X:0L1QUE INTESTINALE
se répéter à de très-courts intenralles ou, au contraire, à plusieurs heures de distance. Pendant les périodes de rémission, le malade est calme, un peu alangui, mais il ne souflre pas, à moins d*une douleur abdominale persistante dépendant d'une lésion quelconque de l'intestin.
Physiologie pathologique. — Nous avons indiqué déjà qu'à an point de yue général la colique résultait de la contraction des muscles lisses d'un organe creux cylindrique. €e fait est évident pour les coliques de l'utérus pendant le fonctionnement normal et physiologique des muscles lisses de cet organe. Traube a parfaitement démontré qu'un obstacle quelconque amenait au-dessus de lui des contractions péristaltiques très-énergiques et douloureuses ne cessant qu'après sa disparition, et que, par suite, les coliques étaient dues à des tensions et à des contractions musculaires. Cette théorie, admise généralement aujourd'hui, trouve son application immédiate pour la colique intestinale, eiïet indirect de l'obstruction intestinale et direct de la tension gazeuse au-dessus de l'obstacle (G. Sée).
C'est ainsi que la colique se produit dans tous les cas d'occlusion que nous avons étudiés, aussi bien que dans ceux où il n'existe qu'une contraction spasmodique ou une paralysie d'une portion du tube intestinal.
Certaines maladies, l'hystérie, l'hypochondrie, les émotions mo* raies vives, s'accompagnent de coliques dans lesquelles l'irritation productrice semble partir directement des centres nerveux (Morache et Zuber), et notamment dans ces formes auxquelles les anciens donnaient le nom de sympathiques (Monneret), la colique est un réflex eméduUaire dont le grand sympathique est la voie centripète (Bamberger).
ÉTiOLOGiE. — D'une façon générale, la colique est beaucoup moÎDS fréquente dans la vieillesse qu'à tous les autres âges de la vie : elle est plus commune chez la femme que chez l'homme et se montre de préférence chez les individus nerveux.
Mous énumérerons rapidement les maladies dans lesquelles la colique joue le rôle de symptôme.
Un certain nombre de maladies de l'estomac s'accompagnent de coliques, ce sont : les gastrites, (es indigestions, les empoisonnements par les acides, la belladone, l'opium, les champignons, etc.
Lorsque l'inOammaliou intestinale porte sur Tlnteslin grêle, comme dans les entérites simple, aiguë, chronique, tuberculeuse, les coliques sont peu accusées lorsqu'elles existent et se montrent seulement au