L. et T. — Pathol. et clin. méd
MH» oKmefitaires et les vomissements pituiteux. Les suai içénéralement précédés de renvois acides dus h la fer- '^^Tfl^d^ qwe le soc gastrique est devenu incapable
"^tort- • on observe même, dans les cas de dilatation, des érucl.iJ de gai inflammables (Friedreich) contenant de l'hydrogène ^\^ iKwald et Rupstein). Les vomissements surviennent pea \ ra« aprt^ l'ingestion des aliments, ou au contraire longtemps jLvs s^l V a dilatation du ventricule ; c'est surtout dans ce dernier l^TmiUs' renferment des sarcines {meristmpedia ventriculi,
V k Robin) en abondance.
. ^ wmissements non «/ime/rfar/ys se produisent généralement . nMUin au réveil, surtout chez les alcooliques : ils se composent de ,gi,nxwités filantes et visqueuses, présenUnt Taspect d'une sorte de A«nme (Frerichs) ou bien d'un liquide aqueux, transparent, uico- Kvv ou teinté en jaune {gastrorrhée, pituite). U pituite est K¥iwéc surtout de sattve déglutie mélangée aux sécrétions morbnUs de la muqueuse gastrique ; il n'est pas rare d'y trouver nn
MMi de sang. . .
Le reste du tube digestif, parfois les voies biliaires, participeni au catarrhe : aussi ob8er\e-t-on un état saburral de la muqueua* buccale avec mauvaise odeur de Thaleine, des alternatives de consti- |i»Uon et de diarrhée (débâcle), un état subiclérique de la peau et
des muqueuses.
L'état général se ressent des mauvaises conditions dans lesquelles S(i fait la nutrition. Les forces diminuent progressivement, l'amai- ^rissement survient, et il n'est pas rare de voir les malades devenir hypochondriaques.
Marche. Terminaisons. — La marche de la maladie est essentiellement chronique; sa durée, qui varie de deux ou trois mois à plusieurs années, est en rapport avec la cause de la maladie, la constitution du malade, etc. Elle présente souvent des périodes de rémission plus ou moins prolongées. La guérison s'obtient asseï souvent ; mais lissue est quelquefois fatale, à la suite d'ulcère, de cancer (Beau),de rétrécissement pylorique. La mort survient exceptionnellement iwr cachexie générale.
DIAGNOSTIC. Pronostic. — il est souvent difficile de différencier la gastrite chronique de la dyspepsie, de la gastralgie ou^ d.* l'ujr' * ' '-* l'estomac; ces affections peuvent du reste être '^. la gastrite chronique cl masquer réciproquement
'es à l'une d'elles.
GASTRITE GATARRHALE CBRONIQUE. 1069
C'est snrtodt avec le cancer de Testomac qu'il importe d'établir tediagnostic. Aa début l'analogie est très-grande. L'âge adulte des malades, la longue durée des accidents, les rémissions presque com*. plètes spontanées ou sous l'influence du traitement (Vulpian), sont en fareur de la gastrite. Si, au contraire, le malade a atteint l'âge mûr, s'il y a des antécédents dans sa famille, si les douleurs persistent dans l'état de vacuité, si Ton Toit survenir la cachexie et la teinte jaune paille spéciales à la diathèse cancéreuse, il faut songer plutôt à la gastro-carctnie. Les vomissements noirs hémorrfaagiques et Tapparition delà tumeur carciiiomateuse à l'épigastre viennent sonvent trancher la question ; il ne faut pas oublier cependant les indurations partielles que l'on peut observer dans l'état cirrhotique de l'estomac décrit par Brintou.
Le pronostic présente toujours une certaine gravité, non que la maladie se termine souvent d'une façon funeste, mais à cause ded conditions défavorables dans lesquelles s'effectue la nutrition et de la tendance à Thypochondrie que l'on voit survenir chez certains malades.
Traitement. — La première indication du traitement est d'écarter la cause de la maladie, si cela est possible : on interdira Talcool, le tabac, on astreindra le malade aux règles d'une bonne hygiène. Les repas seront peu abondants et suffisamment espacés : le lait sera parfois employé avec avantage.
