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BRONCHITE CHRONIQUE

est jaauâtre, nioco-purulent (catarrhe muqueux); tantôt il est spumeux, filant, transparent, analogue à du blanc d'œuf (catarrhe pitaiteux) ; ces derniers caractères correspondent spécialement aux faits dans lesquels les altérations anatomiques intéressent surtout les éléments glandulaires. Dans d'autres cas enfin, Texsudat est rare, mais il est épais, compacte etglutineux; la muqueuse alors est fortement boursouflée, c'est le catarrhe sec de Laennec. L'expectoration élimine d'abord des chlorures en assez grandes proportions (fiiermer), puis du phosphate de potasse (Biermer, Marcet de Londres).

Les signes physiques et les ^troubles fonctionnels éprouvés par les malades yarient un peu suivant la nature des modificatioas anatomiques que nous venons d'indiquer. Dans le catarrhe muqueux et pt/tti(^iiâ; (catarrhe humide) ce qui domine, c'est l'abondance de l'expectoration: la toux est rare, non quinteuse, toujours grasse; elle incommode le malade, mais ne provoque pas de gêne notable de la respiration. L'expectoration est plus abondante le matin, et les crachats ont, à ce moment, un caractère muco-purulent plus accentué.

Les signes stéthoscopiques ne difièrent en rien de ceux de la bronchite aiguë (râles sonores, sibilants ou ronflants, râles muqueux de grosseur différente, suivant le calibre des bronches intéressées, etc.). La sonorité du thorax, l'état des vibrations vocales ne sont pas modifiés.

Dans le catarrhe seCy la toux et la (fy^pn^^ occupent la première place parmi les symptômes. La muqueuse bronchique est plus tuméfiée; la viscosité du produit de sécrétion rend les crachats plus adhérents; les voies de l'air se trouvent plus rétrécies. Le malade est ordinairement essoufflé; tous les efforts lui deviennent pénibles, son thorax dilaté au maximum semble fixé dans l'inspiration forcée. Il y a de la gène dans la circulation de retour» la iace est souvent violacée, le malade a l'habitus extérieur d'un asthmatique ou d'un cardiaque. C'est seulement à la suite de quintes de toux pénibles, qu'il arrive à se débarrasser de ces quelques mucosités épaisses et puantes qui obstruent les canaux bronchiques, ceux de troisième ou de quatrième ordre principalement.

Chez ces malades, ce qui domine à l'auscultation, c'est une inspiration sifflante, accompagnée de sibilances à timbre élevé; les râles bullaires sont rares; parfois on constate une diminution assez marquée dans l'intensité du murmure vésiculaire.

HiUDlES DES Br

Mdiïtenninée; au début elle /nngiies : pendant l'été ks ■ il se prodiiil une recrulU'inles de bronchite aigai I mtant plus graves qu'elles Ir Ibnclionnenient est dé^ . suiiptômes, augmenlent la

.!< Ik-s retentit à la longue sor te i iiuirt, en proToquanl l'ensemble rrtions oi^aniques du CŒor, ei

lis les travaux de Briquet, Lasègue.

^, Bo8ensiein,etc.,on sait que l'expec-

~l pas sp^ialc à la gangrène du pou-

>'iion, en séjournant longtemps dans les

\t;nt se décomposer; il se produit une

lactique, eic.) qui donne à reipecloratlon

La bronchite calarrhale aigu(~ vidu, peut amener des aller;' bronchique, et passer à l'él; cessus est chronique d'embi tion chronique du poumon stîtutionnel provoquant d' bronches : tels sont le m; Dans d'autres circousta' toute locale, comme 1'.' i^

irritantes, les accès bilité que créent po' ricure, la grippe or La bronchite cl' coup plus fréqu l'homme que c'

saisons pluviet n;hite chronique n'est jamais primitive ; elle

La bronchi ..m chez les sujets atteints de catarrhe pul-

tomiques et ' uj^ par suite d'un état de débilitalion avancée.

cipalement ^lulser leurs crachats, et chei lesquels le pomntm

fétide ; 3' j|(i Les malades résorbent en partie ces produits

que soit ' 1,^ d'où résulte une sorte de fltvre putride qui

tendanc j mauvais état général, et l'aggraver d'autant. l«s

broncb nie„, j^ cliampignons {leplolbrix pulmonalù,

anaior ,ej d dçj acides gras (Bambcrger).

avoiv .„|.ç encoi'c cette expectoration fétide dans la dilatai»»

"'"' os; mais là eUe a nn mécanisme «n peu différent; elle

Jr' sphacèlc des portions superficielles de la muqueuse des

. dilatées (voy. le chajtitre suivant pour les caractères de

.oration et pour le diagnostic).

ifronckile pseudo-membraneuse. Cette variété de bronchite

"'•""" "■'"=' "'S de nature infcclieusc (diphihéritique), elle se dis-

ilutiou plus longue, sa gravité moindre, enfin par

de la psoudo-membrane. Étudiée sommairemenl

le, Lcbert, Labouibéne, la bronchite pseudo-meni-

'objet d'un travail approfoudi de la part de Paul

iére, qui en a rapporté quarante-quatre observa-

UnONCHITK CHRONIQUE. 875

M plusieurs empruntées au service du professeur Jaccoud. ^ membranes rejetées par le malade se présentent sous *)ts qui mesurent quelquefois de 8 à 10 centi- ""es fragments, sortes de moules bronchiques, <érie de feuillets concentriques irréguliè- ^ 110 présentant pas de lumière centrale.

