‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 97 sur 209 · INJECTIONS · texte numérisé non relu

INJECTIONS

l'injection est synonyme de liquide lancé par une seringue. Les injections de t'oreiUe se Ibni avec une petite seringue terminée en olive (138). Celles des conduits lacrymaux réclament la seringue dite d'Anel dont il sera parlé à l'article Fistule lacrymale. (Allas, pl.VlIl, fig. 9etl0.]

Pour faire des injections entre les paupi res et l'œil , il vaut mieux se servir d'une petite seringue à siphon légèrement conique , comme la seringue ^ urétrale (139). Dans la bouche et dans S le nez , si le liquide doit être lancé en ^ abondance, on a quelquefois besoin èd'une seringue d'un plus fort volume. 11 en est de même pour les abcès et les trajets fistukux de outes les régions du corps. Si la cavité à nettoyer est très largo on a recours à la seringue à lavement. Les injections de l'urètre se font avec une seringue de ia contenance d'une once de liquide environ (140) ; seringue dont on introduit tout le siphon dans

(t'ig. 140.)

le canal^ de manière à tenir ce dernier comme collé sur l'instrument, pendant qu'avec l'autre main on pousse le

piston sur le liquide

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importe que le doigt compresseur n'aille pas se placer audelà du bec de la seringue , et que l'injeciion, ainsi poussée, soit retenue une minute ou deux en place , soit même renouvelée deux ou trois fois à chaque séance si elle n'est pas très active. Presque jamais ces in.jeciions ne tendent à pénétrer dans la vessie. En supposant du reste qu'il y eût quelque chose à craindre sous ce rapport, on y remédierait en appuyant le périnée sur l'angle d'une chaise o.u sur une pelote dure pendant tout le temps de ro[)éraiion, ou en faisant comprimer cette région par le doigt do quelqu'un.

Les injections dans la vessie se feraient volontiers avec la même seringue qu'on ren)plirait piu^ictirs fois ; mais il est évidemment mieux d'en employer une beaucoup plus forte. On commence alors par introduire une sonde, à laquelle on adapte ensuite le siphon de la seringue. Toutefois, cette seringue appliquée comme pour les injections de l'urètre , ou (Fig. 141.) simplement prolongée par une canule de

gomme élastique jusques au-delà de la fosse naviculaire, réussit à peu près aussi bien.

Injections du vagin. Les maladies du vagin et de l'utérus exigent souvent l'emploi des injections. La seringue dont on se sert en pareil cas est de la contenance de quatre à six onces , et connue sous le nom de seringue de toilette (lil). Cet instrument est à siphon droit , comme la seringue à hydrocèle, si l'injection doit être faite par une autre personne que la malade. II faut, au contraire , que le siphon en soit coude en arc ou presque à angle droit, si la femme elle-même doit être chargée de l'opération. Ce siphon, qui peut être terminé par une extrémité olivaire et troué en tète d'arrosoir , e>t tantôt en étain, tantôt en gomme élastique. Les injections du vagin doivent être faites trois

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