HYPERTROPHIE
aigoë. Signalons enfin Vhyperirophie de la grossesse, que les recherches de Larcher, de Blot, de Ménière et de Gerhardt ont définitlTement établie (1).
Il en est des dilatations comme des hypertrophies ; elles aussi peuTent être partielles. Les dilatations partielles s'observent principalement dans les cavités droites, et résultent le plus souvent d'un trouble, d'une gène dans la circulation pulmonaire. C'est sans doute à la même cause qu'il faut attribuer la dilatation du ventricule droit observée chez les malades affectés de déviation de la colonne vertébrale, malades qui succombent souvent à des accidents asystoliques.
Récemment, le professeur Potain a insisté dans ses cliniques sur la dilatation des cavités droites qui accompagne parfois certaines d\'spepsies et diverses affections du foie.
Description. — L'augmentation de volume du cœur ne suffit pas pour qu'il y ait hypertrophie; il faut soigneusement en distinguer la dilatation sans épaississement des parois, Vanévrysme passif de Corvûart.
L'hypertrophie vraie est caractérisée non-seulement par l'augmentation de volume du cceur, par l'augmentation de son poids (au delà de 450 grammes, le cœur peut être considéré comme augmenté de poids), mais encore par l'épaississement de ses parois, qui peut attetodre jusqu'à 3 et 4 centimètres pour le ventricule gauche, et 1,5 à 2 centimètres pour le ventricule droit. Cet épaississement tient vraisemblablement à un double processus: multiplication Qt; hypertrophie des ûbres musculaires (Fœrster).
Lorsqu'un certain degré de dilatation coïncide avec ce genre d'altération, l'hypertrophie est dite excentrique ; dans des cas rares, la cavité est rétrécie, c'est Vhyperirophie concentriquey Vanétrysme actif de CorvisarU dont Bouillaud et Cruveilhier ont rapporté des exemples. Ce genre d'hypertrophie serait propre surtout à la maladie de Brighl (Goowers, Moore, Hanot).
Cliniquement, ce qui distingue la véritable hypertrophie^ c'est une intensité plus vigoureuse du choc cardiaque, un éclat anormal des bruits physiologiques coïncidant avec une augmentation de la matité précordiale, et parfois un certain degré de voussure thoraciqoe. Il existe en même temps un sentiment de tension et de gêne
(1) Germain Sée a décrit aussi une hypertrophie dite de croissance qui serait le résultat d'un défaut de parallélisme entre le développement du cœur et le développement des autres organes.