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même temps (tirage sus-sternal). Le tirage s*accompagQe toujours au sifflement laryngé à l'inspiration.
A chaque mouvement d'inspiration, la pâleur de la face s'accentue davant^e. Ce phénomène est encore sous la dépendance de Taspiration que produit le vide thoracique, et qui détermine un plus grand afflux de sang vers le cœur. Cette seconde période (période dyspnéiquc) peut durer six, huit, dix ou quinze jours; dans les cas beoreux, une rémission prolongée marque le début de la guérison ; plas souvent, la maladie passe à la troisième période (période asphyxique).
lYotsiéme période. — Elle est moins dramatique que la précédente, et souvent le calme trompeur qui l'annonce est pris pour uoe rémission dans la marche du mal. Il n'en est rien : l'enfant, «puisé par la lutte qu'il vient de soutenir, n'est plus capable de réagir contre la maladie qui s'empare de lui de plus en plus ; les yeux se voilent, la ûgure pâlit, les lèvres bleuissent, la sensibilité s'émousse ; il devient indiÔérent et ne sort de sa torpeur que pour faire de temps à autre un violent et inutile effort de toux. La mort survient alors, soit au milieu d'une agonie lente et douloureuse, dans le collapsus qu'entraîne la parésie cardiaque, soit dans un dernier accès de suffocation (spasme glottique ou paralysie des dilatateurs).
On observe quelquefois dans la phase asphyxique du croup des éruptions scarlatiniformes (Sée). Signalons enûn la fréquence de l'albuminurie; les Anglais vont jusqu'à faire de cette complication le critérium du croup infectieux.
Quant aux symptômes généraux, ils n'ont rien de caractéristique ; la fièvre s'allume dans la seconde période et persiste jusqu'à la phase asphyxique. La courbe thermométrique n'offre pas un type régulier.
La durée moyenne de la laryngite diphthérltique est de huit à qoinxe jours. Quelquefois cependant ce laps de temps est très-abrégé (deux à six jours). Dans d'autres circonstances enfin, la marche de la maladie est foudroyante : c'est le croup hypertoxique, auquel filacbe et Valleix ont succombé.
Les complications qui peuvent se rencontrer dans le cours de la dipbthérie laryngée n'ont rien de spécial, nous ne faisons que les mentionner. C'est en première ligne la bronchite (pseudo-membraneuse (cinquante et une fois sur soixante-quatorze cas, Peter) ; les productions diphthéritiques sur les différentes muqueuses : nasafe (le jetage est d'un fort mauvais augure), oculaire et gér'