‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire [electronic resource]Chapitre 33 sur 58 · ABDOMEN · texte numérisé non relu

ABDOMEN

Section première.

Épanchements, kystes.

Art. i®''.

Paracenlhèse.

La ponction du bas-ventre dans le cas d’hydropisîe , est une des opérations les plus anciennes de la chirurgie. Des accidents, dont l’histoire offre une infinité d’exemples , ont du en donner la première idée. Rien n’est plus fréquent, en effet, dans les annales de la science, que les observations d’ascite, guérie à la suite d’une blessure de l’abdomen. Un enfant, qui s’amusait à jouer armé d’un couteau, dans la cour d’un paysan ascitique, dit Guyon de la Nauche , fut précipité par ses petits camarades sur ie malheureux hydropique, et lui ouvrit le ventre. Une

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grande quantité d’eau s’écoula par la plaie, si bien qu’au bout de quelques semaines , le malade se trouva radicalement guéri. Un autre ascitique, ne trouvant aucun chirurgien qui voulût lui faire la ponction , résolut de sc la pratiquer lui-même. Défense ayant été faite de ne rien laisser à sa disposition qui pût lui permettre d’accomplir son projet, il imagina de briser le verre dont il se servait pour boire , d’en régulariser un morceau et de se l’enfoncer au-dessous du nombril. Une guérison complète fut le prix de sa témérité. Nul doute que les mêmes remarques n’aient fait naître les mêmes idées dès la plus haute antiquité, et (pie la paracenthèse abdominale ne soit aussi ancienne que la médecine.

Indications. Lorsque l’ascite est l’effet d’une affection incurable de (pielque organe contenu dans le ventre, il est évident que la ponction n’en triomphera pas, qu’aloi’S on ne doit y recourir que pour soulager momentanément le malade. Mais si l’hydropisie est, comme on dit, essentielle^ idiopathique, l’extraction dn liquide épanché ne peut que favoriser l’action du traitement général , et concourir puissamment à rétablir la santé. Dans le premier cas, on ne doit opérer que le plus lard possible, que pour prévenir la suffocation . Dans le second, il y aurait probablement de l’avantage à suivre le conseil de Duverney et de Bertrand , reproduit par M. Broussais, à livrer de bonne heure une issue au liquide épanché. Il est si rare de voir l’ascite se terminer heureusement, qu’après avoir inutilement essayé les moyens que l’expérience semble avoir le plus accrédités, la compression, par exemple , que j’ai vu réussir une fois sur un garçon âgé de quatorze ans , à l’hôpital de Tours en i8i8, dont ]M. Godèle de Soissons vante aussi les avantages , dont on a reconnu les bons effets â l’Hôtel-Dieu l’année dernière, et dont l’efficacité vient d’être mise hors de doute par M. Bricheteau , il est bien permis d’en appeler à

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