CROUP
qui va parfois jusqu'à Fapbonie. Ménocal rapporte uu fait où la voix resta intacte jusqu'à la mort, biea que les cordes vocales fussent recouvertes par Texsudat. Il n'y a jamais d'accès de suffocation. La mort survient par asphyxie lente; dans quelques faits exceptionnels, elle fut déterminée par l'obstruction du larynx par un débris de pseudo-membrane pharyngienne flottant librement par une extrémité, et retenu par l'autre à la muqueuse buccale (Raynaud, Sanné). La mort est souvent précédée par de sinistres pressentiments (Ménocal).
Le diagnostic doit se faire surtout avec la bronchite capillaire ; la présence des râles vibrants ti^s-intenses sans râles sous*crépitants, et surtout l'existence dans les crachats de pseudo-membranes tubulées, lèvent tous les doutes.
La maladie a une plus longue durée chez l'adulte que chez l'enfant : on a noté jusqu'à vingt et vingt-six jours; elle est aussi plus grave (Raynaud). Dans le relevé de Ribes (thèse de Strasbourg), la mort est survenue trente-huit fois sur quarante-huit cas. Jules Simon, dans son article du Nouveau Dictionnaire de médeeiney a émis une opinion un peu différente.
Tbaitement. — Il doit s'adresser à un double élément pathogénique : i*" à l'état général infectieux, à la diphthérie; 2<* à l'obstacle mécanique qui obstrue les voies aériennes.
Contre la diphthérie on a conseillé un grand nombre de médications : les mercuriaux, les alcalins, le perchlorure de fer, le cubèbe, le carbonate d'ammoniaque, etc.; ces deux dernières substances semblent jusqu'ici avoir été un peu moins infidèles que les antres; mais c'est surtout aux toniques qu'il faudra recourir; on s'empressera de donner du quinquina, du vin de Porto, du café, etc.
Dès que la dyspnée s'accentue, il faut chercher à provoquer l'expubion de la pseudo-membrane. A ce point de vue, la première indication est de faire vomir; on peut espérer alors voir la fausse membrane rejetée dans un effort de vomissement. Dans ce but l'ipéca sera employé de préférence; on mélangera le sirop à la pondre, ce qui augmente l'eflBcacité du médicament; on a aussi beaucoup conseillé l'émétique, mais il a l'inconvénient d'exagérer la dépression des forces.
Si Tasphyxie menace, on cherchera à ranimer l'enfant par des excitations portées sur la peau ou les muqueuses, en attendant que l'on soit en mesure de pratiquer la trachéotomie.
852 MàLAHIES du LARYNX.
La trachéotomie sera faite saivant les r^les et avec les précautions connues. On lira à ce sujet, avec autant d'intérêt que de profit, les préceptes tracés par ^IM.- Picot et d'Espine dans l'excellent article qu'ils ont consacré à ladiphihérie dans leur Manuel des maladies de Venfance; 2» édition, 1879. On se rappellera qu'il n'est jamais trop tard d'opérer, et qu'une intervention même in extremis peut quelquefois sauver la vie du malade (Trousseau).
Les statistiques de tous les observateurs compétents sont unanimes pour constater les heureux résultats du traitement chirurgical; nous les reproduisons telles qu'elles sont rapportées par Picot et d'Ëspine.
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Guérisons.
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Roger et Sée.
Paris.
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Paris.
West.
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Jacobi.
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Kiel.
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Genève.
Les résultats sont moins favorables dans le croup de V adulte^ fait qui s'explique facilement par la présence de la bronchite diphthéri tique; aussi Guersant et Ménocal ont-ils rejeté dans ces cas l'intervention chirurgicale. Nous croyons toutefois que la trachéotomie peut être tentée lorsque l'asphyxie est imminente. Il ) a en effet des cas de guérison à son actif (Maurice Raynaud).
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