‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire [electronic resource]Chapitre 14 sur 58 · I.•'().SSKS IVASALl'S · texte numérisé non relu

I.•'().SSKS IVASALl'S

h l’ouverture antérieure du nez; après quoi , on les en- {-fajre dans le serre-nœud , comme il a été dit plus haut. Si les doigts n’étaient pas assez longs pour suivre l’anse du lien jusqu’à l’ouverture postérieure des narines, deux fils, au lieu d’un, fixés , à un pouce d’intervalle, sur cette ligature^ et passés ensuite dans chacun une Canule, les remplaceraient avantageusement. Ce procédé fut en* core modifié par Desault lui-même, dans le but, sur- < tout, de l’appliquer plus aisément aux polypes du pharynx. Après avoir ramené de la bouche et du gosier, au-dehors des fosses nasales, l’extrémité d’une ligature et les deux bouts d’une anse de fil de couleur différente , il engageait dans sa canule, un peu courbe, l’extrémité du lien conservée dans la bouche; pénétrait avec cette canule jusqu’au fond du pharynx ; s’en servait pour passer le fil autour du polype ; puis faisait» glisser sur elle l’anse du fil accessoire, qu’un aide est alors chargé de tirer par la narine , et qui a pour but d’entraîner, par cette voie, à la manière d’un crochet, le second chef de la ligature, qu’on passe aussitôt, ainsi que le premier, à travers le serre-nœud ordinaire.

e. Procédé de M. Boyer. M. Boyer, qui approuve ces diverses méthodes, et en a essayé le plus grand nombieavec succès, s’est cependant bien trouvé, dans plusieurs circonstances , de substituer une corde à boyau «tu cordonnet de fil recommandé par Desault.

f. Procédé de M. dubois. Dans la vue d’empêcher l’anse delà ligature de s’effacer avant d’être arrivée sur la racine du polype, M. Dubois a conseille jadis de la tenir renfermée jusques là , dans un segment de sonde élastique, long d’environ trois pouces, segment qu’on attire ensuite au-dehors par le nez, à l’aide de tractions exercées, comme si on voulait faire tourner cette ligature sur unè poulie, en agissant poui' un moment, sur l’une de scs extrémités seulement. La sonde une fois

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enlevée, on lire sur l’autre bout du fil pour les remettrede niveau, elles passer tous les deux dans le serre-nœud. Malheureusement, ce bout de sonde ne suit pas toujours la direction qu’on voudrait bien lui donner. Il glisse, s’échappe tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et gêne souvent plus qu’il ne sert ; en sorte qu’on a continué de cliercber des moyens de tenir conveirablement écartée l’anse du fil, qu’on emploie jusque dans le haut du pharynx.

g. Procédé de M. Rigaud. Au mois de janvier 1829, deux instruments nouveaux ont été proposés à ce sujet. L’un, que son inventeur, M. Rigaud, nomme polypodomey se compose de trois tiges d’acier, susceptibles de se mouvoir, d'avancer et de reculer, isolément ou ensemble , dans une forte canule. Courbées en arc de cercle h leur terminaison , elles forment une sorte de pince à trois branches, qu’on écarte et qu’on ferme à volonté. L’extrémité de chacune d’elles porte un œil d’oiseau, c’est-a-dire , une ouverture, continuée par une petite fente qui semble les bifurquer. On fixe la partie moyenne du fil dans ces ouvertures, et les bouts en sont aussitôt ramenés par le nez , avec la sonde de Bellocq. La pince avec ses trois branches rapprochées, est dès lors conduite jusque dans l’arrière bouche. La on les écarte plus ou moins, selon qu’il importe de donner à l’anse une largeur plus ou moins considérable. Ensuite, on élève leur sommet, autant que possible , en l’inclinant vers les fosses nasales, et quelquefois un peu de côté, comme s’il s’agissait de pincer le polype. Pour en dégager le fil, il suffit de tirer avec une certaine force sur les bouts qui pendent hors du nez. Les deux moitiés de leur fente terminale , assez élastique pour retenir l’anse que rien ne tiraille, la laissent aussitôt échapper sur le pédicule de la tumeur. Le reste n’a plus rien de ]>articulier.

FOSSES NASALES

h. Procédé de M, Félix L’autre > celui de

M. Félix Hatin, est une plaque de métal poli, recourbée presqu’à angle droit près de son extrémité pharyngienne; bombée, arrondie sur sa face convexe, et principalement à sa portion verticale, elle peut servir à deux fins, ou remplir deux indications. En effet, sa portion horizontale déprime très bien la langue, pendant que l’autre oblige la ligature à glisser sur elle , jusqu’à ce qu’elle rencontre le polype. C’est un instrument fort simple , qu’une cuillère h bouche , pliée en avant vers la racine de son manche, pouriait, à la rigueur, remplacer. Mais le polypodome de M. Rigaud lui est incontestablement préférable, en ce qu’il occupe moins d’espace , 'masque moins les parties , porte mieux la ligature où l’on veut, et comme on veut ; en ce qu’il pourrait même la conduire avantageusement, sans passer par la bouche, sur certains polypes de la portion antérieure des cavités nasales.

