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ULCÈRE SIMPLE

4ante, quelquefois même foudroyante. Les artères les plus souTent atteintes sont par ordre de fréquence : la spk*nique, la pylorique et ses brandies, les coronaires, la gastro-épiploîque gauche.

La perforation a lieu lorsque le travail ulcératif s*est propagé jusqu*à la séreuse. Une péritonite généralisée peut se produire à la suite de cette perforation et être rapidenent mortelle; d'ordinaire la péritonite reste limitée par suite d'adhcrances qui se sont produites antérieurement; la paroi stomacale est rem)rfacée par les organes voisins que des poussées de péritonite circonscrite ont rendus adhérents. La perforation ulcéreuse est obturée par le lobe gaiiche du foie, le pancréas, Tépi^^oon, plus rarement par la rate, le sternum, le diaphragme. Le travail ukérattf continue dans le tissu même de ces parois accidentelles et peut amener des fistules abdominales, des <»mmunications avec le côlon, la troisième portion du duodénum, les brondies(Cruveill]ier).

La troisième période est celle de réparation et de cicatrisation. Les cicatrices sont drculaires ou étoilées, d*un aspect lisse, déprimées, blanches ou pigmentées, sans glandes et sans revêtement de cellules à leur surface. Le plus souvent ces cicatrices subissent une forte rétraction dont les amséquences les plus graves sont la •diminution de volume, l'immobilité d'une partie des parois, et surtout le rétrécissement du pylore, il n'est pas rare d'observer un travail ulcératif nouveau au niveau de ces cicatrices.

Les lésions du catarrhe chronique accompagnent souvent l'ulcère simple, ainsi que nous l'avons déjà indiqué.

Vulcère simple du duodénum n'offre rien de spécial à signaler, si ce n'est sa localisation presque constante à la première portion du duodénum et la possibilité de l'atrésie du canal cholédoque par nne dcatrice lorsque l'ulcère sî^ au niveau de l'ampoule de Vater.

Description. — L'évolution de l'ulcère simple se fait parfois insidieusement, sans donner lieu à aucun symptôme jusqu'au jour où survient brusquement une péritonite aiguë par perforation ou bien une bématémèse foudroyante.

Le plus souvent les symptômes initiaux sont ceux d'une gastrite ou d'une dy^iepsie chronique ; puis ces symptômes s'accentnant «lavantage, la douleur et les vomissements prennent des caractères particulierset caraaéristiques de l'ulcère simple. Le début peut aussi être marqué par une bématémèse abondante, parfois suffisante pour amener la syncope.

1065 MALAn i>rOMAC.

les idées de Cmveilhi'' . /^ |))us importants sont los do«-

de l'ulcère simple, I.i ' t •toirhagies.

Uquesenest uoe pn '.ix points qu'elle occupe allemalife-

inflaminatoire étail ^.isirc et la colonne dorsale. A \'i\\\-

EnGu l'ulcère ..uinent limiiûeau niveau de rappenHic

fonie d'une pla>. <• dehors, sans qu'il soit possible de i><-

gomme sfpliiliii -^v pour le diagnostic du si<^ anatoniique

des artc'rra sti>i ' .idt correspond ii la inxii'me ou à la seplif-nio

ANATOlUi: .-x varier de <|!i' ...ilileieile |)cut être sourde et conlusive, laiiri-

très (1); ^.l >■<> . !i semble, à ceitains malades, qit'nu animal k-s im'«iiliiri', ; 1 : - brùle avec un fer roiif^, La pression à l'cpisassi('^n<K'|ili.> ' I iiiiileiir et retentit sur le point spinal: il enest soiiluoiiis SIM <'ii' la niarche.des mouvements brusques, L'inftesiiondes iiii |Hl^ll-> < I .. 'la douleur, soit immi'rdialemcnt, suit après un certain siii 1^1 ; I' ' ' Il iiu^me ainsi présumer le siège de la lésion, l'exagéra-

I i (LKiliHir ayant lieu beaucoup plus tard si l'ulcèiv avoi-

r,.n» ' ) > ">' ipies'ilse trouve à la région du cardia. Dans que tque«

.tins i"iit nous avons pu l'écennnerit observer un eieuiple.

