‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire [electronic resource]Chapitre 44 sur 58 · HERNIE INGUINALE · texte numérisé non relu

HERNIE INGUINALE

Les veines satellites de l’artère ombilicale et de l’artère épigastrique sont, en général, trop peu volumineuses poui mériter une mention particulière. Cependant, il peut arriver qu’une branche plus volumineuse que de coutume naisse de la veine hypogastrique ou de l’iliaque interne, et monte, indépendante des veines épigastriques, derrière les muscles, pour gagner les environs de l’ombilic et s’anastomoser avec la veine ombilicale. Trois anomalies de ce genre ont été publiées dans ces derniers temps par MM. Manec, Menière et Clément. La membrane séreuse abdominale s’étend jusqu’au testicule sous le nom de tunique vaginale, et représente un canal qui, au bout de quelque temps , se ferme et se transforme en un cordon imperméable , finit par se confondre avec le tissu cellulaire ambiant et convertit la tunique vaginale en un sac sans ouverture , en même temps qu’il laisse à l’anneau postérieur du trajet inguinal une dépression infundibuliforme plus ou moins profonde. Toutefois , au lieu de s’oblitérer ainsi, ce prolongement peut ne faire que se rétrécir et rester sous la forme d’un petit conduit plus ou moins dilatable jusque dans l’âge adulte. Comme les vaisseaux testiculaires et le canal déférent sont placés au-dessous du péritoine, et qu’ils entrent dans le canal inguinal en s’appuyant sur le bord interne et inférieur de son ouverture abdominale, le prolongement dont il s’agit doit être naturellement placé en dehors et un peu en avant du cordon spermatique, en, sorte que le conduit déférent se trouve en dedans et en arrière. L’artère spermatique est un peu en dehors et en avant. Les deux veines correspondantes se voient, l’une en dedans, l’autre en dehors de l’artère, un peu plus en arrière et sur le même plan que le conduit déférent. Les filets du nerf trisplanchnique , un peu plus superficiellement placés, sont, du reste, unis avec ces divers objets au moyen d’un tissu cellulaire lâche et lamelleux. Plus en dehors encore, existe le prolonge-

ment péritonéal , puis la brandie inguinale de l’artère épigastrique et la branche scrotale du nerf génito-crural. Ainsi qu’autour du cordon, pris dans son ensemble, il existe d’abord un prolongement canaliculé du fascia transvcrsalis , enveloppant tout à la fois un prolongement semblable du fascia propria ^ le filament péritonéal et les diverses parties constituantes du cordon lui-même; ensuite, l’enveloppe constituée par les fibres du muscle petit oblique ou le crémaster; puis, en sortant du canal, une nouvelle gaine qui se continue avec la circonférence de l’anneau et qui n’est autre qu’un prolongement de la trame cellulo-fibreuse fondamentale de l’aponévrose externe du ventre ; arrivent en dernier lieu le fascia superfcialis et les téguments. Remarquons, du reste, que, dans sa totalité, le cordon se contourne un peu sur lui-même en parcourant le canal inguinal, et que les parties qui, en y entrant, étaient en arrière et en dedans, finissent par se trouver en avant et quelquefois même jusque sur le côté externe.

Remarques chirujgicales. La fossette inguinale externe est évidemment le point qui offre le moins d’obstacles aux viscères. C’est donc par l'a que les hernies doivent se faire avec le plus de facilité et le plus fréquemment. Elles sont même les seules dont on se soit occupé jusqu’à ces derniers temps, et ce n’est que depuis une trentaine d’années qu’on a cru devoir, pour les distinguer de celles qui suivent une autre route, leur imposer un nom particulier. Celui de hernies 'inguinales externes^ proposé par Hesselbach , quoique généralement adopté en France, n’est pourtant pas sans inconvénient. En effet, des hernies peuvent se manifester plus en dehors encore, et chacun sait que Heister appelle la hernie crurale hernie inguinale externe. Après avoir franchi l’ouverture postérieure du canal, si la hernie rencontre trop de résistance à l’orifice du grand oblique, elle

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