‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 79 sur 209 · C. Étoile · texte numérisé non relu

C. Étoile

Le bandage étoile

BAXDA<;E KTOILK. 221

est une sorte de 8 do chiffre , croise sur le devant de la poitrine, et combiné avec quelques tours de spica. Thillaye en décrit encore trois variétés : Véloilê simple et \' étoile double , puis Yéloilé avec une hande à deux globes.

Pour faire le premier , on fixe le chef libre de la bande sous l'une des aisselles, celle du côté droit, je suppose, puis on la porte sur le devant delà poitrine et la clavicule jjauche, derrière l'épaule et sous l'aisselle du même côté, pour revenir en avant sur la clavicule , derrière l'épaule et sous l'aisselle droite , de manière à compléter le 8; après avoir répété deux ou trois fois ce croisé, on passe du devant de l'aisselle sur la clavicule et derrière l'épaule correspondante afin de gagner la partie postérieure de l'aisselle opposée , comme dans le spica. On termine enfin en renouvelant les 8 de chifPre et les tours de spica jusqu'à épuisement de la bande , à moins qu'on ne préfère la dérouler en circulaire autour delà poitrine.

Ce bandage, que remplacent avantageusement le quadriga et le spica , a l'inconvénient de se déplacer très facilement, Embrassantlaracinedesbraspar devant, il glisse au moindre mouvement et s'échappe volontiers à la manière des manches d'une robe ouverte en arrière.

L'étoile double se compose de 8 de chiffre antérieurs et postérieurs dont [le croisement scapulaire représente assez bien un double spica. On l'exécute avec une longue bande, d'abord conduite comme précédemment. Après avoir fait un ou deux 8 antérieurs et les avoir ramenés en arrière , la bande sert à faire un nombre égal de 8 postérieurs. En continuant ainsi , on a bientôt trois ou quatre 8 croisés sur le haut du sternum , sur la partie postérieure du thorax et sur la partie claviculaire de chaque épaule.

Beaucoup plus solide que le précédent, ce bandage contient très bien les appareils qu'on a besoin de placer sous les deux aisselles ou dans les régions sus-claviculaires. Ce n'est en définitive que le bandage quadriga dépourvu de circulaires thoraciques. Mais il est évident que le spica simple convient mieux s'il s'agit d'une aisselle ou d'une épaule seulement, que, pour une lésion double , on devrait lui préférer aussi 1q

â2â ART DES PANSEMENTS. ^

spica double, et que , pour les maladies du devant de la poitrine ou du dos , le cataphraste l'emporte sur l'étoile. C'est donc en définitive un bandage à peu près inutile. Le faire au moyen d'une bande à deux globes , ne le rend ni meilleur, ni plus stable, et en gêne généralement la construction.

§ X. Bandages de la main.

Les maladies de la main peuvent toutes être pansées à l'aide du bandage roulé , du bandage circulaire ou du spica. Le spica lui-même ne convient guère qu'au pouce , qui alors représente l'épaule , tandis que le poignet simule la poitrine. A l'aide de ce bandage , le pouce , l'éminence thénar et l'os dn métacarpe qui lui correspond, ainsi que le poignet , peu- ■vent être pansés sans que la main y participe. Les doigts n'ont qu'une sorte de bandage qui leur soit propre, et ce bandage porte le nom de gantelet, lequel offre deux nuances : le gantelet proprement dit et le demi-gantelet. A. Du gantelet (114). Le gantelet a pour but d'entourer chaque doigt d'une sorte de bandage roulé. Il est utile toutes les fois qu'on veut exercer un certain degré de compression , soit préventive , soit curative , sur chacun des doigts pris séparément.

Une manière de le faire qui m'a paru très commode est la suivante : prenez une bande , large d'environ un pouce ou d'un travers de doigt et longue de huit ou dix aunes ; fixez-la bien par deux circulaires sur le poignet; conduisez-la ensuite diagonalement du dos de la main à la racine du petit doigt; puis, en serpentant, jusqu'à l'extrémitélibre de cet appendice ; faites alors des doloires qui s'imbriquent des deux tiers , en allant de l'ongle au métacarpe; retournez faire une circulaire autour du poignet ;

lîcHARPE. r223

revenez par le dos du métacarpe faire sur ie doi^^t annulaire ce que vous avez fait sur le petit doigt ; allez une seconde

(Fig. 115.

foisau [joignel;ramenezlabande au médius , que vous entourez comme les précédents; allez de nouveau au poif^net pour venir entourer aussi l'index. Dès lors il n'y a plus qu'à passer quelques circulaires transversales sur le métacarpe, et à terminer, en fixant la bande sur le poignet.

B. Le demi-gantelet (115) diffère du précédent en ce qu'il se borne à un tour de bande sur la racine de chaque doi{ît qu'on fixe par autant de circulaires sur le poignet. C'est une sorte de spica multiple, tantôt dorsal , tantôt palmaire , qui n'est presque plus employé. ■^.

C. Echarpe (116j. Presque toutes les maladies du membre supérieur réclament l'emploi du bandage connu sous le nom d'écharpe. Autrefois onavait la grande et la petite echarpe , l'écharpe moyenne et la grande écharpe de J.-L. Petit.

L'écharpe ordinaire se fait a."

vec un triangle de linge , ordinairement avec une serviette ou un mouchoir plié d'un angle à l'autre. L'avant-bras est posé sur le milieu de cette pièce , de manière à ce que la pointe du triangle regarde le coude. On en relève les deux extrémités, l'une en avant, l'autre en arrière , comme pour former une anse sur la racine du cou; l'extrémité du triangle passant de bas en haut et d'avant en arrière sous l'aisselle saine, afin de venir rejoindre l'extrémité antérieure sur le devant de l'épaule du côté malade , donnerait une diagonale comme dans le bandage précédent. Après avoir fixé les deux bouts de l'écharpe par un nœud ou à l'aide d'une épingle , on en étale le plein sous l'avant-bras ; on en relève ensuite la pointe en avant ou en arrière pour la fixer sur le plan voisin du triangle.

L'écharpe, qui n'est en définitive qu'un suspensoir de l'avant-bras et que les diagonales du bandage précédent pourraient à la rigueur remplacer, peut être dirigée d'une foule d'autres manières. C'est ainsi qu'au lieu d'être tournée du côté de la main , sa base pourrait être dirigée en arrière ; qu'au lieu de remonter jusqu'au cou , on peut l'attacher sur le devant du gilet ou de Ihabit; c'est ainsi qu'on obtient les différentes sortes d'écliarpes dont j'ai indiqué le nom en commençant. Pourvu qu'elle supporte d'une manière égale et le coude et toute la longueur de l'avant-bras , qu'elle permette d'en retirer ou d'y replacer facilement les parties , c'est tout ce qu'on peut en exiger ; le reste n'est plus qu'une affaire de goût.

^ XL Bandages des membres inférieurs.

Les divers bandages que peuvent réclamer les maladies du membre abdominal sont : le bandage roulé , le bandage circulaire, le bandage à dix-huit chefs et le bandage de t^cultet. L'étrier sera décrit quand je parlerai de la saignée du pied. Les bandages unissants des plaies en long et en travers n'ont rien ici de particulier. Le 8 de chiffre, le kiastre , le bandage de llavatan , comme toutes les autres sortes de bandages imaginés pour les fractures de la rotule , ne méritent pas de nous occuper en ce moment; en sorte

Page 1