.1 Ml, ' L ' Il (les aliments soulage la douleur. Brinton a vu un nialad<'

, , , : ' i|M.l l'eau-dc-vie produisait le même effet. Le contact du

ihiuiKi ^llllnacal avec l'ulcératiou est souvent si pénible que l'i'ii

I .--. malades prendre les positions les plus bizarres pourTétiltr.

\li.iii'<'['S douleurs fixes, on observe souvent des crises doulnu-

, ,^l■^ désignées sous le nom de cardiiilgiqaes. Les explii-aiioiis

.11 .' l'on a tenté d'en donner ne sont pas jusqu'à présent iri-s-

vi.islaisanies. On leur a ailribué comme causes les impres.sions mi>-

i.ili^i vives (peur, colèi-e), le reloue des ri-gles, elr. La raniialaif

Il i?.! pas toujours identique; M, Eevou a fait remarquer avec ^ai^fltl

i[iril existe des différences Iri's-marquées suivant que le point di>

.li'inii't des douleurs est dans le pneiimt^astrique ou dans le s;7n|H-

iliit(iie; dans le premier rm, les douleurs coTiicident avec de h

ilysjiné'e, des palpitations; dans le second, elk-s sont beaucoup plirs

ccompagneni de troubles vaso-moieursdansuncôtô

menls sont de (rois sortes : atimenliiires, wjniteiix, hémonhatjiifues.

icnts alimentaires suivent de plus ou moins pn"s lelent souvent les accès cardia Iniques. Certaines sub- 1 tolérées |>ar l'estomac ; d'autres, au contraire, sont

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Méos, par exemple le vin, la Kraisse, parfois la

-scmeiits inuqueux el pituileux qui se produisent

(II, ne diiïùi'enl pas de ceux de la gastrite chronique

iii les mêmes causes. Les vomissements de sang sont,

. pathi^uoinoiiiques. Nous avons dit dt^jà que dans

t-. ils étaient foudroyants; le plus souvent ils se com-

^^iiig rouge, liquide ou bien coagulé en caillots violacés oti

-; si l'ulcéraiion atteint seulement de petits vaisseaux, le

- 1 iligéré par le suc gastrique, et les matières vomies ont la cou-

il la suie ou du marc de café.

sang, lorsqu'il n'est pas rondu par vomissement, |)ai>»e dans les s qui oITrent alors l'aspect du méiœna. Nous n'iiitiisterans pas sur les troubles digestifs qui accompagnent l'iilcèro (flatulences, pyrosis, constipation, etc.); ce sont ceux du calarrlie.

Celte description s'applique de tous poinisà l'ulcère duodénal,qui comporte comme celui du pjloro : il s'accompagne parlois d'ictère.

L'ulcère sim|de n'évolue pas sans troubles profonds pour la santé. La continuité des soulTraiices, les vomissements, k>s liémoirtiagies amènent rapidement l'anémie, le dépérissement tl la cachexie ; le faciès des malades est souvent tout s|)écial et caractériMiqiie. Jamais du reste on ne voit apparaître la teinte jaune paille du cancer.

^lARCHE. TERMiNAisOiNS. — l.a marche de l'ulcère de l'estomac est lotite et irrégulière avec des périodes de rémission et d'aggravation ; elle oiïre une grande tendance aux récidives, soit par la formation d'ulcérations -iiouvillfs, soit par la décliirure d'une cicatrice. Parfois une hémorrliagic ou une perforation vient liâier le déiioânient.

La durée est variable et toujours longue, si nous en exceptons ies formes foudroyantes, llarement elle est de moins de deux ans ; la niojcntie est de cinq années. Dans un cas de Luton, l'ulcè-" — montait a dix-sept ans.

1^ guérison s'obtient dans plus de la moitié des cas (Dii Brinton), beaucoup plus souvent encore d'apri's Grisolle. La survient de trois façons dillérentes : par consomption, ce c fort i-aro(:2cas sur iOO); par hémorrhagie, rapidement funcs 5 cas pour 100); par perforaiion, dans un huitième des c viroo (Brinton).

