I.A. TÈTE
détachant et faire craindre la suffocation. Après cette chute, il est bon de continuer encore les injections dé-* tersives, astringentes ou slyptiques, pendant une semaine ou deux , tant que la narine enfin n’a pas entièrement cessé de suppurer. Ayant indiqué , en parlant de ces diverses méthodes, le mérite de chacune d’elles ert particulier, il est, je pense, tout-à-fait inutile de les comparer ici dans leur ensemble, pour en apprécier la valeur relative. Comme il n’en est aucune qui puisse obtenir la préférence d’une manière absolue , c’est à la sagacité du chirurgien qu’il faut abandonner le choix du procédé le plus convenable à employer dans chaque cas^ isolément envisagé.
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Sinus maxillaire.
Perforation.
Le sinus maxillaire ou antre d’Hyghmore, est souvent le siège de maladies pour lesquelles on en a maintes fois pratiqué la perforation. Les vers, que Bordenave, Fortassin, Heysham, etc., disent y avoir rencontrés, l’exigeraient incontestablement, s’il était possible d’en reconnaître l’existence pendant la vie du malade. Il en est de même des pelotons d’adipocire qui , comme on l’a remarqué , s’y forment quelquefois ; mais c’est sur-tout dans le but de remédier aux abcès , a l’hydropisie , aux ulcérations, aux fongus, aux tumeurs fibreuses, carcinomateuses, aux polypes, a la nécrose, à la carie de cette cavité, qu’on y a recours. Jourdain^ qui» vers le milieu du dernier siècle , a tant insisté sur les avantages des injections médicamenteuses , par l’ouverture naturelle du sinus, et sur l’inutilité de sa perforation dans presque toutes ses affections, n’est point parvenu, malgré les nombreuses raisons dont il s’autorise à convaincre les praticiens, et sa doctrine n’est aujourd’hui défendue
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par personne. D’une pari, on a trouvé, quoiqu’il en ait dit , que , le plus souvent , il est extrêmement difficile de découvrir, au milieu du méat moyen des fosses nasales, l’entrée du sinus avec une sonde; de l’autre, que cette ouverture , plus fréquemment oblitérée par suite ^e la maladie que de toute autre manière, ne remédierait à rien , quand même elle serait rétablie , et, qu’à tout prendre , la perforation artificielle, moins difficile et plus sûre, doit lui être préférée.
i" Méthode de Meibomius. Des diverses méthodes d’effectuer cette perforation , la plus ancienne n’est pas , comme on le croit généralement , celle qui consiste à pénétrer dans la caviié de l’os maxillaire, à travers les alvéoles des dents molaires. Molinelti, qui écrivait en 167 5, dit que, chez un sujet en proie h d’horribles douleurs, on fit une incision cruciale à la joue, et qu’avec une couronne de tiépan on pénétra dans l’antre d’Hyghmore, qui était le siège d’un abcès. C’est à tort, du reste, qu’on en fait honneur à Meibomius. Zwinger, long-temps avant, avait , à la suite de l’extraction de plusieurs dents nécrosées et branlantes, guéri une carie de l’os maxillaire, en dilatant l’alvéole malade avec de l’éponge préparée. Ruysch fait remarquer que Vanuessen, ne put triompher d’un polype qu’après avoir arraché plusieurs dents molaires et cautérisé leurs alvéoles avec un fer rouge, de manière à pouvoir porter le doigt dans le sinus maxillaire. Quelques années plus tard, en 1697, W.‘ Cowper, au dire de Dracke, qui l’a formellement conseillée, préférait l’alvéole de la première molaire, et pénétrait dans le sinus avec une sorte de poinçon, afin de pouvoir y injecter des liquides. Au surplus, Meibomius, dont les recherches furent publiées en 1718, est si loin d’avoir inventé cette méthode , qu’il se bornait à l’extraction d’une dent, pour donner issue aux matières accumulées dans le sinus, dont la perforation paraît lui être tout-à-