ILIAQUE INTERNE
Art. 1er.
Remarques anatomiques.
En se séparant de l'iliaque primitive, au niveau de la symphyse sacro-iliaque, l'artère pelvienne abandonne aussitôt l'iliaque externe pour descendre presque perpendiculairement dans l'excavation du bassin. Sa face externe est croisée, à son origine, parla veine iliaque, et côtoyée, dans le reste de son étendue , par la veine hypogastrique, qui la sépare du muscle psoaset de l'articulation. En dedans, elle n'est unie au péritoine que par une couche cellulo-graisseuse plus ou moins épaisse et toujours fort lâche ; quelques ganglions lymphatiques lui sont également adossés dans ce sens. L'uretère passe ordinairement au-dessus et un peu plus en avant; à gauche, le commencement du rectum la recouvre d'une manière plus éloignée, et ses rapports avec le ccecura à droite méritent à peine d'être rappelés. On ne peut songer à l'atteindre que depuis sa naissance jusqu'à l'origine de la fessière, c'est-à-dire dans l'étendue d'un à deux pouces , jusqu'au niveau de la grande échancrure sciatique en un mot; l'ilio-lombaire qu'elle donne quelquefois dans ce trajet , et qui alors se porte immédiatement en dehors et en haut, entre le muscle psoas et les os, doit être aussi notée, quoique l'artère iliaque primitive ou l'externe la fournissent peut-être encore plus fréquemment.
Art. 2.
Remarques chirurgicales et historiques.
Le tronc de l'artère hypogastrique est trop profondément situé pour être souvent le siège de lésions traumatiques , et trop court pour qu'on s'occupe des anévrysmes auxquels il pourrait don ner lieu. Sandifort est d'ailleurs le seul qui en rapporte un exemple. Ses branches principales