïde , soit même dans la fosse parolidienne.

II. Bandage en T. Lorsqu'on veut laisser l'oreille libre, et qu'il s'agit d'une maladie du devant du pavillon ou de la région mastoïdienne , d'un pansement de vésicatoire par exemple , le bandage en T est préférable à l'écusson. On en fixe la branche horizontale autour de la base du crâne ; puis on abaisse sa branche verticale soit en arrière, soit en avant de l'oreille , selon le lieu de la blessure, pour la passer sous la mâchoire en forme de bride et aller la fixer à la circulaire horizontale du côté opposé. Ce bandage , sans contredit le plus simple qu'on puisse appliquer à l'oreille , est cependant assez peu employé; cela îientà ce qu'il ne suffit pas toujours, et à ce qu'on peut lui substituer sans inconvénient des bandages extemporanés ou bien une simple cravate qu'on noue sur le sommet de la tête.

IlL Bandage oblique de l'oreille. Si le pansement delà région auriculaire a besoin de quelque fixité et de plusieurs tours de bande , le bandage oblique qui se construit ainsi est indiqué ; une bande, longue de cinq aunes, est d'abord

200 AïïT DES PANSEMENTS.

établie circulairement autour de la base du crûne , puis ramonée de la nuque sous l'oreille et la mâchoire ; on la monte ensuite perpendiculairement au devant de l'oreille du côté sain , pour la descendre sur l'oreille malade , retourner sous la mâchoire , puis autour du crâne par le côté sain , revenir obliquement de l'occiput à l'oreille affectée, puis sous la mflchoire et verticalement jusqu'au sommet du crâne, afin de faire une nouvelle circulaire verticale , puis une nouvelle circulaire horizontale, et ainsi de suite trois ou quatre fois.

Le bandage oblique de l'oreille , qu'il ne faudrait pas s'astreindre à construire trop exactement d'une façon plutôt que «le l'autre, est en définitive préférable aux précédents, et susceptible de les remplacer à peu près partout.

IV. Chcvcstres. Des sept chevestres représentés dans les figures IG, 17,18,19,20,21, '22, de Vidus-Vidius, il n'en est resté que trois, le cheveslre simple, le chevestre double à un globe, etle chevestre à deux globes, dansla pratiquemoderne.

Ces bandages , qui ont pour but de maintenir les pièces d'appareil que peuvent nécessiter, soit les fractures , soit les luxations de la mâchoire inférieure , ne diffèrent pas assez de l'oblique de l'oreille pour mériter d'en être plus long-temps séparés , du moins si on a soin de les simplifier, comme je le dirai tout à l'heure.

a. Le chevestre simple (98) exige une bande large de trois

(Fig. 98.

travers de doigt, et longue de cinq aunes. Deux compresses taillées en fronde sont d'abord appliquées sur le menton et sous la mâchoire. La bande étant fixée par une circulaire autour du crâne , est portée obliquement derrière l'oreille et l'angle maxillaire du côté sain, sous la mâchoire, au-devant de l'oreille du côté ma- ^^z./^. ]'àde, sur le sommet du crâne, J^^5^^, derrière l'oreille saine , sous l'angle maxillaire, et ainsi de

CUEVESTRE DE l'aUTEUR. 201

suite, pour faire trois circulaires verticales ouvertes en avant. Alors on passe la bande circulaircment autour de la partie supérieure du cou, puis sur le devant du menton pour fixer les coniprcsscs en fronde, après quoi on fait de nouveau une circulaire verticale, pour terminer par une circulaire horizontale, et fixer définitivement le banda{îe.

b. Le chevestre double exige une bande longue dehuit aunes. On l'applique d'abord comme précédemiaient , puis on a soiu do la passer obliquement et verticalement , tour à tour, à la partie postérieure et sur le devant de chaque oreille , autant de fois à droite qu'à gauche. Les circulaires destinées à envelopper le menton étant terminées , on fait , comme pour le chevestre simple, une ou deux circulaires verticales, et l'on termine par une ou deux circulaires horizontales.

Pour obtenir un chevestre double aussi régulier que possible , il vaudrait mieux se servir d'une bande à deux globes. On porte le plein de cette bande sur le devant du front, ou on en entre-croise les deux portions à la nuque ; on les ramène sous l'oreille de chaque côté pour les entre-croiscr sous la mâchoire, etles remonter verticalement entre l'oreille et l'orbite jusqu'au vertex; là . on les entrecroise de nouveau pour les reporter à la nuque, changer les globes de mains, les amener sous l'oreille , les entre-croiser , les reporter au vertex comme la première fois , et recommencer ainsi une troisième circulaire verticale. On procède ensuite à la formation des circulaires du cou et du menton , puis à deux nouvelles circulaires verticales , afin de terminer également par une ou deux circulaires horizontales.

Ces bandages , souvent employés autrefois pour les fractures et la luxation complète de la mâchoire, ne sont presque plus mis en usage aujourd'hui en pareilles circonstances ; mais quelque chose de semblable est encore fréquemment utile pour certaines blessures ou certaines maladies des régions parotidiennes , massetérines , temporales, auriculaires et mastoïdiennes.

c. Chevestre de Vauteur. Sans m'astreindre à représenter exactement une figure plutôt qu'une autre avec la bande dont on se sert alors, je crois que le bandage suivant peut subvenir

à tous les besoins de la pratique, et rendre inutile le bandage oblique, l'écusson, le T de l'oreille, et les différentes sortes de ohevestres, dont i! n'est après tout qu'une simplification. Je fixe la bandepar une circulaire sur la base du crâne; je laconduis ensuite de la nuque sous l'oreille et sous la mâchoire, (!u côté sain ou du côté malade, presque indifféremment; je la remonte ensuite comme dans le cheveslre vers la tempe du côté sain , afin de la ramener aussitôt par le vertex sur la tempe du côté malade; j'en multiplie ainsi les circulaires verticales en les inclinant tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, de manière à ce qu'elles recouvrent bientôt la totalité de l'appareil. Celles que je porte sur le devant du menton viennent s'entre-croiser à ia nuque ; quand il faut en placer sous la mâchoire , je leur fais parcourir une ligne spiroïde autour du sommet du crâne , pour les ramener à la nuque et faire ensuite de nouvelles circulaires verticales ; je termine enfin par une ou deux circulaires horizontales.

On comprend que la bande peut s'appliquer ainsi un peu plus en arrière ou un peu plus en avant, sur l'un des côtés comme sur les deux côtés du crâne et de la face, et que rien n'est facile comme &' espacer ou d'accumuler les tours de bande un peu plus dans un point, un peu moins dans un autre , selon les indications particulières. J'ajouterai qu'en collant ce bandage, on pourrait en faire un appareil aussi simple q le solide pour tous les genres de fracture de la mâchoire inférieure , et qu'avec cette modification rien n'est aisé comme d'établir une compression permanente sur telle partie qu'on voudra des régions indiquées plus haut. C'est le seul que j'aie conservé de tous ceux dont parle Galien, et qui ont été proposés depuis.

§ III. Bandages du, cou.

La région du cou rend généralement le pansement de ses maladies assez difficile , du moins lorsqu'il s'agit de plaies , d'opérations ou de difformités. Pour les inflammations, les tumeurs et autres maladies qui ne nécessitent que des bandages contentifs, le cou s'accommode très bien du bandage circulaire ou du bandage en cravate. C'est ainsi

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