‹ Nouveaux éléments de pathologie et de clinique médicalesChapitre 23 sur 116 · MAUUliS IkfiS YAISBBAUX · texte numérisé non relu

MAUUliS IkfiS YAISBBAUX

et d&utouftux^ hbnc parce qa*il y a aiiéoiîe de li peau ; lisse parce que- le decmeesteDvahiy elqiie Ie»aréole9890t distendues parla sérosilé; d»uloure«BL parce qu'il yi a ownpressiott des* exirémilés nerveuses et que le coMact d*un saqg surchargé' diacide carbonique exagère la sensibilité.

La pca« est teUemeal teadue, que la dépresHon en godet qu'on a coutume de déterminer par la pression du doigt dans- les» tissus codématiés peut iaire défaut; si l'on a soin de pincer la peau entre le pouce et l'index en faisant un léger pli œnuna l'indique M. Boucbut, l'empreinte des papiUea s'imprime sur la peau et trahit riuûltration. U est ùcile de constater l'obstruction des troncs volumineux, grâce à l'existence d'un cordon dur qui occupe toute la longueur de la veine accessible à l'exploration. Le pkis souvent la température du membre n'est pas modifiée; dans quelques cas on a noté une légère augmentation de chaleur.

Les clioses persistent ainsi quatre ou cinq semaines^. puis l'oedème décroît, s'efiaçaat d'abord au niveau des exùrémités; au. bout d'un certain temps tout rentre dans l'ordre. C'est du meius ainsi que la maladie a coutume d'évoluer chez les noui^eltes accouchées. Û peut surgir de redoutables' complication»; le caillot s'étend parfois de proche en proche, il peut gagner la veîjie cave qu'on a vue oblitérée jusqu'au dessus du foie. D'autres fois, un fragment du caillot se détache et les accidents de l'embolie pulmonaire apparaissent : tout à coup le mahdoest pris- d'une dyspnée subite, il pâlit^ la respîratioa s'arrête, la cyanose se généinlise et la mort survient en quelques minutes; dans d'autres cas ce sont des symptômes de pneumonie bâtarde qui se déclarent, ti-aliissaot ainsi la présence d'infarctus dans le parenchyme piilmonaiive.

Les thromboses des cachectiques ont des allures un peu. moins fivttches, la penii est moins tendue, souvent aussi moins douloureuse ; elles sont remarquables par leur, mobilité. Trousseau a beaucoup insisté sur ce point, et, dans phisieurs des observations qu'il rapporte, on voit des malades chez lesquels les quatre membres ont été pris successivement. Les accidents alternent régulièrement ; la thrombose s'accentue dans un bras» pui& apparaît à la jambe, pour revenir au bras» etc.

Les thromboses- des cachectiques, ont u«e signification autrement grave que la phksgmatia .des nouvelles accouchées ; elles . indiquent une in généralement peu éloignée* Leur valenr séméiologique est donc considérable, et l'on sait que Trousseau diagiiasti<|ua le cancer

PHLÉBITE. THKOMaOSE. 783

de Testoinac dont il devait mourir^ à l'apparition d'une phkgraatia dalinaip

TULETOIENT. — fi4oitf-ôtre surtem préventif^ eo ce soos^que ce soai ks compicalioBs qu'il iaot soigoeiiseinettl s'attachera prévenir. Oa condamnera le malade à l'immobilité; on évitera les explorations inuÉîkB» afiikde le soustraire autant que possible le malade aux dangens d'une emholie ptdmonaire. U firnl laissor au caiUot le temps d*adMrer à la paroi et de se solidiûer.

LoisqiK la douleur est vive et la peau très^iendoe, on recourra à de légîères frictions avec des pommades adoucissantes à des embrocatioos tièdes (baime tranquille, huile morphinée» etc.), et Ton enveloppera le meiabre dans du coton recouvert de taffetas ciré. Il fimt se garder d'exercer une compression sur le membre œdémaàié^ car on empâche aussi le rétablissement de la circulation par les veiMMs supedkieUes. lifaut ainsi^ bciliter le cours du sang en plaçMit le menibre malaile sur un plan légèrement indiné.

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BUUm£S n£ L'APPÀRKIL RESPIRATOIRE CONSIDÉRATIONS GéNÉRALES. ANATOMIB ET PflTStOtOGIB

Un œftam nombre des mateikB de Tappareil respiratoire été coma dis la plas imute aoliipiitéi. Et. ooarseuleineitt ceux

78i MALADIES DES VAISSEAUX.

qui se sont attachés les pi-eniiers à les décrire en ont retracé avec fidélité plusieurs des symptômes importants, mais encore ils se sont fondés pour les reconnaître sur plusieurs des signes physiques auxquels aujourd'hui encore nous avons Thabitude de demander notre diagnostic.