DuGNOSTic. Pronostic. — Nous avons indiqué déjà les difficultés que présente le diagnostic de l'ulcère simple et de la gastnte chronique. Ce diagnostic, en eflet, ne peut se faire par exclusion, mais seulement d*après les caractères absolus de rnlcère, principalement les vomissements et la douleur. Nous nous occuperons du diagnostic différentiel de Fulcère rond avec le cancer lorsque nous aurons étudié cette dernière maladie.

La gravité du pronostic est atténuée par le nombre assez considérable des gnérisons nettement constatées.

ÏRAiTEMtNT. — Les mouvements et les changements de volume de l'estomac après l'ingestion des aliments, l'irritation mécanique et chimique produite par le suc gastrique et les substances ingérées, telles sont les causes qui s'opposent à la cicatrisation de l'ulcère simple. Aussi doit-on prescrire le repos absolu (B. Poster) toutes les fois qu'il est possible : la diète complète sera employée dans toutes les formes graves et dans les recrudescraces. Pour nourrir les malades, il fanl avoir recours aux aliments qui réduisent au minimum le travail fonctionnel de l'estomac et c'est le lail qu'on choisira de préférence. Le régime lacté constitue la médication la plus efficace que Ton puisse opposer à l'ulcère rond de l'estomac. Si Tamélioration se produit, oii donnera les bonilkms de viande ou bien encore la viande pilée avec son tiers en poids de pancréas de porc ou de bœuf et additionnée d'eau tiède suivant le procédé de Leube. Plus tard on fera prédominer le régime v^tal.

Ici comme dans la gastrite chronique se présente une double médication topique extenie et interne.

Les révulsif seront les vésicatoires à l'épigastre, les frictions avec l'huile de croton, les cautères. •

Les médicaments employés à l'intérieur sont nombreux. Luton attribue une grande valeur au perchlorure de fer à la dose de dix gouttes dans un verre d'eau sucrée, trois ou quatre fois par jour. Le sous-nitrate de bismuth, à la dose de 2 à â grammes, produit des résultats analogues. Tous deux paraissent agir surtout en présenant la surface de l'ulcère du contact du suc gastrique et des aliments.

L'eau de chaux est fréquemment prescrite.

Le nitrate d'argent a été employé comme dans le catarrhe chronique (Ch. Schûtzenberger).

Los manifestations douloureuses seront combattues avec la belladone, la jusquiame, les prépcffatîons opiacées, la morphine.

"—*"<» les vomissements on emploiera également les narcotiques,

l'opiaoïy la gUce à l'intérieur. Contre l'hématémèse ou emploiera en outre le perchlorure de fer et i'ergotiue.

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Malgré sa fréquence, le cancer de Testoniac était ï peu près inconnu des anciens auteurs, et il faut arriver jusqu'à Morgagiii pour en trouver des faits complets et bien étudiés. C'est surtout aux auteurs français du commencement du siècle que Ton doit d'avoir établi l'histoire clinique du cancer en le séparant nettement des autres affections chroniques de l'estomac.

Ëtiologie. — L^estomac est, avec l'utérus et le sein, un des oiiganes que le cancer atteint le plus souvent : il serait même son siège le plus fréquent (D'Espine, Virchow, Wyss). D'après Yirchow, la proportion du cancer stomacal relativement à toutes les autres maiiifirâtations de la diathèse cancéreuse est de 34,9 pour 100; d'après Wyss, cette proportion relativement aux autres affections chroniques de l'estomac est de 35,6 pour iOO; enfin, d'après Marc d'Espine, cette maladie atteint à Genève i/38* de la population.

Quelques travaux ont été faits sur sa distribution géographique. J. Frank dit que le cancer de l'estomac est plus rare en Lilhuanie qu'en Autriche. D'après D'Ëspine il est plus fréquent en Suisse qu'aux États-Unis; il est rare en Egypte, en Turquie et en Perse; Griesînger ne l'a même jamais rencontré en Egypte.

Le sexe ne semble pas avoir d'influence bien marquée. Tandis que Cbardel, Valleix, Brinton, croient qu'il est plus fréquent chez l'homme que chez la femme, Lebert et D'Ëspine soutiennent l'avis contraire. Il est plus fréquent après la ménopause.

MALUKES Dl LTSTOIUC

.. . • >!. iiie roai^iî^ de Tàge mir. D'après les statistiques

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