Remarques. Le serre-nœud a , de son côté, fixé l’attention d’un grand nombre de praticiens. Bichat veut qu’il soit brisé, afin qu’à l’occasion, on puisse lui donner plus ou moins de longueur, sans le déplacer. Celui de M. Græfe est composé de deux pièces, qu’on fait gljsser l’une sur l’autre, à l’aide d’un bouton latéral, et qui permettent d’étrangler le polype avec force sans déranger l’extrémité des fils. Mais le plus ingénieux de tous, est celui que Roderick, riche particulier de Cologne, parvint à fabriquer pour se guérir lui-même d’un polype qui avait résisté à tous les efforts des chirurgiens de Bruxelles^ Il consiste à passer les deux extrémités du fil ramenées par le nez , dans une série de petites boules d’ivoire, puis aies fixer, en définitive, sur un tourniquet’ ou un petit treuil. Le chapelet qui en résulte, s’accommodeparfaitementauxdiverses courbures des fosses nasales, elles fatigue incomparablement moins que tout

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autre, par sa présence. Il suffit ensuite pour augmenter la constriçtion du polype, de raccourcir oette petite i;liaîne, d’en faire tourner le treuil ou le tourniquet sur lui-même. Ses boules peuvent être en bois, en os, en mêlai. M. Sauter les fait avec le sommet de la corne des ruminants. M. Mayor de Lausaue, veut qu’elles soient eu ar{![eut, en étain , etc. , et les emploie pour les polypes , comme il a été dit à l’article langue. Enfin, au lieu d’un treuil, M. Bouebet de Lyon, fait usaffe d’un barillet, tandis queM. Levanier se contente d’un simple cliquet. M. Braun a cru devoir aussi modifier cet instrument déjà entrevu par Girault ou Riolan , et que le serre-nœud de Desaylt rend le plus souvent inutile, mais qui peut cependant devenir précieux dans certains cas.

Le procédé décrit par Dionis et qui se réduit h porter sur le pédicule de la tumeur avec des pinces à bec de corbin , un nœud coulant , dont on fait passer ensuite un des bouts à travers la narine, avec une loufifue aiguille de plomb ou de laiton , pour le ramener par la bouche , pendant que l’autre reste à l’extrémité du nez, n’est presque jamais applicable. Celui de Glandorp , modifié par de Gorier, renouvelé ensuite par Heister, qui, pour placer sa ligature, s’est servi avec succès, sur une femme âgée de soixante-diK ans , d’une aiguille courbe, montjée sur un manche, percée d’un chas près de sa pointe, assez semblable en tout, au surplus, à l’aiguille inventée par Goulard pour lier l’artère intercostale, ne peut être raisonnablement tenté non plus que dans les cas où le polype est très rapproché de l’ouverture du nez. En admettant, pour un moment, au reste, qu’on parvînt à poser convenablement le fil sur hi tumeur, ce genre de ligature offre encore un inconvénient auquel les anciens ne paraissent pas ayoir songé. Comme l’ouverture nasale antérieure descend au-dessous de la paroi palatine des narines, le lien appuie nécessairement avec force , sur le bord

FOSSKS NASAiÆS,

faci.'il (le oetio pv'iroi quand on le lire par le nez, et tend continuellement à le couper , ou, du moins, à l’excorier. C’est pour remédier à ce vice, que Levret imaj^ina d’ajouter un manche aux deux bouts du séton dont il conseillait parfois l’usage. C’est dans le même but que ]N1. Félix Hat in a récemment proposé nne petite plaque qu’on tient verticalement derrière le Iqbule du nçz où elle doit remplir le rôle d’une poulie de renvoi , plaque qu’on peut indifféremment faire fabriquer en métal, eu ivoire, en corne , etc. , et qu’une tige d’acier percée d’un oeil supérieurement pour le passage du fil , remplacerait parfaitement bien. Au total , la ligature ne convient point aux polypes a base large, ni aux polypes vésiculeux. De quelque manière qu’elle ait été faite, il faut la resserrer chaque jour, jusqu’à la chute du corps qu’elle embrasse. Ce n’est plus , comme jadis , dans le simple but de rendre l’excision ou l’arrachement plus facile ou moins dangereux, de se mettre en garde contre l’fiémorrhàgie, qu’on l’applique aujourd’hui. C’est avec l’intention avouée de produire la mortification du polype, en interceptant le cours des fluides dans son pédicule , qu’elle doit eu outre finir par couper complètement. En conséquence, on doit s’attendre à voir la tumeur se gonfler aussitôt après l’opération, puis se flétrir ou se décomposer et réclamer l’emploi des pinces ou de quelques , crochet* » lorsque sa racine est rompue- D’uu autre côté, desinjections d’eau vinaigrée, d’eau aluini>i§ose , d\une solution slyptique ou antisc[)|ique quelconque, sqnt, en pareil cas, un accessoire à ne pas négliger. La jtrodence veut aussi que le malade se tienne habituelletitcnt incliné en devant, afin que les matières putrides ne deseeur dent pas dans*les voies digestives. Si Iç polype deyait tomber parle pharynx, il serait important, en outre, d’y passer d’avance un fil avec une aiguille. Autrement il pourrait so diriger vers l’ouverture du larynx en se

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