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feste par une disposition toute spéciale à faire des fausses membranes. Nous étudierons plus loin (voy. Angine diphthéritique)^ les conditions qui favorisent le développement de la diphthé< rie, Tanatomie pathologique, les allures générales de la maladie, enfin ses principales complications; dans ce chapitre nous nous bornerons à passer en revue les troubles particuliers que détermine la localisation de la maladie sur le larynx.
La laryngite pseudo-membraneuse est rarement primitive; presque toujours elle succède à une angine diphthéritique ( J . fiei^eron) . Souvent aussi elle apparaît dans le cours d'une maladie antérieure; telles ces diphtliéries secondaires qui surviennent dans le cours des fièvres éruptivcs, surtout chez les enfants cbétifs et appartenant à des familles pauvres.
C'est de deux à sept ans que la maladie fait le plus de ravages.
Anatomie pathologique. — Anatomiquemcnt, la maladie est constituée par le développement de fausses membranes sur la muqueuse du larynx; Tépiglotte et les cordes vocales sont recouvertes par Texsudat, et comme celui-ci peut atteindre plusieurs millimètres d'épaisseur, on comprend sans peine avec quelle facilité Torifice glottique peut se trouyer oblitéré. Au-dessous de Texsudat, la muqueuse est habituellement saine ou légèrement exulcérée. Les muscles sous-jacents peuvent être infiltrés (Rokitansky).
Lorsque le malade succombe, on constate à Tautopsie les lésions de Fasfdiyxie, ou les complications organiques (myocardite, congestion pulmonaire, état poisseux du sang), altérations qui sont plutôt le bit de la diphthérie que du croup proprement dit«
Description. — Les symptômes du croup peuvent se diviser en deux grandes catégories : les uns tiennent à la localisation morbide (ce sont les seuls que l'on observe dans le croup accidentel); les antres sont la conséquence de l'intoxication générale, ces derniers dominent quelquefois toute la scène clinique.
Première période. — L'invasion du mal affecte différentes formes. La diphthérie peut débuter par un mal de gorge, ou par de la toux, ou encore par des accès de suffocation ; en général, les choses se passent de la façon suivante : pendant deux ou trois jours, il y a de la gêne de la déglutition, parfois un peu de fièvre, la voix est légèrement nasonnée, et à l'inspection de la gorge, les amygdales, les piliers du voile du palais, paraissent rouges et parsemés de petites plaques blanches pseudo- membraneuses. Les ganglions sous-maxillaires sont engorgés; puis les fausses membranes en-
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Tahissent le lanux; la toux se modifie et derieiit soordeyelle est mai timbrée, peu sooore, la toox se voile, et iMenlôt éclate la dyspoée, qni ouTre une seconde période doot les caractères soot' pathogoomoDÎqnes.
Deuxième période, — Elle est marquée surtout par la toux et les accès de suffocation; la dyspnée se présente tantôt sons forme d'accès, tantôt sous forme continue et progressive : dans le premier cas, TenÊint se lève brusquement, en proie à une violente angoisse, il met en jeu toutes ses puissances inspiratoires pour (aire pénétrer dans sa poitrine Tair qui lui manque. L'inspiration est sifflante et convnisive; le visage est pâle et viobcé, il se couvre d'une sueur froide. L'accès dure une dizaine de minutes, puis la respiration se r^larise, mais elle reste aussi sifflante et aussi gênée qu'auparavant. L'accès peut reparaître sous l'influence de la moindre émotion ; parfois il entraîne la mort.
Dans le second cas, la dyspnée croît avec le degré du rétrécissement de la glotte, et ce n*est que progressivement qu'elle atteint son paroxysme. L'inspiration est toujours sifflante, mais l'expiratioil est tout aussi pénible, car le malade éprouve autant de peine à chasser l'air qu'il a dans la poitrine qu'à l'y Êiire pénétrer. Parfois on entend au moment de l'expiration un bruit de drapeau dû à l'ébranlement d'une fausse membrane (Barth).
Sous l'influence de la suffocation qui résulte de l'obstruction laryngée, il peut survenir une toux convulsive qui rejette au dehors des débris de Êiusse membrane. La respiration devient plus facile, les accidents paraissent éprouver une rémission marquée (croup intermittent de certains auteurs); mais l'illusion dure peu : le mal est plus profond, la fausse membrane se reforme, et avec elle l'accès d>'spnéique se reproduit. Ce qui caractérise cet accès c'est la gêne respiratoire, aussi marquée pen- (tant l'expiration que pendant Vinspirationj et accompagnée du phénomène connu sous le nom de tirage. Chaque effort inspiratoire fait le vide dans le thorax; si l'orifice gfottique est suffisant, une large colonne d'air y pénètre, et la pression s'équilibre rapidement, mais s'il est notablement rétréci ou obstrué, il se fait comme un appel concentrique de toutes les parties qui limitent la cavité thoracique : celles qui sont plus mobiles sont attirées les premières; le diaphragme est en quelque sorte aspiré; 'ent d'élévation produit la dépression épigastrique (tirage k; plus tard, les parties molles du cou s'affaissent en