‹ Nouveaux éléments de pathologie et de clinique médicalesChapitre 28 sur 116 · SIS MALADIES DES FOSSBS NASALES · texte numérisé non relu

SIS MALADIES DES FOSSBS NASALES

de la moqueuse ; elle est fréquente aussi chez les sujets ï tempérament sanguin qui sont prMsposés aux congestions du c6té de l'encéphale, etc.

Chez la (emme, l'éputaxis peut se présenter comme flux sanguin supplémentaire ou complémentaire d'une hémorrhagie menstruelle absente ou incomplète.

En .\friquc, il n'est pas rare de voir des épistaxis intenses [hx>voquées par la piqâre d'une sangsue reniflée par mégarde avec l'eau d'une source ou d'un torrent (Baizeau).

Dans la grande majorité des cas l'épislaiis est symplomatigue. On la rencontre dans les maladies du cœur ou du foie quientrarent la circulation veineuse (rétrécissement mitral, cirrhose du foie, etc.); au début de certaines fièvres graves dont elle est en quelque sorte un signe prémonitoire (dothiénenlérie, rougeole); elle figure au premier rang des hémorrhagies qui caractérisent la forme dite bémorrhagique des p^rexies eianthématiques (variole, rougeole, scarlatine, etc.) ; enfin, elle est habituelle daus ces états dyscrasiques profonds qu'un appelle l'iclére grave, le purpura, le scorbut, l'hémophilie, la Icucorythémic.

Les saignements de nez de l'insurOsaiice aoriique ont une patitogénie assez obscure; il est probable cependant que raliëraiion alhéromaletise dos vaisseaux, si fréquente en pareil cas, doit jouer un certain rOle dans leur production.

DESCRiPTioit. — Quelquefois l'épislaiis est précédée d'une sorte de molimen du côté de la télé : la fece est vultueuse, le cerveau semble pesant; il peut y avoir une sensation de chatouillement incommode dans les fosses nasales. En général, c'est inopinément que l'hémorrhagie apparaît.

Elle est plus ou moins abondante suivant les cas : tantôt le sang, rouge, rutilant, non aéré, sV^ouIe goutte à goutte et par uneseuhnarine; la perte ne s'élève pas au delà de quelques grammes; un petit caillot se produit, se desséche et l'hémorrhagie s'arrête; il esl presque imposable d'apercevoir h travers l'ouverlure des narines te point de la muqueuse qui donne naissance à l'écoulement sanguin ; taiilAt l'hémorrhagie se produit presque en nappe, l'écou- ■st abondant et continu ; non-seulement le sang peut s'échaples deux narines à la fois, mais il fuse par l'arriére-caviié ?s nasales, il tombe dans le pharynx et détermine des moud'expuition et le rejet de mucosités saiignini^entes, quelonème de sang pur ou mélangé de caillots.

ÊPISTâKIS. 813

Les épistaxis iuteiises se font souvent eu plusieurs temps, présentant une série de rémissions et de reprises. Un caillot volumineux obstrue momentanément l'ouverture des narines; Thémorrhagie semble s'arrêter; mais sous l'influence d'un mouvement expiratoire prononcé, ou simplement de la vis àtergo, le caillot est expulsé sous forme d'un long cylindre noirâtre et l'écoulement reparaît aussi abondant qu'auparavant.

Dans ces cas, la perte de sang peut atteindre des proportions élevées; le malade est pâle, affaibli, ses extrémités se refroidissent ; la syncope peut se produire. La mort même a été observée. Si les héniorrhagies se répètent fréquemment, il peut en résulter une anémie accentuée.

La facilité avec laquelle le sang passe des cavités nasales dans le pharynx implique la nécessité d'exploœr avec soin l'arrière-gorge toutes les fois qu'on observe un crachement de sang. Dans le décobitus dorsal, l'épistaxis peut ne donner lieu à aucune hémorrhagie extérieure: le sang pénètre dans le pharynx; là il peut être dégluti, ou aspiré dans le canal lar yngo- trachéal ; dans Testomac, il subit des altérations si^éciales qui en modifient la coloration et lui donnent l'aspect du sang de l'hématémèse; dans les bronches, il se mélange à l'air ou à des mucosités et peut simuler les crachats hémoptoîques.

Traitement. — L'épistaxis des individus pléthoriques ou des femmes mal réglées doit en général être respectée ; chez ces dernières toutefois il faut chercher à imprimer au molimen hémorrhagique sa véritable direction.

Quand l'écoulement est peu abondant c*est à des procédés simples qu'il faut avoir recours : l'élévation du bras correspondant à la narine qui saigne, les applications froides sur le front ou dans le dos, l'aspiration par les narines d'eau glacée ou vinaigrée, etc.

Lorsque l'hémorrhagie est plus abondante, ou pourra introduire dans les fosses nasales un tampon, ou un petit chapelet de tampons de charpieimbibésdeperchlorurcde fer, ou de tout autre liquide hémostatique. Le tamponnement avec la sonde de Belloc sera pratiqué dans lescasoù les moyens précédemment indiqués auront été insuflisants.

L'indication causale sera remplie avec soin. Le fer, le quinquina, les Ioniques, serviront à combattre l'anémie consécutive aux épistaxis répétées. Dans ces derniers cas, les eaux salines, un séjour aux bains de mer, rendent de grands services.

LoftDAT. Tnitë des iM^morrhagies, Paris, 1S08. — Millet. Journ. des coiinaissancos

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4' ^OQSCOHacrennftiMartkkspécîiiàhdîphliiénteda^ am f.rùup. Pim-étre la decripcioB de cette iinhrtip eàt-elle été nieiix platée af ec Fétade des malaifies gtaêiafes et diaCbésâqoes ; c'#ïsl pour 00» conformer â ma osa^e péséraieiiieiit accepté que DfN» l'aTOOS cooseoée ao nulien d» aSectÎQas da lanrox.

Tf EoÛD ooiD dîniQS qoelqnes mots des tumeiiis oa dégénérescences les plosconnocs, en particaEer des polvpes et dncancer.

Les lanngîtes peaTeol se classer aîosî qall soit :

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