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EC0?IDA1KE

LARYNGITES AIGUËS.

I. Laby?igite catarrhale. — La laryngite catanriiale est une aflection des plus commones ; qoand elle est primitive die résulte eu général de rimpressioii da froid et constitue, avec le catarrhe de la muqueuse trachéale, la hase anatomique du rhume proprement di7. Elle peut être aussi causée par la respiration de vapeurs ou de poussières irritantes. 1^ laryngite catarrhale secondaire n'est pas moins fréquente : constante dans la rougeole, et dans la grippe, elle existe souvent dans la fièvre typhoïde, dans la coqueluche, quelque* fr' * * -^riole et dans la syphilis au début de la période secon-

LARYNGITES. 8t5

La laryngite catarrhale aiguë atteint son maximum de fréquence chez les enfants, elle est très-commune chez les chanteurs et chez tous ceux qui abusent de leur voix et poussent des cris prolongés.

Elle est caractérisée anatomiquement par le gonflement et la rougeur diffuse de la muqueuse' laryngée, et par la production d*un exsudât muqueux et transparent qui contient de grosses cellules globuleuses et des leucocytes; bientôt ce liquide s'opacifie et il ne tarde pas à devenir muco-purulent.

Suivant Rindfleisch, les globules de pus proviennent de la prolifération des cellules du chorion muqueux qui écartent l'éplthélium pour venir se mélanger au liquide exsudé ; pour Eberth, ils résultent de la division des noyaux du protoplasma des cellules du catarrhe. Cohnheim pense que ce sont des globules blancs qui ont filtré à travers la paroi des vaisseaux capillaires.

Les glandes de la muqueuse sont gonflées, et Texpulsion de leurs produits à l'extérieur détermine de petites exulcérations irrégulières et superficielles. La rougeur est très-accentuée sur les replis ary-épigkmiques, quelquefois les cordes vocales sont striées en rouge, trèssouvent elles sont intactes.

La présence de l'exsudat sur la muqueuse du larynx, en irritant les filets terminaux du laryngé supérieur, détermine de la toux: celleci est souvent rauque et douloureuse, elle est superficielle, comme on dit, et le malade lui-même a conscience qu'il s'agit d'une toux laryngée.

La toux est suivie en général d'une expectoration dont les caractères varient avec la période de la maladie. Lorsque le gonflement de la muqueuse est très-prononcé, il y a de la dyspnéCy la respiration devient courte et sifflante ; en même temps la voix subit des modifications de timbre. Ces modifications sont justement attribuées à la présence de l'exsudat sur les cordes vocales, et les variétés qu'elles présentent s'expliquent par la plus ou moins grande facilité que les replis vocaux ont à se tendre. Habituellement la voix est plusgrave et un peu rauque; quelquefois elle est discordante, ce qui tient à Tasynergie de la contraction: l'exsudat déterminant des nœuds de vibrations (.T. MûUer) sur la longueur de la corde, nœuds de vil)ratlons qui font vibrer les replis à des tons de hauteur différente. Dans d'autres cas il peut y avoir aphonie complète (ce sont les replis considérablement boursouflés qui ne peuvent plus se tendre snffi.samment).

Ainsi donc : toux, expectoration, dyspnée, modifications de la

miumesm: LUTn.

s de U Uongite calarrbalo, s qae mtas retroorovK du reste dans toutes les autres illiomMionsda bryai.

L> dooteor ea pra «ît^; <Be se bme le plus ordinairement à une seiEiûan de oaissaa, dp hràhHv. Si Tépiglatie participe i rinOammaboa, ta dë^aiiiiaa est péniUe; i v a en même temps de la djsphi^. Le pt«s sonreal c« soM les moarapeiits du larynx qui dêteimiDent b dookear.

Les s\taçtôiaes gèaéraax scm« peu marqBés, à OMias que la laryngite ne smt semadairr : qsand de est primitive, oo ne remarqup qm'am peu de fiênv le soir, on iiftr deffv de rouriialure, un peu de n'|ihilili,i» et de dioÛBMioB de l'afifiélil.

Ij lapii$it« marrhile àmfàt: est csseslieMetnenl bén^e, die ne dure pas au deb df qoefqaRs jouis, mais les malade qui en sont adectés soat trt»-«ipo9K a la rkidÎTe ; qaekfaefob die passe à l'étal dmwkpK.

La lann^te nianfule rfaei tes jeutts cabiris met des canelens pmkvliers qni l'ont tût peadanl bagtanps considérer comme Boe «ariêté a pari : nous lai consarrmMs |ite loin un artide spéciil daas le ctufÂre qni traite des accidets et complications des lar^o^tes.

Le ti'itl'-iw^Nr ne compone px> de mêdicatioa active : il faut Miofilement éviliT l'actioa de l'air bais qoi provoque des quintes de luoi: lenir le roa eo>dofipé chandenk^nl ; rpcoorir aux boissons êmoUienlH po:ir tariliier la désjntilâMi.

Les bains fie pieds âna|K^poanvint te* emptoiis avec avantage; sll t annpeudeâêvrv. on prvscTÎra qneli|iies iSMittesde teinture d'aconit, ou de la immiAv de Dower.

Trvtusï^au a rwuuiaundê on prorvdé qnt. dans qnetqocs cas, peut :i«mU:»Y a:«iei rapidement le malade : c'est k bain d'air chaud. Od place le nulade :m*b nne coniertniv de bine et sur im sifge auil«Mkus duquel on alnme deni on trucs bnqies a alcool. Ce pfocédé détermine nne sndation porioêdes pins salntains.

Dm» ks cxs un pen térieni, on pnsrrira nn éfBêto-cathaniqne.

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