L. cl T. — Palîul. et clii. mîd
taie; ciiriii les fausses membranes cutanées. Citons encore les pneumonies pseudo-lobaires, l'emphysème aigu du poumon (Roger), les foyers apoplectiques, les lésions cardiaques (Zenker, Labadie- Lagrave), les thromboses cai*diaques (Rofoinston, Beverley), lésions plus fréquentes dans les diphthéries secondaires; enfin les différentes paralysies, et en parlicuUer celle des crico-aryténoidiens postérieurs.
Le croup est surtout grave au-dessus de deux ans; secondaire, il est presque toujours fatal; les diphtiiéries nasale et oculaire indiquent une intoxication profonde ; les complications bronchopulmonaires sont un peu moins redoutables.
La mortalité du croup livré à lui-même est irès-élevée : Guersant, Andral, Trousseau, donnent les chiffres de 80 à 00 pour 100.
Dlvgnostic. — Nous avons déjà exposé dans les chapitres précédents le diagnostic du croup avec la laryngite strîduleuse et avec Toedème de la glotte, nous n'y reviendrons pas. Du reste, le type de la dyspnée qui existe aux deux temps de la respiration, et qui est presque continue, même en dehors des accès de suffocation ; la voix éteinte, la toux voilée, le début par une angine diphthéritique, appartiennent spécialement à la laryngite pseudo-membraneuse et la distinguent nettement de toutes les autres affections du larynx.
L'épidémicité et l'existence de l'angine diphthéritique mettront le plus souvent sur la voie du diagnostic. Il sera bon de se rappeler cependant que les abcès rétro-pharyngiens et les corps étrangers du larynx peuvent produire des accès de suffocation; d'où la nécessité d'explorer autant que |)ossible le fond de la gorge avec le doigt, et de s'informer avec soin des commémoratifs.
Chez f adulte le croup se présente sous un aspect un peu différent et qui mérite d'être indiqué sommairement. Bien étudié déjà par Louis en 1826, le croup de l'adulte a été l'objet de travaux intéressants de la part de Caneva et de Ménocal. Ce qui le carac- . térise, c'est la marche progressive des accidents, rendant impossible la distinction en trois périodes, si nette chez l'enfant. 11 y a constamment de la trachéo-brOnchite pseudo-membraneuse; aussi Gue^ant disait -il : « Chez l'adulte, la scène se passe dans le poumon. » Chez lui. en effet, la glotte est assez large pour permettre encore l'entrée de l'air, malgré la présence de fausses membranes.
' ^^8 la voix n'est croupale; on ne constate que de l'extinction