POITRINE, BASSIN, MEMBRES
Après le crâne , le thorax est le point du corps sur lequel on a le plus souvent fait l'application du trépan. Le père de la médecine y eut recours et le plaça sur une côte pour ouvrir un abcès de la poitrine. C'est à l'aide du trépan que Galien enleva le sternum carié d'un jeune homme qui avait été blessé en s'exercanl à la lutte , et chez lequel il fut obligé de pénétrer jusqu'au péricarde . altéré lui-même dans sa face antérieure. Avenzoar, au dire de Freind, veut qu'on trépane le sternum , non seulement pour les abcès du niédiastin , mais encore pour ceux du péricarde. V. D. Wiell a pratiqué cette opération avec succès pour une large collection purulente. Colombo, Salius-Diveisus, Junker,la recommandent formellement. Pauli et Solingen disent que Purmann s'en est bien trouvé dans deux cas différents. J.-L. Petit a suivi leur conseil. Selon Sprengel, Bœtlchen veut qu'on en fasse usage dans les fractures du sternum, afin de se créer une voie pour aller relever les pièces
d'os enfoncés. Pour en faire sentir les avantages dans ce cas, de Lamarlinière rapporte qu'un militaire blessé au siège de Philipsbourg,enJ734 , guérit parfaitement après qu'il lui eut enlevé quatre larges plaques osseuses comprenant toute l'épaisseur du sternum. Mesnière d'Angoulème , ne fut pas moins heureux chez un jeune malade qui avait eu cet os fracturé en travers. On emporta presque toute la carie avec unetrèslarge couronne , et les aspérités de l'ouverture furent détruites avec le couteau lenticulaire. Alny a suivi l'exemple de Wiell, chez un .cocher des écuries du Roi, depuis long-temps affecté d'un abcès interne qui s'était ouvert au cou dans la fossette sus-sternale. Sediller kdc Laval, a traité de même une fille de vingt-deux ans, qui, à la suite d'un abcès produit par un coup sur le devant de la poitrine, portait un ulcère fistuleux par lequel on pénétrait sans obstacle dans le médiaslin. Le sternum carié cachait un foyer purulent, et la malade a guéri dans