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TUBERCULOSE INTESTINALE

La tuberculose primitive de riiUestiii est rare, excepté chez les enfants ; la forme secondaire, au contraire, est commune. Bien que la muqueuse intestinale puisse t^tre atteinte dans toute sa longueur, c*cst la partie inférieure de Tintesiin grêle qui est le siège ordinaire des lésions tuberculeuses.

On peut observer sur la muqueuse intestinale des granulations grises ou des ulcérations. Les granulations prennent naissance dans le tissu conjonctif sous-jacent aux glandes de Lîeberkdhn, dans Ifs villosités, plus souvent encore dans les follicules clos et les glandes de Peyer; elles sont identiques à celles que nous avons déjà décrites. Les glandes sont comprimées, atrophiées ; les villosités, au contraire, sont épaissies. L'ulcération, lorsqu'elle siège sur une plaque de Peyer, est allongée dans le sens de l'intestin ; dans le cas contraire, les ulcérations sont transversales, annulaires, ce qui tient sans doute à ce que les granulations se forment surtout le long des vaisseaux sanguins et lymphatiques Les bords des ulcérations sont saillants, sinueux, irréguliers ; leur fond est couvert par des granulations plus ou moins avancées

Ces ulcérations ont peu de tendance à la cicatrisation, qui se produit cependant dans quelques cas en donnant lieu parfois à des rétrécissements.

Les lésions tuberculeuses de l'intestin s'accompagnent; souvent des mêmes lésions dans le péritoine (Jaccoud) et les ganglions mésentériques, alors qu'au contraire la tuberculose péritonéale se propage fort rarement à la muqueuse.

Les signes de la tuberculose intestinale n'ont rien de spécial et de caractéristique, et consistent surtout en une diarrhée très-rebelle accompagnée de ténesme et d'épreinies. Quand les ulcérations siègent dans le gros intestin, les selles sont parfois sanglantes et s'accompagnent de coliques plus ou moins intenses. On observe fi'équemment des poussées de péritonite au niveau des ulcérations par inflammation de voisinage. La perforation, les fistules stercorales, sont rares.

Le diagnostic est souvent fort difficile et doit se baser surtout sur les symptômes concomiltants : symptômes généraux, fièvre hectique, signes de la tuberculose pulmonairCy etc.

Le traitement ne donne que des résultats négatifs au point de vue de la guérison , mais en arrêtant la diarrhée on diminue d'autant les causes d'épuisement du malade. On devra recourir aux astringents, au sous-azotate de bismuth, à l'opium, etc.

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Le cancer de l'intestin est beaucoup plus rare que celui de l'estomac, dans la proportion de 1 à 2 d'après Lancereaux. Il est peut-être plus fréquent chez l'homme que chez la femme.

Dans un relevé de 154 cas, Leichtenstern en a trouvé 33 seulement pour l'intestin grêle et 131 pour le gros intestin indépendamment du rectum. Ces cas se répartissent de la façon suivante : S iliaque, 42 ; côlon ascendant , 6 ; caecum , appendice vermifoi*nie et valvule iléo-caecale, 32; duodénum et jéjunum, 17; portion moyenne de l'iléum, 3; portion inférieure de l'iléum, 13. Cette prédominance du cancer dans l'S iliaque et le caecum tient sans doute aux flcxuositésde ces portions de l'intestin et aux plis que forme leur muqueuse (Baillie). Le cancer du duodénum coïncide souvent avec celui de l'estomac, du foie, du pancréas. Quant à leur fréquence relative, Lancereaux donne encore aux différentes variétés du cancer l'ordre suivant : squiirhe, encéphaloîde, épithéliome cylindrique, carcinome colloïde.

Le cancer se montre sous forme d'une tumeur arrondie unique ou de noyaux disséminés; d'autres fois il occupe une certaine longueur de l'intestin qu'il transforme en un tube dur, rigide, incapable de toute contraction. Le plus souvent il devient ulcéreux en même temps qu'il diminue considérablement la lumière de Tintestin : au-dessus de lui l'intestin est dilaté et rempli de matières fécales. Il n'est pas rare de voir survenir des perforations par rupture ou par ulcération et des communications anormales avec les viscères voisins du néoplasme.

llOi MALADIES DE L'INTESTIN.

Le cancer de Tintestiu est sGa\eni secondaire ;\oTsc{ui\ est primitif, il oiïre une grande tendance k la généralisation.

Le cancer deriutestin reste quelquefois complètement latent et ne se révèle qu*à l'autopsie. En général, après une période plus ou moins longue où Ton n'observe que des alternatives de constipation et de diarrhée, des coliques, un affaiblissement graduel, on voit survenir certains symptômes plus caractéristiques ; aux signes d'un rétrécissement vient se joindre une diarrhée abondante, purifonne, très-souvent mélangée de sang. La constipation s'observe quelquefois et, dans ce cas, si le rétrécissement cancéreux n'est pas situé trop haut, les fèces sont rubanées et comme passées à la ûlière, signe qui n'a de valeur qu'autant qu'il n'y a pas de temps à autre d'évacuations normales. En même temps la palpation de Tabdomen fera découvrir une tumeur dure et bosselée, plus ou moins bien limitée et adhérente, douloureuse, mate à la percussion, parfois rhythmiquement soulevée par les battements aortiques. L'apparition de la cachexie cancéreuse avec ses symptômes caractéristiques viendras ouvent dissiper tous les doutes.

Le pronostic est toujours fatal et la mort sunient an bout de quelques mois, soit par suite des progrès de la cachexie, soit plutôt par une complication (obstruction intestinale, péritonite, perforation).

Dans ces conditions le traitement ne peut être que palliatif. On cherchera à soutenir le malade et à lutter contre la déperdition des forces. Le régime lacté devra être employé tant qu'il sera supporté, mais en même temps il faudra prévenir la constipatiosi pr l'emploi ré{)été des purgatifs salins (sels de soude et de magnésie , eau de Carlsbad, Pûllna, Hunyadi Jànos) ou de l'huile de ricin. Les douleurs seront calmées par l'opium à haute dose et les injections de morphine. Le traitement chirurgical (colotomie, anus artificid) n'a donné que des résultats négatiCs.

C.VNCER DU RECTUM. — Le caucer du rectum appartient plutôt au domaine de la chirurgie qu'à celui de la médecine. Le cancer colloïde est plus fréquent dans le rectum que dans l'intestin et réptthélioma à cellules pavimenteuses s'observe à sa partie inférieure. Les tumeurs cancéreuses du rectum sont ordinairement appréciables au toucher ; elles donnent lieu à des douleurs très-vives s'irradîant vers le sacrum et les lombes, à des épreintes, à du ténesroe. La propagation du cancer au vagin et à l'utérus ou à la vessie est fréquente. Nous renvoyons aux traités de chirurgie pour l'étude détaillée du cancer du rectum, et surtout pour le traitement.

OCCLUSION INTESTINALE. 1ia5

R0KITAN3KY, Lebkrt, Wundirlich, Gruolle, La!<cirbaux. Jacgouo, elc. — A. Laveran. Arch. de physiologie. 1870. — Leichtenstern. Ziemssen's Handbucb der spcciellen Pathologie und Thérapie, vol. VII. Krankheiten des chylopoelischen Apparales. ~ Stiphen Mackensib. Annular strictureof the inicstine : iU diagnoais and trcatment (Brit. med. Journ., May 1879).

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