Hippocralc connaissait le crachat rouillé de la pneumonie, Texpectoration fétide de la gangrène, le crachat purulent de la vomique; il n'ignorait pas les grands caractères de la pleurésie purulente ; il savait surtout le traitement qui lui convient : il pratiquait Tempyème.

On peut même se demander avec I^ennec si celui qui a découvert la succussion hippocratiqm n'avait pas l'habitude de recourir dans quelques cas aux lumières de l'auscultation. On serait tenté de le croire en relisant le passage suivant du De morbis, dans lequel Hippocrate tente le diagnostic des épanchemeiits purulents et de l'hydrothorax : « Vous reconnaîtrez par là que la poitrine contient de l'eau, et non du pus, et si en appliquant l'oreille pendant un certain temps sur les côtes vous entendez un bruit semblable au frémissement du vinaigre bouillant. »

Galien ne resta pas en retard sur son illustre devancier, et, entre autres descriptions intéressantes, nous lui devons des considérations sur l'asthme et des observations authentiques de bronchite pseudo-membraneuse.

Cependant la voie si brillamment ouverte resta peu explorée par les successeurs d'Hippocratc et de Galien ; plusieurs siècles s'écoulent sans enregistrer de nouvelles découvertes, et il nous faut venir jusqu'aux médecins du xvi* et du xviii* siècle pour compter quelques travaux importants. Alors Baillou décrit la coqueluche, Morton consacre ses soins à l'étude des phthisies, William Gould et Van Swieten constatent les lésions de l'embolie pulmonaire, Home nous apprend à connaître le croup.

Mais ici encore, comme pour les maladies du cœur, c'est au xix* siècle que revient l'honneur d'avoir fait le pas le plus important dans la connaissance de ces aiïections diverses, et ceci grâce à la double découverte de la percussion et de V auscultation , grâce surtout au génie de Laennec, dont les descriptions resteront toujours un modèle inimitable de clarté et d'exactitude.

Les maladies d(? l'appareil respiratoire se présentent sous des modalités trop variées, pour que nous puissions dans une vue d'ensemble embrasser les différentes phases de leur histoire. Tous ces

points, du reste, seront indiqués à propos de chacun des chapitres spéciaux qui vont suivre.

Nous nous contenterons de rappeler ici, pour les mettre particulièrement en relief, quelques-uns des noms de la médecine française auxquels la pathologie des voies respiratoires est redevable des progrès les plus incontestables.

Bayle, Laennec et Louis ont contribué puissamment à la connaissance anatomique et clinique de la phthisie pulmonaire. L*<euvre de Laennec prime toutes les autres. Non-seulement Laennec eut le mérite de distinguer la pleurésie aiguë de la pneumonie, avec laquelle on l'avait si longtemps confondue, non-seulement il découvrit Temphysème, Tapoplexie pulmonaire et la dilatation des bronches, mais encore il sut édifier cette (idmirable synthèse de runiié des phthisies^ que Técole allemande a cherché avec Virchow et Reinhart à renverser plus tard, et que les travaux des médecins français, et principalement de Grancher, Charcot, ThaoQ, ont définitivement consacrée.

La percussion, inventée parAvenbru^er, vulgarisée parGorvisart, n'avait pas encore été réglementée ; Piorry en systématisa l'emploi ; il montra tout le profit qu'on pouvait tirer de son application régulière et méthodique; il préconisa la percussion médiate et attacha son nom à la plessimétrie (1).

Dans des observations justement célèbres, Andral, le premier, esquissa le tableau clinique de la pleurésie diaphragmatique, variété morbide que les recherches de Noël Gueneau de Mussy et de Peter devaient plus tard rendre classique.

Enfin, le traitement des épanchements pleurétiques a reçu pen-

rl) Ia percussion immédiate^ telle que la pratiquaient Gorvisart et Laennec, était susceptible d'induire facilement en erreur : il suffisait de modifier légèrement Tinclinaison des 2loigts qui percutaient pour avoir un son plus ou moins clair. Piorry, ayant remarqué qu'en grattant avec Tongle un tissu dur appliqué sur la poitrine on obtenait des bruits en rapport avec ceux fournis par la percussion de cette cavité, pensa qu'il y aurait tout avantage i interposer entre le doigt de l'explorateur et le thorax du malade un corps solide et bon conducteur du son. Il fit alors son plessimètret • petite plaque d'ivoire circulaire d'une ligne d'épaisseur et de deux pouces de diamètre, portant aux extrémités d'un de ses diamètres deux onglets destinés à la maintenir en place i . Par ce moyen on -substitue à la surface bombée du thorax une surface plane et unie sur laquelle il est possible de percuter toujours de la même manière, môme dans les points qui présentent des diffërooces de résistance (les espaces intercostaux par exemple). On peut déprimer les parois du thorax et pratiquer une percussion plus profonde, etc.

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