^ , > : comme des concrétions fibrineuses con-

^ Hichement sanguin (Laennec, Rilliet et Bar-

^'' 1 ore comme des productions analogues aux exsu-

iirrie (Rokltansky et Remak). Ils sont simplement

uncine et d'albumine (Grancher) ; de plus, en les

.i\ec attention y on les trouve semés à leur surface de

s qui rappellent la forme des culs-de-sac glandulaires.points

>iit dû très-vraisemblablement prendre naissance. Cette alté-

.. anatomique coïncide assez fréquemment avec la tuberculose

. poumon.

Il est rare que la bronchite chronique pseudo- membraneuse s'observe chez des individus fortement constitués ; on la rencontre surtout chez les sujets chétifs qui ont eu plusieurs bronchites antérieures, ou qui sont prédisposés à la tuberculose. Presque exceptionnelle chez Tenfant , la bronchite pseudo-membraneuse atteint de préférence les sujets déjà avancés en âge, les hommes surtout.

Le plus habituellement le début est lent, progressif; et si, dans quelques cas, assez rares du reste, raffection a eu pour point de départ une bronchite aiguë pseudo-membraneuse , c*est en général à la suite d'une bronchite ordinaire, et spécialement d'une bronchite chronique, qu'elle se développe.

Le symptôme le plus saillant de la maladie consiste en accès d'oppression et de toux convulsive accompagnés d'expectoration très-abondante ; deux ou trois heures après, a lieu l'expulsion de fausses membranes teintées ou non de sang. Il peut y avoir une hémoptysie abondante (Chvostek).

Pendant l'accès, la dyspnée est violente; elle reconnaît plusieurs canses : d'abord l'énorme hypersécrétion bronchique qui obstrue les conduits de l'air, puis la présence de la fausse membrane qui diminue considérablement la capacité pulmonaire (expérience spîrométriqne de Spath), enfin la congestion pulmonaire qui peut être assez violente pour produire Thémorrhagie (P. Lucas-Championnière). Le plus souvent l'apyrexie est complète.

La percussion et rauscultatioa ne révèlent aacun signe qui ait une sérieuse valeur; en dehors des bruits spéciaux au catarrhe chronique des bronches, la modification la plus constante semble être la diminution, et quelquefois Tabsence du murmure vésicalaire dans les points correspondants aux canaux obstrués.

Après l'accès il survient en général une notable amélioration. Quant à sa cause déterminante, c*est habituellement l'action du froid et une recrudescence dans l'intensité de la bronchite. Les crises se répètent quelquefois toutes les semaines, mais elles peuvent être séparées par des intervalles qui mesurent des mois et même des années. Pendant ce temps le malade continue à se livrer à ses occupations, d'autres fois il est forcé de s'aliter.

La bronchite chronique pseudo-membraneuse peut durer trèslongtemps sans compromettre l'existence. La difficulté qu^on a de suivre les malades empêche d'affirmer nettement la possibilité de la guérison ; ce que l'on sait seulement , c'est que certains malades finissent par mourir cachectiques, et que d'autres succombent pendant les accès de suffocation, avant l'expulsion des cylindres pseudo-membraneux.

En dehors de l'expectoration qui est caractéristique, le diagnostic est à peu près impossible.

Trvitement. — Il doit satisfaire à deux indications : l'indication causale (puisque le catarrhe chronique est le plus souvent secondaire) et l'indication symptomatique. Pour remplir la première, on donnera les sulfureux, les arsenicaux, les alcalins, suivant que l'on s'adressera à la scrofule, It l'arthritisme ou à la goutte. Pour remplir la seconde, on recourra à l'usage des expectorants (kermès, ipéca) ou des balsamiques (goudron, tolu, térébenthine, etc.), qui ont de plus l'avantage de modifier la vitalité de la muqueuse bronchique.

£n cas de recrudescence de la bronchite, les révulsiÊj cutanés et les dérivatifis intestinaux peuvent rendre des services. Si la d\^pnée est accentuée et si la toux revêt un caractère spasmodique, on aura recours à la belladone, aux fumigations de datura ou à l'extrait de cannabis indica (Jaccoud).

I^ bronchite fétide sera combattue par les procédés que nous indiquons plus loin (voy. Dilat. des bronches).

Quant à la bronchite chronique pseudo-membraneuse y la thé- "'oue n'a pas jusqu'ici obtenu d'importants résultats. L'iodure *om, le mercure, le goudron, sont les seules substances

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