La médication est directe ou indirecte. La médication indirecte comprend surtout les révulsifls et les dérivatifs. L'application des sangsues à l'épigastre, souvent employée autrefois, est ordinairement remplacée aujourd'hui par les cautères, les vésicatoires, les frictions avec rhuile de croton. Les bains sulfureux, les bains de mer, l'hydrothérapie, surtout dans les cas rebelles, peuvent doimer de bons résultats.
Les moyens destinés à agir directement sur la muqueuse sont fort nombreux. Ce sont d'abord les poudres absorbantes ou isolantes, la magnésie, le bismuth, la craie, le charbon, notamment lorsqu'il se forme des gaz en abondance dansTestomac distendu. Dans un certain nombre de cas, le quassia amara, le columbo, la rhubarbe, la noix voroique sous forme de gouttes amèrcsdc Baume, modifieront heureusement Tétat de relâchement des parois vasculaires. Le nitrate d'argent a été emptoyé comme topique à la dose de 2 à 10 centigrammes (Oppolzer, Niemeyer, Trousseau).
Dans la dilatation, Kussmaul a employé avec succès le lavage
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de Testomac au moyen d*iine pompe stomacale. Ces lavages seront faits soit avec l'eau pure, soit avec Teau chargée de principes médicamenteux, l'eau de Vichy, etc.
Les symptômes peuvent fournir des indications spéciales : la constipation demande l'emploi des drastiques qui agissent seulement sur l'intestin ; les douleurs seront combattues par les préparations opiacées et la morphine, les vomissements par la glace, etc. (Yoy. Dyspepsie).
Enfin on ne négligera pas les ressources que peuvent fournir les stations thermales et on conseillera aux malades Evian, Ems, Spa, Garlsbad, Vais, Vichy, etc.
Louis, loc. cit., 1824. — Oppolzer. Wiener Hed. Wodieus., 1851. — Eod. loco, 1867. — FôRSTBR. Pathol. anal., léna, 1862. — Beau. Traité de la dysp«*psie, Paris. 1864. — KùssMAUL. Traitemienl de b dilal. de l'estomac au moyen de la pompe stomacale (Deuts. Arch. f. klin. Medic, 1869. et Arch. gën. de m(Çd., 1870). — W. Fox. Diseases of the Stoniach, in a System of Médecine (Rus.oell Reynolds), 4869. — Même sujet, London, 1873. — Ewald. Arch. f. Anal, und Phys.. 1875. — Trousseau. Clin, méd., 1877. — AusT. Flint. A rare case of acule phlegmonous (^astritis. etc. (Philad. Hcd. Times, 1878). — Marcual. Dj la dilatation de l'esloniac, th. de Paris, 1879. — Vulpian. Clinique médicale; Notes du D' Raymond, Paris, 1879.
ULCÈRE SIMPLE DE l'ESTOMAG ET DU DUODÉNUM.
Synonymes : Ulcus rotundum. — Ulcère perforant (Rokitansky). — Ulcère rond (Niemcyer). — Ulcère de testomac (Brinton). — Gastrite ulcéreuM (Yalleix).
L'ulcère simple de Testomac n'a été nettement distingué des ulcérations cancéreuses et des autres érosions de la muqueuse qu'en 1830 et 1838 par CruTeilhier, et, un peu plus tard, en 1839, par Rokitansky. Depuis lors de nombreux trayaux ont été faits sur ce sujet : nous citerons ceux de Dietrich, Brinton, Yirchow, Rindfleisch, Pavy, W. Fox, Niemeyer, Lebert, etc.
Étiologie. — L'ulcère simple de V estomac est assez fréquent : car Brinton, sur un relevé de 7:226 autopsies, l'a noté 360 fols, ce qui donne une moyenne d'environ 5 pour 100. Cette fréquence atteint son maximum de vingt à trente ans pour diminuer ensuite, quoique très lentement. Le sexe a une influence marquée; les hommes y sont moins prédisposés que les femmes dans la proportion de 1 à2 d'après Brinton, de 2 à 7 d'après Willigk. L'ulcère simple est beaucoup moins commun en France qu'en Angleterre, en '*»gne et dans les pays du Nord; cela tient sans doute à ce que s pays les abus alcooliques sont plus fréquents que chez nous.